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Une hausse boostée par les pays émergents et en voie de développement : La demande énergétique mondiale augmentera de 60% d’ici 2060

Par Nadjia Bouaricha•5 min de lecture
Brifa
Une hausse boostée par les pays émergents et en voie de développement : La demande énergétique mondiale augmentera de 60% d’ici 2060
Résumé IA

Un rapport de S&P Global prévoit une hausse de 60 % de la demande énergétique mondiale d’ici 2060, tirée par les pays émergents et en développement dont les besoins équivaudront à la consommation actuelle de la Chine.

Les combustibles fossiles fourniraient encore plus de la moitié de l’énergie mondiale en 2060, malgré une multiplication par huit des capacités solaire et éolienne à l’échelle planétaire et par dix-huit dans les pays en développement.

L’électrification totale reste hors de portée car les coûts s’envolent dès que les renouvelables intermittents dépassent 50‑60 % du mix, nécessitant 50 000 milliards de dollars d’investissements dans les réseaux d’ici 2060.

Même dans le scénario le plus ambitieux, les émissions de gaz à effet de serre ne baisseraient qu’à 35 % de leur niveau actuel en 2060, rendant l’objectif de 2 °C de plus en plus inaccessible.

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La demande énergétique mondiale sera déterminée à l’avenir par les pays émergents. Dans un récent rapport de S&P Global, il apparaît que, d’ici 2060, la demande énergétique des pays en développement devrait augmenter de 60%, soit l’équivalent de la consommation de l’énergie d’une Chine supplémentaire.

Le principal défi pour les décennies à venir, ajoute la même source, serait de répondre à cette croissance continue de la demande de l’énergie des pays émergents du Brésil jusqu’à la Namibie «où les besoins énergétiques sont stimulés par le développement économique, l’industrialisation, l’urbanisation et la hausse des revenus». L’étude souligne que le futur système énergétique sera défini par la coexistence de multiples sources d’approvisionnement. «Si l’électrification et les énergies bas carbone se développent rapidement, les combustibles fossiles pourraient encore fournir plus de la moitié de l’énergie mondiale en 2060. Le charbon, le pétrole et le gaz naturel continueront de jouer un rôle essentiel dans la fiabilité du réseau électrique, la production industrielle, les transports et la sécurité énergétique», indique le rapport de S&P Global en tablant sur une période prolongée de coexistence de plusieurs sources d’énergie.
Par ailleurs, et même si les centres de données des économies avancées augmenteront la consommation de l’énergie, mais elle restera modeste devant l’explosion de la demande énergétique des économies des pays en développement dans le futur. «Les pays en développement devront considérablement développer leurs systèmes énergétiques, tandis que la plupart des économies avancées se concentreront sur la transformation des systèmes existants, où la consommation totale restera globalement stable, et pourrait même diminuer», prévoit la même source. Les énergies renouvelables joueront un rôle déterminant mais ne pourront pas satisfaire toute la demande en énergie. «Dans le cadre d’une décarbonation ambitieuse, la capacité solaire et éolienne sera multiplié par huit à l’échelle mondiale et par dix-huit dans les pays émergents et en développement d’ici 2060. Cependant, tout électrifier pour éliminer les émissions n’est pas envisageable. Les coûts augmentent fortement dès que la production d’énergie renouvelable intermittente dépasse environ 50 à 60%, ce qui nécessitera des investissements totaux dans le système électrique de 50 000 milliards de dollars d’ici 2060 dans le cadre d’une stratégie de réduction des émissions ambitieuse», note le rapport en soulignant que des technologies telles que le captage et le stockage du carbone et l’hydrogène seront adoptées pour des applications spécifiques, mais leur impact demeurera secondaire par rapport à l’électrification.

Les émission de gaz à effet de serre se maintiendront

Le rapport S&P Global est plutôt sceptique quant à la réalisation de l’objectif de zéro effet de serre d’ici la fin du siècle. «D’ici 2060, les émissions mondiales de gaz à effet de serre se maintiendront à 35% de leur niveau actuel, même dans le scénario de décarbonation le plus ambitieux, et les défis les plus importants restent à relever», constate l’étude en précisant que l’objectif de 2°C est de plus en plus difficile à atteindre.
«Les réflexions et les politiques qui ont cherché à façonner la transition énergétique au cours de la dernière décennie se sont heurtées aux réalités du développement économique, à la demande énergétique croissante, à la géopolitique et au rythme des progrès technologiques ces dernières années. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a replacé la sécurité énergétique au cœur des politiques énergétiques mondiales. La guerre au Moyen-Orient en 2026, la fermeture intermittente du détroit d’Ormuz et, plus récemment, les perturbations du transit par la mer Rouge, ont mis en évidence la forte interconnexion du système énergétique mondial et sa vulnérabilité persistante aux perturbations des voies d’approvisionnement critiques», a noté Daniel Yergin, vice-président de S&P Global. 

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