Ségolène Royal à Raphaël Glucksmann : « Si les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide »

Ségolène Royal a critiqué Raphaël Glucksmann lors du débat de la primaire socialiste, l'accusant de refuser de qualifier de génocide la guerre à Gaza.
Elle a imputé la montée de l'antisémitisme en France au gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou, estimant que les dirigeants portent une responsabilité morale.
Royal s'est refusée à toute alliance avec La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, rappelant que la refondation de la gauche revient au Parti socialiste.
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TSA Algérie
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Ségolène Royal a marqué des points lors du débat entre les cinq candidats à la primaire socialiste du 9 octobre pour la présidentielle de 2027. Sur LCI, la finaliste de la présidentielle de 2007, a affiché des positions claires sur plusieurs questions notamment la guerre à Gaza.
A Raphaël Glucksmann, elle a dit qu’il faut faire attention aux mots employés quand il s’agit de la guerre à Gaza, elle a lancé : « Si les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide [à Gaza]. »
Mme Royal a imputé la montée de l’antisémitisme en France au gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu, en estimant qu’il faut plus de voix juives et israéliennes pour dénoncer ce que font les dirigeants israéliens à Gaza et en Cisjordanie occupée.
Pour Glucksmann, un « Français juif n’a rien à voir avec Netanyahu ». S’il reprend ce que dit les accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre contre Israël, il refuse de parler de génocide à Gaza. Tout comme Jérôme Guedj.
Alliance avec LFI de Jean-Luc Mélenchon : Ségolène Royal recadre le débat
Tous unis pour faire barrage à l’extrême droite pour l’empêcher d’atteindre l’Elysée, les cinq candidats ont affiché quelques divergences notamment sur la question d’une éventuelle alliance avec le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon.
Sur ce point, Ségolène Royal s’est montrée plus mesurée, en refusant de prendre position alors que le temps des alliances n’a pas encore sonné.
« Y’aura pas d’accord avec LFI ? Mais de quel droit ? C’est au Parti socialiste de définir la refondation de la gauche. C’est grâce au Parti socialiste que vous avez été tête de liste aux européennes. Et maintenant, vous venez nous donner des leçons ? », a-t-elle dit en réponse au même Glucksmann qui est opposé à une alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.
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