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Fabrication de composants métalliques automobiles : L’algérien Boks décroche un contrat de production

Par Aziz Kharoum•5 min de lecture
Brifa
Fabrication de composants métalliques automobiles : L’algérien Boks décroche un contrat de production
Résumé IA

La société algérienne Boks a obtenu un contrat de concession pour la réalisation d'une unité industrielle spécialisée dans la fabrication de composants métalliques automobiles à Tamzoura (Aïn Témouchent).

Le projet, d'une capacité de près de trois millions de pièces par an, créera environ 107 emplois directs et alimentera l'usine Stellantis de Tafraoui via un contrat de sous-traitance signé en février dernier.

Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de Stellantis visant 135 000 véhicules par an d'ici 2028, tandis qu'un projet similaire a été lancé à Batna par la SME, filiale de GICA, avec un investissement de 6 milliards de dinars.

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Le développement de la sous-traitance automobile en Algérie se poursuit notamment dans la fabrication de composants métalliques. Dans ce nouveau magma industriel, vient émerger la société algérienne Boks, qui s’engage désormais à accompagner les projets automobiles du pays.

La société Boks vient d’obtenir un contrat de concession pour la réalisation d’une unité industrielle spécialisée dans la fabrication et l’assemblage de composants, d’équipements et de pièces de rechange destinés à l’industrie automobile. Le contrat, accordé par le guichet unique décentralisé de Aïn Témouchent, porte sur un actif foncier économique d’environ un hectare, situé dans la zone industrielle de Tamzoura (qui abrite également l’usine JAC Emin auto). Le site doit accueillir un pôle industriel dédié à la production d’éléments métalliques de carrosserie par emboutissage et formage (stamping), une activité qui couvre plusieurs pièces utilisées dans la fabrication des véhicules. La gamme prévue comprend toute la matrice d’un véhicule. Des pavillons de toit aux traverses de porte en passant par des planchers de carrosserie, des traverses de pare-chocs ainsi que des planchers de coffre. Le projet devrait, par ailleurs, générer environ 107 emplois directs, annoncent les représentants de la société. Il faudrait noter que le principal intérêt du projet réside dans son insertion dans une chaîne d’approvisionnement déjà engagée avec un constructeur automobile implanté en Algérie. En février dernier, Boks avait conclu un contrat de sous-traitance avec le groupe Stellantis afin d’approvisionner l’usine de fabrication de véhicules Fiat de Tafraoui en composants de ce type.

Projet pour débouchés industriels

Ce contrat donne au projet de Tamzoura une perspective commerciale directement liée à l’activité automobile. Il intervient également dans le cadre de la volonté de Stellantis de développer progressivement sa base de fournisseurs locaux et d’accroître le recours à la sous-traitance nationale pour la production de ses véhicules en Algérie, et ce, à l’heure où le groupe automobile se fixe déjà sur un objectif de production de 135 000 véhicules par an d’ici 2028. Dans une vision plus large, Boks doit permettre d’offrir de nouveaux débouchés aux entreprises intervenant dans la transformation des métaux, la fabrication mécanique et les activités connexes. La société, qui vient renforcer ce maillage industriel, doit également favoriser le développement de compétences répondant aux exigences techniques et industrielles propres à l’automobile. D’autant que sa capacité de production annoncée est de près de trois millions de pièces par an.
La multiplication de ces investissements intervient alors que les pouvoirs publics cherchent à faire évoluer progressivement l’industrie automobile vers un modèle reposant davantage sur la production locale de composants. La récente réunion du ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, avec les représentants des entreprises algériennes agréées dans le domaine de la construction automobile a notamment porté sur les moyens à mettre en œuvre pour renforcer l’intégration locale, développer la sous-traitance et élargir la base de production nationale. Dans ce dispositif, la fabrication des composants métalliques de carrosserie représente un segment particulièrement important. Leur production sur le territoire national peut contribuer à réduire progressivement le recours aux importations pour certaines pièces, réduire le temps d’attente et accroître la part de valeur ajoutée réalisée localement. Le projet intervient également dans une dynamique qui dépasse la région ouest.
Dans l’est du pays, un autre investissement consacré à la même activité a été lancé en avril dernier dans la zone industrielle de Djerma, à Batna. Placé sous la coupe de la Société de maintenance de l’Est (SME), filiale du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA), le projet de production de composants métalliques pour véhicules représente un investissement de 6 milliards de dinars et prévoit une capacité de production de 150 000 châssis par an.

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