L’ONU et la visible surdité
Le débat général de la 81ᵉ session de l'ONU a été marqué par de nombreuses contre-vérités et la présence controversée du Premier ministre israélien, visé par un mandat d'arrêt de la CPI.
Le réchauffement climatique, les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine ont dominé les discussions, mais les recommandations qui en résulteront resteront largement ignorées par les États.
Chaque pays privilégiera ses intérêts ou fera preuve d'une surdité volontaire face aux engagements collectifs.
Les débats sur l'intelligence artificielle ont servi de diversion commode, n'aboutissant qu'à des échanges généraux faute de maturité du sujet.
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Le Quotidien d'Oran
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Depuis mardi, le débat général de la 81ème session a vu défiler plusieurs représentants des Etats membres venus présenter leurs exposés où les contre-vérités n’ont pas manqué et dans lesquelles le chef du gouvernement de l’Etat sioniste s’est distingué.
On ne pouvait pas d’ailleurs s’attendre à des nouveautés de sa part si ce n’est le caractère chiffonnier de ses remontrances adressées à la face du monde étalées de surcroît par un personnage sous le coup d’un enfermement lancé par la Cour pénale internationale.
A elle seule, sa présence préfigurait l’immoralité par laquelle le regroupement mondial était entaché et donnait un aperçu sur un monde défroqué livré à un ligotage programmé par lequel a débuté le grand naufrage de l’humanité.
Le réchauffement climatique, la guerre au Moyen-Orient, le conflit russo-ukrainien et leurs conséquences ont été certes à l’ordre du jour et leurs prises en charge ont été naturellement placées sous les toits des commissions. Comme d’habitude, les discussions échangées autour de ces questions primordiales finiront par des recommandations officiellement contraignantes, mais il est d’ores et déjà acquis que peu d’Etats en feront des sacerdoces. Chacun s’arrogera le droit de les ménager en fonction de ses propres intérêts quand il ne s’abritera pas dans une visible surdité. Dans le flou pesant, devant l’inextricable enchevêtrement actuel des politiques opposées et des lignes de conduite de chacun, il n’a pas été surprenant que les problèmes posés par l’Intelligence Artificielle soient un refuge et même un grand artifice de diversion. Sujet non encore maîtrisé et dans un début fantomatique, il ne pouvait permettre que des échanges généraux et des suggestions primaires. Cette particulière diversion offrait la latitude de mettre sous le tapis le reste des nombreuses préoccupations du monde actuel.