Comment réduire les prix ?

Brahim Amrani, vice-président de la Fédération nationale des éleveurs, estime qu'une baisse des prix de la viande rouge avant le Ramadan dépendra du niveau de production et de l'intervention de l'État.
L'importation de moutons vivants avant le dernier Aïd El-Adha a exercé une pression à la baisse sur les cours locaux, mais la solution durable reste le développement de la production nationale pour réduire la dépendance aux importations.
La disponibilité des aliments pour bétail demeure une préoccupation majeure, la situation risquant de se dégrader à partir de septembre avec la diminution des pâturages et l'augmentation des besoins.
La taille des troupeaux continue de diminuer, dépassant rarement 57 têtes selon les observations dans la wilaya d'Oum El Bouaghi, tandis que le ministère du Commerce a réuni les importateurs pour préparer l'approvisionnement du Ramadan 2027.
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Le Quotidien d'Oran
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Selon Brahim Amrani, vice-président de la Fédération nationale des éleveurs de la filière des viandes rouges, une éventuelle baisse des prix dans les prochains mois, notamment à l’approche du Ramadhan, dépendra essentiellement du niveau de production et des mesures prises par les pouvoirs publics.
S’agissant de l’évolution des prix, Brahim Amrani a indiqué, dans une déclaration au « Quotidien d’Oran », ne pas exclure une baisse à l’approche du mois de Ramadhan, tout en restant prudent. «Tout dépend de la production et de l’intervention de l’État », a-t-il souligné.
Le vice-président de la Fédération nationale des éleveurs a également rappelé l’impact positif des décisions prises par le président de la République avant le précédent Aïd El-Adha, notamment concernant l’importation de moutons vivants. Selon lui, cette mesure a contribué à exercer une pression à la baisse sur les prix des moutons produits localement. Il estime toutefois que la solution durable réside dans le développement de la production nationale afin de réduire la dépendance aux importations et de mieux répondre à la demande.
Les aliments pour bétail demeurent une préoccupation persistante, selon M.Amrani. Au-delà des prix, les éleveurs restent confrontés à une autre difficulté majeure, la disponibilité des aliments pour bétail. Une problématique qui continue, selon Brahim Amrani, à peser sur l’activité et les capacités de production.
La situation est relativement favorable durant la période estivale grâce à la disponibilité des pâturages. Mais elle risque de se compliquer à partir de septembre et octobre, avec la diminution des ressources disponibles et l’augmentation des besoins en alimentation animale, explique notre interlocuteur. Le responsable appelle ainsi à la tenue de rencontres avec les représentants des éleveurs afin d’identifier des solutions concertées et durables, susceptibles de soutenir la production locale et de préserver les capacités du cheptel national.
Il tire également la sonnette d’alarme sur la diminution de la taille des troupeaux. «Aujourd’hui, il est rare de voir des troupeaux dépasser les 57 têtes », a-t-il constaté, citant notamment ses observations dans la wilaya d’Oum El Bouaghi. Cette situation traduit, selon lui, les difficultés croissantes rencontrées par les éleveurs pour assurer l’alimentation et la prise en charge de leurs troupeaux.
Pour rappel, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a réuni jeudi dernier plusieurs importateurs de viandes rouges afin d’examiner les conditions d’approvisionnement du marché national. Présidée par la ministre Amel Abdelatif, cette réunion a notamment porté sur les préoccupations des opérateurs et sur les moyens de garantir une disponibilité régulière de la viande rouge. Les échanges ont également commencé à intégrer la préparation du marché pour le Ramadhan 2027, avec l’objectif d’anticiper les besoins et de renforcer la coordination entre les pouvoirs publics et les différents intervenants de la filière.
Cette démarche intervient alors que l’équilibre du marché reste étroitement lié à la capacité de la production nationale à répondre à la demande, mais également aux interventions destinées à assurer la disponibilité du produit et à réguler les prix.