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Décès du journaliste et écrivain Mohamed Benchicou

Par Kamel Benelkadi, Rédaction Web•3 min de lecture
Brifa
Décès du journaliste et écrivain Mohamed Benchicou
Résumé IA

Le journaliste et écrivain Mohamed Benchicou, figure majeure de la presse algérienne, est décédé le 24 septembre 2026 à l'âge de 74 ans en France.

Né en 1952 à Miliana, il a débuté à El Moudjahid avant de cofonder en 1991 le quotidien Le Matin, qui sous sa direction a dépassé les 90 000 exemplaires.

Après l'arrêt de l'édition papier, il a poursuivi l'aventure en ligne avec Le Matin d'Algérie.com, restant une voix influente sur les médias et la liberté d'expression.

Sa plume, résumée par la devise « Porter la plume dans la plaie », se distinguait par des phrases courtes et des verbes d'action.

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Le journaliste et écrivain Mohamed Boualem Benchicou, figure majeure de la presse en Algérie, s’est éteint ce jeudi 24 septembre 2026 à l’âge de 74 ans en France, chez lui entouré des siens, après avoir été hospitalisé deux jours auparavant en raison de complications de santé. Sa disparition met un terme au parcours exceptionnel d’un homme de lettres et de convictions

Né le 1er juillet 1952 à Miliana (dans la wilaya d’Aïn Defla), Mohamed Benchicou était l’aîné d’une famille de sept enfants. Il était marié et père de trois enfants (deux filles et un garçon). Il fait ses premières armes dans le journalisme au quotidien national El Moudjahid, puis rejoint les rédactions de République d’Oran et d’Alger Républicain. En 1989, à la faveur de l’ouverture démocratique et médiatique consécutive aux événements d’octobre 1988, il participe activement à la fondation du Mouvement des journalistes algériens (MJA). Dans la foulée, il prend la tête de l’équipe chargée de relancer la parution d’Alger Républicain, titre historique suspendu depuis 1965.

En 1991, Mohamed Benchicou quitte Alger Républicain pour cofonder, le 19 septembre 1991, le quotidien francophone Le Matin aux côtés de Saïd Mekbel et d’autres journalistes issus majoritairement du Parti de l’avant-garde socialiste (PAGS), dont Ghania Hamadou, Fodil Mezali, Fatiha Ferchouche, Zhor Hadjam, Abdelouahab Djakoune et Malika Touazi.

Une belle plume

Sous sa direction, le journal s’impose comme l’un des titres phares de la presse algérienne, atteignant une diffusion qui dépasse les 90 000 exemplaires.

Après l’arrêt de l’édition papier du « Matin», l’aventure journalistique initiée par Benchikou s’est poursuivie en ligne via le site d’information «Le Matin d’Algérie.com». Ce dernier a continué à publier des contenus politiques et d’actualité, tout en conservant le nom du journal fondé par lui et plusieurs autres journalistes au début des années 1990.

Sa carrière s’est étendue sur plusieurs décennies, passant de la presse écrite à l’écriture et à l’édition, puis au journalisme numérique ; tout au long de ce parcours, il est demeuré une figure présente dans les débats sur les médias, la politique et la liberté d’expression en Algérie.

La plume de Mohamed Benchicou, c’est une école à elle seule dans la presse algérienne. On la reconnaît tout de suite. Sa ligne c’était « Porter la plume dans la plaie » avec des phrases courtes et des verbes d’action.

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