Tarifs, wilayas prioritaires, vitesse…Tout sur le déploiement de la 5G en Algérie

Les décrets attribuant les licences 5G à Mobilis, Ooredoo et Djezzy ont été publiés, fixant les conditions d’établissement et d’exploitation, les exigences de sécurité des données et le calendrier de déploiement par wilaya. La 5G sera déployée sur les usages eMBB, mMTC et uRLLC, avec un réseau totalement autonome sous 5 ans et des débits minimaux de 300 Mbps en NSA et 500 Mbps en SA, accompagnés de latences de 10 ms puis 4 ms. Le cadre prévoit une tarification libre sous contrôle de l’Autorité de régulation et un déploiement étalé sur huit ans, avec des wilayas prioritaires et une progression permettant d’atteindre environ 95% du territoire à l’horizon de la huitième année.
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TSA Algérie
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Le lancement de la 5G en Algérie se précise. Le feu vert a été donné aux trois opérateurs mobiles pour commencer à déployer leurs réseaux, tout en leur fixant les exigences et le calendrier à respecter.
Les décrets exécutifs portant sur l’attribution des licences d’établissement et d’exploitation des réseaux 5G à Mobilis, Ooredoo et Djezzy ont été effectivement publiés dans le Journal officiel du 20 novembre dernier.
5G en Algérie : à quoi vont avoir droit les clients
Le corpus réglementaire définit non seulement les conditions d’établissement et d’exploitation des réseaux 5G, mais traite aussi de la qualité des services proposés aux clients, de la sécurité de leurs données, ainsi que du calendrier du déploiement et des wilayas concernées.
Les trois opérateurs doivent fournir un service couvrant trois types d’usage, eMBB (enhanced Mobile Broadband), mMTC (massive Machine Type Communication) ainsi que uRLLC (ultra Reliable Low Latency Communication).
La 5G est ainsi définie non pas comme un saut qualitatif, mais une véritable transformation alliant vitesse de la connexion, capacité à gérer un très grand nombre d’objets connectés et ouvrant la voie à des technologies de pointe comme la télémédecine et la robotique médicale.
Les opérateurs, sont tenus par le cahier des charges, à installer un réseau 5G totalement autonome dans un délai de 5 ans suivant la réception de leurs licences. Ils doivent aussi garantir un débit minimal de 300 Mbps en mode NSA et 500 Mbps en mode SA avec un temps de latence de 10 millisecondes puis 4 millisecondes.
5G en Algérie : quid des tarifs ?
Le service 5G doit pouvoir accueillir un million d’objets connectés par kilomètre carré et pouvoir fournir une fiabilité allant jusqu’à 99,999 % aux utilisateurs.
Concernant le prix, les opérateurs sont « libres de fixer les prix des services offerts aux abonnés ainsi que de fixer le système global de tarification, qui peut comprendre des réductions en fonction du volume de trafic ».
Cela dit, les tarifs fixés doivent être soumis préalablement à l’autorité de régulation. Les opérateurs doivent aussi garantir l’égalité d’accès et de traitement des usagers et veiller au respect de la confidentialité des informations.
Calendrier 5G : quelles sont les wilayas concernées
Concernant le déploiement du réseau 5G, les opérateurs sont autorisés, selon les trois décrets publiés au Journal officiel, à étendre leurs réseaux « sur tout le territoire national, y compris les zones frontalières, les eaux territoriales et les accès internationaux terrestres maritimes et satellitaires ».
Mais plus concrètement, les opérateurs doivent impérativement couvrir certaines wilayas avant d’autres dans des délais précis. Il s’agit d’abord des wilayas d’Alger, Constantine, Sétif, Skikda, Ouargla, Tlemcen et Blida, qui doivent être couvertes à 15 % « au terme de la première année ».
Viennent ensuite 10 autres wilayas, en l’occurrence « Béjaïa, Bordj-Bou-Arreridj, Tindouf, Timimoun, In Salah, Touggourt, Mostaganem, Annaba, Batna et Tizi Ouzou », ou le réseau 5G doit être déployé « au terme de la deuxième année ».
La troisième année, les opérateurs doivent déployer leur réseau 5G dans les wilayas de « Chlef, Biskra, Bouira, Tiaret, Djelfa, Médéa, M’Sila, Mascara, Boumerdes et Mila », puis dans les wilayas de « Oum-el-Bouaghi, Tébessa, Jijel, Sidi-Bel-Abbès, Guelma, El Tarf, Tipaza, Aïn Defla, Aïn Témouchent et Relizane » la quatrième année.
La cinquième année, ce sont les wilayas de « Adrar, Laghouat, Béchar, Saïda, El Bayadh, Tissemsilt, Khenchela, Souk Ahras, Naâma et Ghardaïa », qui doivent être couvertes. Vient enfin le tour, au bout de la sixième année, des wilayas de « Tamanrasset, Illizi, El Oued, Bordj-Badji-Mokhtar, Ouled Djellal, Béni Abbès, In Guezzam, Djanet, El Meghaïer et El Meniaâ ».
5G : voici les taux de couverture prévus
Le texte du Journal officiel précise en outre que l’opérateur doit « lancer ses services commerciaux dans un délai ne dépassant pas les trois mois, à compter de l’entrée en vigueur de sa licence et il doit couvrir, au moins, 10 % de trois (3) wilayas dont Alger, parmi les huit (8) wilayas obligatoires de la 1re année ».
Concernant le taux de couverture, il montera, dans les wilayas obligatoires à 15 % la première année, à 25 % la deuxième année, à 35 % la troisième année, à 45 % la quatrième année, à 55 % la cinquième année, à 70 % la sixième année, à 85 % la septième année puis à 95 % du territoire national au bout de la huitième année.
Le volet cyber sécurité n’est pas en reste dans les dispositions rapportées par le Journal officiel concernant le déploiement du réseau 5G en Algérie. Les textes montrent que l’État accorde une attention particulière aux données des utilisateurs.