Mohamed Benchicou, journaliste et écrivain, n’est plus

Le journaliste et écrivain Mohamed Benchicou, figure emblématique de la presse indépendante algérienne, est décédé jeudi 24 septembre à l'âge de 74 ans.
Fondateur du quotidien Le Matin en 1991, il a été emprisonné en 2003 après la publication d'un livre critique sur Bouteflika et d'articles mettant en cause le ministre de l'Intérieur.
Son journal a cessé de paraître en 2006 suite à l'arrêt de son impression par l'imprimerie publique, et il laisse derrière lui plusieurs ouvrages dont Les geôles d'Alger.
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TSA Algérie
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Mohamed Benchicou, écrivain et journaliste, n’est plus. Il s’est éteint ce jeudi 24 septembre à l’âge de 74 ans.
Figure emblématique de la presse indépendante en Algérie, Benchicou a entamé sa carrière de journaliste à El Moudjahid, avant de rejoindre Alger Républicain.
En 1989, il fait partie des fondateurs du Mouvement des journalistes algériens et en 1991, il lance avec Saïd Mekbel Le Matin. Rapidement, le journal devient l’un des principaux quotidiens francophones en Algérie.
Mohamed Benchicou, fondateur du quotidien Le Matin, s’éteint à 74 ans
En 2006, l’imprimerie publique Simpral cesse l’impression du Matin, officiellement pour des raisons financières, mais cette décision est intervenue deux ans après la publication de son livre « Bouteflika, une imposture algérienne », et sa condamnation à deux ans de prison pour infraction à la réglementation des changes à la suite de son interpellation en août 2003 en possession de « bons de caisse ».
Cette arrestation est survenue après la publication par Le Matin d’un article mettant en cause Yazid Zerhouni, alors ministre de l’Intérieur, dans une affaire liée à la vente d’une pharmacie à Alger. Mohamed Benchicou quitte la prison d’El Harrach en juin 2006 et son journal est resté fermé.
Mohamed Benchicou s’en va en laissant derrière lui de nombreux livres qu’il a publiés, dont Les geôles d’Alger, Bouteflika, u_ne imposture algérienne_, La Mission…
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