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Mohamed Slim Mesfar .‏ Directeur général de la SARL BIOLUX : «Nous sommes à la 17e opération d’exportation depuis juin 2026»

Par M. F. Gaïdi•5 min de lecture
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Mohamed Slim Mesfar .‏ Directeur général de la SARL BIOLUX : «Nous sommes à la 17e opération d’exportation depuis juin 2026»
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Le directeur général de BIOLUX, Mohamed Slim Mesfar, annonce la quatorzième opération d'exportation vers la Tunisie depuis juin 2026 depuis l'usine d'Oum Teboul dans la wilaya d'El Tarf.

Le site de 14 hectares produit 3000 à 3500 appareils par jour et emploie actuellement 1830 personnes, avec un objectif de 2000 fin 2026 et 4000 en 2027 grâce aux nouveaux investissements.

L'entreprise renforce son intégration industrielle avec le recrutement de plus de 40 ingénieurs en 2026, le lancement de l'Académie BIOLUX, et le développement de laboratoires de contrôle qualité dont un central prévu pour 2027.

De nouvelles infrastructures logistiques de 6000 m² et 9000 m² accompagnent cette montée en puissance pour diversifier les marchés extérieurs selon la stratégie nationale.

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Propos recueillis par M-F.Gaidi

Que représente cette opération vers la Tunisie ?

Elle constitue une étape importante de notre démarche industrielle et exportatrice. Je vous informe qu’il ne s’agit pas d’une opération d’exportation isolée puisque nous sommes à la quatorzième du genre depuis juin 2026.

Elle est le résultat du travail réalisé sur plusieurs composantes dont l’ingénierie, les équipements, les moules, les procédés de fabrication, la qualité, les essais, les compétences et la logistique. Notre objectif est de construire un système industriel capable de répondre au marché national tout en satisfaisant les exigences des marchés extérieurs.

Pourquoi la Tunisie ?

Nous sommes à la commune d’Oum Teboul, dans la wilaya d’El Tarf, dans une zone frontalière avec la Tunisie.
La proximité géographique représente un avantage, mais elle ne suffit pas. L’accès au marché tunisien exige de répondre à des exigences techniques précises.
Nous avons ainsi travaillé sur les essais et la conformité des produits destinés à ce marché. Pour nous, l’exportation doit être préparée dès la conception et la fabrication du produit.

Où en est aujourd’hui le site d’Oum Teboul (Tarf) ?

Notre site est implanté dans une zone rurale d’ombre. Elle s’étend sur environ 14 hectares. La capacité de production se situe entre 3000 et 3500 appareils par jour. Nous sommes partis avec 409 employés en 2020. Nous avons axé notre développement parallèlement avec le développement des ressources humaines. Actuellement notre personnel tourne autour de 1830 et nous prévoyons d’atteindre environ 2000 employés à la fin 2026 et passer au double (4000) en 2027, avec la mise en exploitation de nos multiples investissements. Cette évolution accompagne le développement de notre outil industriel et la stratégie économique du pays notamment l’investissement et l’emploi.

Quelle place accordez-vous à l’intégration ?

Elle est centrale. Nous voulons maîtriser progressivement davantage d’étapes de fabrication et produire localement davantage de composants. Pour 2027, nous travaillons notamment au développement de capacités supplémentaires pour les produits de refroidissement, avec les échangeurs thermiques, et à l’augmentation du taux d’intégration dans d’autres produits, notamment les machines à laver.

Avez-vous renforcé vos équipes d’ingénierie pour espérer cette avancée ?

Oui. En 2026, nous avons renforcé les équipes d’ingénierie et de recherche-développement avec plus de 40 ingénieurs issus de l’université Badji Mokhtar de Annaba dans différentes spécialités. Nous avons également lancé l’Académie BIOLUX pour accompagner la formation et le développement des compétences. L’investissement dans les ressources humaines accompagne celui réalisé dans les équipements.

Qu’en est-il du contrôle qualité ?

Nous développons nos capacités d’essais et de contrôle technique à travers un laboratoire installé à même l’usine. Mieux, nous prévoyons aussi un laboratoire central dont la mise en place est prévue pour 2027. Nous travaillons également avec le Laboratoire national d’essais pour la conformité aux normes algériennes et avec les organismes techniques concernés pour les produits destinés aux marchés extérieurs, notamment la Tunisie et les autres pays maghrébins voire africains.

La logistique accompagne-t-elle cette montée en puissance ?

Evidemment ! Elle est indispensable. L’augmentation de la production et la diversification des marchés nécessitent des capacités de stockage et une organisation adaptées. Nous avons engagé le développement de nouvelles infrastructures, avec notamment une capacité d’environ 6000 m² et une autre de 9000 m² annoncée pour accompagner l’activité.

Cette opération ouvre-t-elle une nouvelle étape à l’export ?

Notre objectif est de poursuivre les exportations et de diversifier les marchés tel que prôné par la stratégie économique algérienne. Nous voulons renforcer notre présence extérieure en nous appuyant sur une base industrielle locale plus solide. L’opération actuelle s’inscrit dans cette démarche.

Si vous deviez résumer votre vision industrielle ?

Elle tient en quelques mots. «Nous fabriquons, nous intégrons, nous testons, puis nous exportons.» Derrière cette formule, il y a toute une organisation industrielle. L’exportation que nous réalisons aujourd’hui est le résultat de l’intégration de tous ces éléments.

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