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Prévisions de l’OCDE : La croissance mondiale atteindrait 2,9% en 2026

Par Kamel Benelkadi•5 min de lecture
Brifa
Prévisions de l’OCDE : La croissance mondiale atteindrait 2,9% en 2026
Résumé IA

La croissance mondiale devrait atteindre 2,9 % en 2026, contre 3,4 % en 2025, selon les prévisions de l'OCDE publiées mardi.

Elle se redresserait à 3 % en 2027 grâce au reflux des prix de l'énergie et de l'inflation, mais l'envolée des taux souverains, notamment en France, fragilise les finances publiques.

L'inflation du G20 est révisée à 4,1 % en 2026, tandis que le pétrole Brent pourrait culminer à 105 dollars le baril et le gaz européen à 82 euros le MWh.

L'Arabie saoudite subit la révision la plus sévère du G20 avec un PIB en contraction de 1,8 % en 2026, et un scénario noir de chocs combinés retrancherait 0,7 point à la croissance en 2027.

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La croissance commencerait à se redresser, à 3% en 2027 (-0,1 point), grâce à une détente progressive des prix de l’énergie et un reflux de l’inflation, sous l’effet notamment d’un relèvement des taux directeurs par plusieurs banques centrales.

La croissance mondiale devrait atteindre 2,9% en 2026, contre 3,4% en 2025, selon les prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publiées hier.
«La croissance économique mondiale a ralenti mais est restée résiliente», a constaté l’institution dans son rapport trimestriel sur l’économie mondiale. Parmi les facteurs de résistance, les auteurs du rapport mentionnent «les mesures de soutien gouvernemental discrétionnaires, le recours partiel à des matières premières de substitution et les prélèvements dans les stocks de pétrole», ainsi que «le dynamisme persistant des activités liées à l’intelligence artificielle (IA)».
La croissance commencerait à se redresser, à 3% en 2027 (-0,1 point), grâce à une détente progressive des prix de l’énergie et un reflux de l’inflation, sous l’effet notamment d’un relèvement des taux directeurs par plusieurs banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) en zone euro et la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed).
L’envolée des taux souverains de plusieurs Etats, dont la France, ajoute à l’incertitude et fragilise leur situation budgétaire. Avec des finances publiques moribondes, la France est particulièrement à risque, en pleine quête d’un nouveau budget, selon l’Organisation intergouvernementale. Il a été mis en exergue la dégradation des finances publiques de la France et la quête difficile d’un équilibre budgétaire, «dans un climat marqué par la préparation de l’élection présidentielle au printemps».
L’OCDE déplore que la moitié seulement des aides énergétiques publiques «bénéficient directement aux ménages et aux entreprises les plus vulnérables». L’Organisation préconise un ciblage strict et temporaire de ces dispositifs afin de maîtriser les dépenses publiques tout en protégeant le tissu économique.
Des tensions inflationnistes sont ravivées par les cours de l’énergie. Les tensions sur l’approvisionnement pétrolier et gazier font peser de lourdes incertitudes. Selon les projections de l’OCDE, le pétrole Brent pourrait culminer à 105 dollars le baril au quatrième trimestre 2026, tandis que les prix du gaz naturel européen pourraient atteindre 82 euros par mégawattheure avant de commencer à fléchir en 2027.

Facteurs d’incertitude

L’inflation au sein du G20 est révisée à la hausse pour atteindre 4,1% en 2026 (contre 3,4% en 2025). Dans la zone euro, la hausse des prix devrait s’établir à 3% cette année et 2,9% en 2027.
L’institution de Château de la Muette met en garde contre l’empilement de vulnérabilités systémiques. De nouvelles entraves au trafic maritime dans les détroits stratégiques d’Ormuz ou de Bab El Mandeb risqueraient d’engendrer de nouvelles pénuries énergétiques et de prolonger l’envolée des prix.
Un scénario noir combinant chocs énergétiques, financiers et alimentaires retrancherait 0,7 point à la croissance mondiale en 2027, tout en propulsant l’inflation globale de 1,1 point supplémentaire.
L’Arabie Saoudite enregistre la révision la plus sévère parmi les nations du G20, avec une contraction projetée de son PIB de 1,8% en 2026 (soit un rabotage de 5 points par rapport à juin). L’éventualité d’un épisode climatique El Niño de très forte intensité entre octobre et décembre 2026 fait planer une menace directe sur les récoltes mondiales et les prix alimentaires.
L’OCDE souligne en outre que la hausse des coûts de l’énergie et des engrais synthétiques «entraîne une baisse d’utilisation des fertilisants, pénalisant directement la production céréalière».
Les ménages des pays à faible revenu (notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud) subissent de plein fouet les pertes de revenus et la hausse des denrées, devant restreindre leur consommation au profit d’aliments basiques.
A l’inverse, les pays développés font preuve d’une résilience supérieure malgré la persistance de surconsommations. Face à ces menaces, la préservation d’échanges commerciaux multilatéraux fluides et le renforcement des capacités de stockage demeurent indispensables pour stabiliser les marchés mondiaux.


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