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Arrêt de l’importation des pièces plastiques pour véhicules : Ghrieb fixe une date butoir

Par Nabila Amir•7 min de lecture
Brifa
Arrêt de l’importation des pièces plastiques pour véhicules : Ghrieb fixe une date butoir
Résumé IA

Le Premier ministre Sifi Ghrieb a inauguré l'usine General Plastic Injection à Tissemsilt, relancée après un investissement de 5 milliards de dinars suite à sa récupération par l'État.

L'unité vise une production de 251 000 pièces annuelles pour équiper près de 200 000 véhicules, avec un taux d'intégration nationale de 40 % visé initialement et 70 % à terme.

Ghrieb a fixé au 31 décembre la fin des importations de pièces plastiques produisibles localement, tout en exigeant un fonctionnement à plein régime pour créer 300 emplois directs et 500 indirects.

D'autres projets confisqués seront relancés dans les prochaines semaines pour réduire la facture d'importation et dynamiser l'industrie nationale.

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Cinq milliards de dinars ont été investis dans la relance de l’usine General Plastic Injection à Tissemsilt, spécialisée dans la fabrication de composants et d’accessoires plastiques pour automobiles.

Confisquée puis récupérée par l’Etat en vertu de décisions judiciaires définitives, l’unité, située dans la zone industrielle de Sidi Mansour, dans la daïra de Khemisti, a été remise en production en moins de cinq mois. Elle a été inaugurée jeudi par le Premier ministre, Sifi Ghrieb. Le site, qui était à l’arrêt, a ainsi retrouvé sa vocation industrielle après une opération de remise en état menée à «un rythme soutenu».

Sifi Ghrieb, qui avait déjà visité l’unité quelques mois auparavant, a souligné l’ampleur de la transformation opérée depuis cette première visite. «Nous ne pouvions pas, à ce moment-là, l’appeler une usine», a-t-il rappelé, en saluant le travail accompli par les travailleurs, les cadres et les ingénieurs. Le chef de l’Exécutif a indiqué que cette remise en activité avait nécessité d’importants moyens, pour un coût de 5 milliards de dinars. Selon lui, l’unité peut produire jusqu’à 251 000 pièces par an, une capacité destinée à couvrir les besoins de près de 200 000 véhicules. Il a également précisé que sa capacité de production atteint 30 000 tonnes par an. Le taux d’intégration nationale devrait, pour sa part, atteindre 40% dans une première phase, avec un objectif de 70% à terme. Cette relance doit renforcer la production locale de composants destinés à l’industrie automobile.

A cet effet, Sifi Ghrieb a demandé aux constructeurs et assembleurs agréés en Algérie d’accroître leur recours aux produits fabriqués localement. «Nous devons ancrer la culture du recours au produit national. Il est inacceptable de continuer à importer des pièces plastiques pour le secteur automobile alors qu’elles peuvent être produites localement. A ce titre, tous les opérateurs agréés en Algérie dans la fabrication et le montage automobile seront, dès le début de l’année prochaine, tenus de s’appuyer sur la production de l’usine de Tissemsilt pour les pièces plastiques, et ce, dans le cadre d’un cahier des charges clair», a-t-il précisé.

Pas d’intégration réduite aux chiffres

Le Premier ministre a ainsi fixé au 31 décembre la date butoir pour l’importation des pièces plastiques pouvant être produites localement. Aussi, Il a insisté sur la nécessité de récupérer les moules encore utilisés à l’étranger. «Apportez vos moules à cette usine», a-t-il lancé aux opérateurs, en demandant l’établissement d’un cahier des charges précis permettant de déterminer les quantités et les besoins de chaque constructeur.

Les éventuelles difficultés liées aux délais d’acheminement devront, selon lui, être examinées lors de réunions techniques. La même approche devra être appliquée à d’autres segments de l’industrie automobile, notamment à la fabrication des structures de carrosserie à Batna. «Nous voulons une véritable intégration, loin des chiffres vides et d’un simple assemblage sans réelle valeur ajoutée. Une intégration qui ne se limite pas à des taux affichés, sans réelle production locale.

L’Algérie a aujourd’hui commencé à construire une véritable industrie automobile et une intégration réelle dans la chaîne de valeur», a affirmé Sifi Ghrieb. L’activité de General Plastic Injection ne se limitera toutefois pas au secteur automobile. Sa production couvre également plusieurs autres secteurs, notamment l’électroménager, les câbles, les réfrigérateurs, les climatiseurs, les équipements et dispositifs médicaux, l’emballage, les articles ménagers, les produits cosmétiques ainsi que différents articles en plastique.

Réduction de la facture d’importation

Des composants destinés aux drones et des panneaux de signalisation routière figurent également parmi les produits pouvant être fabriqués sur le site. Le Premier ministre a par ailleurs appelé à une exploitation à pleine capacité de l’unité. «Cette usine doit être en activité à 100%. Le jour où nous entendrons que l’usine fonctionne 24 heures sur 24, selon le rythme de production connu et requis, c’est seulement à ce moment-là que nous pourrons dire que nous avons atteint l’objectif visé», a-t-il déclaré. D’après les explications livrées sur place, la remise en activité de l’usine devrait générer 300 emplois directs et 500 emplois indirects, avec des retombées attendues sur le transport, la logistique, les services et les petites et moyennes entreprises intervenant dans la filière plastique.

Cette opération constitue une étape dans la récupération et la relance des projets confisqués à la suite de décisions judiciaires définitives. Le Premier ministre a annoncé la prochaine remise en activité d’autres projets, sans en dévoiler les détails. «Attendez-nous dans les prochaines semaines», a-t-il déclaré, précisant que de nouvelles dates d’inauguration et de relance de nouvelles usines et projets seront annoncées prochainement. Ces relances devront, selon lui, créer une véritable valeur ajoutée, contribué à réduire la facture des importations et soutenir le développement dans les différentes wilayas du pays.

Notons que plusieurs membres du gouvernement et acteurs économiques ont pris part à cette activité, parmi lesquels le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, le ministre des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, le ministre de l’Industrie, Farid Kortel, ainsi que le président du Conseil du renouveau économique algérien, Kamel Moula.
Nabila Amir

CHIFFRES-CES

  • 5 milliards de dinars : coût de la relance de l’usine.
  • 251 000 pièces/an : capacité de production annoncée.
  • Près de 200 000 véhicules : besoins pouvant être couverts.
  • 40% : taux d’intégration nationale prévu dans une première phase.
  • 70% : objectif d’intégration à terme.
  • 300 emplois directs.
  • 500 emplois indirects.

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