France : il empochait 40 000 euros d’allocations grâce à un double titre de séjour

Un Érythréen de 45 ans est soupçonné d'avoir touché près de 40 000 euros d'allocations indues en deux ans via deux titres de séjour sous fausse identité, découverts par empreinte digitale à Nantes.
Les deux permis, délivrés en Loire-Atlantique (2016) et Seine-Saint-Denis (2017), lui rapportaient 20 000 euros annuels de la CAF et CPAM avant son arrestation le 22 septembre 2026.
Remis en liberté après sa garde à vue, il sera réentendu pendant que le parquet évalue l'ampleur totale de la fraude, qui a coûté 14 milliards d'euros à la Sécu en 2025.
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Un ressortissant érythréen de 45 ans est soupçonné d’avoir perçu environ 40 000 euros d’allocations sur une période de deux ans grâce à deux titres de séjour enregistrés sous des identités différentes. L’affaire a été découverte lors d’une démarche administrative à la préfecture de Nantes, après une vérification de son empreinte digitale.
Cette analyse biométrique a permis d’identifier une seconde identité associée à un autre titre de séjour. Les investigations portent sur les versements effectués auprès de la CAF et de la CPAM ainsi que sur la période concernée.
Un double titre de séjour découvert grâce à une empreinte digitale
L’affaire a été révélée à la préfecture de Nantes, en Loire-Atlantique, alors que l’homme effectuait des démarches pour renouveler son titre de séjour. Lors de l’examen de son dossier, l’administration a constaté, grâce à l’analyse de son empreinte digitale, qu’il était également enregistré sous une autre identité en Seine-Saint-Denis.
Selon Le Figaro, cette vérification biométrique a permis de découvrir que l’homme détenait deux titres de séjour délivrés dans deux départements différents. Le premier avait été émis en Loire-Atlantique en 2016, tandis que le second avait été délivré en Seine-Saint-Denis en 2017.
L’homme a été interpellé le mardi 22 septembre 2026 par la police aux frontières. Il a été placé en garde à vue pour des faits qualifiés d’« escroquerie » et d’« obtention indue de documents administratifs et escroquerie auprès d’une organisation sociale pour obtention d’une allocation indue ».
Près de 40 000 euros d’allocations versés sur deux ans
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme aurait perçu environ 20 000 euros d’allocations indues par an auprès de la CAF et de la CPAM. Ce montant correspondrait à environ 10 000 euros dans chacun des deux départements concernés, soit près de 40 000 euros sur deux ans.
Les investigations doivent déterminer l’étendue exacte des sommes concernées ainsi que la durée pendant laquelle les versements auraient été effectués. Antoine Leroy, procureur de la République de Nantes, a déclaré : « Les investigations doivent finalement porter sur de nombreuses années ».
Après sa garde à vue, l’intéressé a été libéré dans l’attente de la suite de la procédure. Le procureur de la République de Nantes a indiqué qu’une « réponse pénale évidemment appropriée sera donnée », précisant que le mis en cause serait réentendu ultérieurement.
Les enquêteurs vérifient la durée des versements
Une source policière a indiqué que, sans la vérification des empreintes digitales, cette situation « aurait pu encore durer longtemps ».
Les enquêteurs poursuivent les vérifications afin d’établir les montants concernés sur l’ensemble de la période pendant laquelle les prestations sociales auraient été versées sous les deux identités enregistrées.
L'affaire s'inscrit dans un contexte de fermeté accrue. Le Premier ministre a récemment adressé une circulaire à ses ministres pour réclamer des résultats dans le contrôle des prestations. La fraude à la sécurité sociale a atteint 14 milliards d'euros en 2025, selon le Haut Conseil du financement de la protection sociale.