Accélération de la réalisation des corridors ferroviaires

Le ministre des Travaux publics Abdelkader Djellaoui inspectera vendredi le tronçon Bouchegouf-Dréa de 121 km, maillon de la future ligne minière de l'Est reliant les bassins de Tébessa au port d'Annaba.
Une réunion de coordination mardi a réuni une quinzaine d'organismes et d'entreprises — dont Anesrif, Cosider, SNTP et les groupes chinois CRCC et CCECC — pour accélérer le lancement du corridor Nord-Tamanrasset traversant Laghouat, Ghardaïa, El Meniaa et In Salah.
Le ministre a ordonné de réduire les délais avant le démarrage effectif des chantiers, notamment sur les sections Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa (495 km) et Tamanrasset-Moulay Lahcen (213 km), en levant les contraintes locales et en mobilisant les moyens humains et matériels.
Ces deux grands axes ferroviaires visent à structurer le territoire en connectant les zones minières et industrielles aux ports du Nord et en désenclavant le Sud saharien pour soutenir le développement économique national.
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Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, effectuera demain vendredi une visite d’inspection sur le tronçon ferroviaire de 121 km reliant Bouchegouf à Dréa, inscrit dans le projet de ligne minière Est. Cette sortie intervient alors que les pouvoirs publics accélèrent la préparation de plusieurs grands corridors ferroviaires, notamment celui appelé à relier le Nord du pays à Tamanrasset.
Cette mission était au cœur d’une réunion de coordination présidée mardi par Abdelkader Djellaoui au siège de son ministère, indique un communiqué de son département. Consacrée aux préparatifs du lancement de la future liaison Nord-Tamanrasset, la rencontre a réuni les principaux organismes, entreprises et bureaux d’études mobilisés autour de ce vaste programme. Le projet doit traverser plusieurs wilayas du Sud, notamment Laghouat, Ghardaïa, El Meniaa et In Salah, avant de rejoindre Tamanrasset. Les opérations examinées lors de la réunion concernent notamment le tronçon Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa, long de 495 km, ainsi que les sections El Meniaa-Point kilométrique 216 et Tamanrasset-Moulay Lahcen, sur 213 km. Les exposés présentés au ministre ont porté sur l’état de préparation des chantiers, les procédures restant à finaliser et les dispositions prises au niveau local pour faciliter le lancement des travaux. Les autorités des wilayas concernées sont notamment appelées à accompagner les entreprises et à contribuer à la levée des contraintes susceptibles de ralentir les opérations. Pour Abdelkader Djellaoui, ces projets dépassent la seule question du transport. Le ministre a rappelé «l’importance stratégique que revêtent les projets ferroviaires», en mettant particulièrement en avant la liaison Alger-Tamanrasset. Son instruction est désormais de réduire les délais précédant l’entrée en chantier. Il a ainsi appelé à «accélérer l’achèvement des procédures restantes au niveau des différents tronçons» et demandé aux acteurs concernés de renforcer la coordination et le suivi. Le ministre a également insisté sur la mobilisation des moyens nécessaires, humains comme matériels, afin de permettre «le lancement effectif des chantiers dans les délais impartis». Une orientation qui traduit la volonté de faire passer rapidement les différents projets de la phase préparatoire à celle de la réalisation. La réunion a rassemblé l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), Infra Rail, Cosider Travaux publics, Cosider Ouvrages d’art, la SNTP, l’ENGOA, Infrafer, Sero-Est et SAPTA. Les bureaux d’études Seti Rail et Saeti ainsi que le Laboratoire des travaux publics de l’Est étaient également présents. Des représentants de GCB et des entreprises chinoises CRCC et CCECC ont pris part aux travaux, aux côtés des directeurs des travaux publics des wilayas d’El Meniaa, Ghardaïa, Ouargla et Laghouat.
Le rail au service de l’industrie
La diversité des intervenants illustre l’ampleur technique du programme. Sur des centaines de kilomètres, les travaux nécessitent non seulement la réalisation des plateformes et la pose des voies, mais aussi la construction d’ouvrages d’art, le traitement des contraintes géotechniques, les franchissements et l’aménagement des infrastructures nécessaires à l’exploitation. La future liaison vers Tamanrasset s’inscrit dans une stratégie plus large d’extension du réseau national vers le Sud. Elle doit contribuer à renforcer la connexion des territoires sahariens avec les grands pôles économiques du Nord et à accompagner le développement des activités implantées le long du corridor. Cette fonction économique du rail apparaît encore plus nettement dans l’Est du pays. Le projet de ligne minière doit assurer une liaison ferroviaire structurante entre les zones de production minières de l’Est, notamment dans la région de Tébessa, et les infrastructures industrielles et portuaires d’Annaba. Le tronçon Bouchegouf-Souk Ahras-Dréa, long de 121 km, fait partie de cette architecture. Il doit contribuer à assurer la continuité du corridor ferroviaire destiné à accompagner le développement de la filière minière et l’acheminement des productions vers les pôles de transformation et d’exportation. A travers ces projets, le réseau ferroviaire est appelé à jouer un rôle qui dépasse largement le transport des voyageurs. Le rail devient un outil d’accompagnement des grands investissements miniers et industriels, de transport massif des marchandises et d’aménagement du territoire. Le choix de prolonger les infrastructures vers le Sud répond ainsi à un double impératif : désenclaver les territoires éloignés des grands centres urbains et créer les conditions logistiques nécessaires au développement de nouvelles activités économiques. Dans l’Est, la logique est comparable, avec une priorité donnée à la connexion des bassins miniers aux infrastructures industrielles et portuaires. Les différents corridors sont appelés à former progressivement une ossature ferroviaire capable de soutenir les échanges de marchandises sur de longues distances. L’enjeu est désormais celui du calendrier et de l’exécution. Après les études et les procédures préparatoires, les autorités veulent accélérer le passage aux travaux et assurer une coordination étroite entre les maîtres d’ouvrage, les entreprises de réalisation, les bureaux d’études et les administrations locales. De Tamanrasset aux bassins miniers de l’Est, le rail s’inscrit ainsi au cœur d’une nouvelle phase de développement des infrastructures. L’objectif n’est plus seulement d’étendre le réseau, mais de l’articuler directement aux grands pôles industriels, miniers et économiques du pays.
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