Arkab, Djellaoui et Hanifi inspectent le futur quai minéralier à Annaba : Le chantier entre officiellement dans sa phase de réalisation

Le ministre d'État Mohamed Arkab, accompagné de ses homologues des Travaux publics et des Mines, a lancé officiellement les travaux du projet intégré des phosphates à Annaba, marquant l'entrée en phase de réalisation après la signature des contrats le 12 août.
Ce vaste chantier relie les sites d'extraction de Tébessa et Bir El Ater aux complexes de transformation et au port de Annaba via un corridor ferroviaire, impliquant une coordination transversale entre hydrocarbures, mines et infrastructures.
L'objectif est de synchroniser l'avancement des différents maillons pour assurer l'entrée en production dans les délais, afin d'accroître la production d'engrais, de soutenir la sécurité alimentaire et d'augmenter les exportations hors hydrocarbures.
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Cette visite de terrain intervient quelques semaines après la signature, le 12 août, des contrats portant sur la réalisation de plusieurs infrastructures stratégiques liées au projet.
Le projet intégré des phosphates est officiellement entré hier dans sa phase de réalisation. En effet, le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a supervisé à Annaba, en présence du wali, Abdelkrim Laâmouri, le lancement officiel des travaux de ce vaste projet qui s’étend sur les wilayas de Annaba, Souk Ahras, Tébessa et Bir El Ater. Il était accompagné du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, du ministre des Mines et de l’Industrie minière, Mourad Hanifi, du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi que de cadres des trois secteurs. Cette visite de terrain intervient quelques semaines après la signature, le 12 août, des contrats portant sur la réalisation de plusieurs infrastructures stratégiques liées au projet. Elle marque une nouvelle étape dans la concrétisation de cette chaîne industrielle intégrée, conformément aux directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a insisté sur l’accélération du rythme de réalisation et le respect des délais fixés pour l’entrée en production. A Annaba, première étape de la mission, la délégation ministérielle s’est notamment rendue sur le site de l’extension du port phosphatier, où elle a inspecté les travaux du quai minéralier. Cette infrastructure constitue un maillon essentiel du dispositif logistique appelé à accompagner l’augmentation des flux de minerais et de produits issus de la transformation du phosphate. Le quai s’inscrit dans une configuration beaucoup plus large. Le projet ne porte pas uniquement sur l’extraction du minerai à Tébessa et Bir El Ater. Il repose sur une chaîne allant de l’exploitation minière à la valorisation et à la transformation industrielle, avant l’acheminement des produits par voie ferroviaire vers les infrastructures portuaires de Annaba. L’enjeu est de faire avancer simultanément les différents maillons, afin qu’aucun retard sur un chantier ne compromette l’ensemble du calendrier. La mission ministérielle doit permettre d’évaluer sur le terrain l’état d’avancement des différentes composantes du projet, depuis les sites d’extraction et de valorisation minière jusqu’aux complexes de transformation, en passant par les réseaux de transport, les infrastructures de base et les équipements logistiques. L’inspection doit également permettre de mesurer le niveau de préparation technique des différents ouvrages et d’identifier les contraintes susceptibles de ralentir leur réalisation. Des instructions doivent être données afin d’accélérer l’exécution et de maintenir le planning établi, avec un objectif central : assurer l’entrée en production du projet dans les délais prévus. La présence simultanée des responsables des Hydrocarbures, des Mines et des Travaux publics traduit la dimension transversale du chantier. La réussite du projet dépend, en effet, de la coordination entre les infrastructures minières, les unités industrielles, le réseau ferroviaire et les équipements portuaires. A Annaba, le quai minéralier constitue l’extrémité logistique d’une chaîne qui prend naissance dans le bassin phosphatier de l’Est. La délégation poursuivra sa mission dans les wilayas de Souk Ahras, Tébessa et Bir El Ater, où seront inspectées les différentes infrastructures directement liées au projet. Cette tournée doit donner aux responsables une vision d’ensemble de l’avancement du dispositif, de l’extraction du minerai à son transport et à sa transformation.
Annaba, au bout de la chaîne
Le rôle du complexe portuaire de Annaba prend ainsi une dimension particulière. L’extension du port phosphatier et la réalisation du quai minéralier doivent permettre d’absorber les nouveaux flux générés par la montée en puissance de la filière. Ils constituent l’un des derniers maillons d’un dispositif industriel qui associe plusieurs wilayas et plusieurs modes de transport. Cette continuité sera également au cœur de la mission du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base. Abdelkader Djellaoui doit poursuivre aujourd’hui ses inspections à travers le corridor minier Est, avec des étapes annoncées dans les wilayas de Souk Ahras, Guelma et El Tarf. Les différents tronçons ferroviaires, ouvrages d’art et sections en cours de réalisation seront au centre de cette mission. Le rail doit assurer la liaison entre le bassin minier de Tébessa, les installations industrielles et le port de Annaba.
Le projet intégré des phosphates dépasse ainsi le seul périmètre de l’exploitation minière. Il s’inscrit dans une stratégie de valorisation locale des ressources nationales et de développement des industries de transformation. L’objectif affiché est d’accroître la production nationale d’engrais et de produits chimiques à valeur ajoutée, de soutenir la sécurité alimentaire, de créer des emplois et d’augmenter les exportations hors hydrocarbures. Après plusieurs années de préparation et de maturation, le lancement officiel des travaux ouvre donc une séquence décisive. L’enjeu est désormais celui de la synchronisation des chantiers. A Annaba comme à Tébessa, Souk Ahras et Bir El Ater, les différents ouvrages doivent progresser au même rythme pour permettre à la future chaîne phosphatière de fonctionner dans son ensemble. Au bout de ce dispositif, le port de Annaba doit assurer l’exportation des produits transformés vers les marchés extérieurs.
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