Exportations de dattes : l’Algérie leader africain avec 185 000 tonnes

L’Algérie devient le premier exportateur africain de dattes en 2025 avec 185 000 tonnes expédiées pour 184 millions de dollars, portée par les palmeraies de Biskra, El Oued et Ouargla.
La Tunisie suit avec 147 000 tonnes mais génère 347 millions de dollars grâce à un prix moyen de 2 360 dollars la tonne, soit plus du double de l’Algérie, tandis que l’Afrique du Sud valorise sa production à 4 194 dollars la tonne.
Pour la campagne 2026‑2027, Biskra prévoit une récolte supérieure à 4,1 millions de quintaux dont 2,6 millions de quintaux de Deglet Nour, offrant aux opérateurs algériens l’opportunité d’accroître la valeur ajoutée par un meilleur conditionnement et un positionnement plus rémunérateur.
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La filière phœnicicole s’impose désormais comme un pilier majeur des exportations hors hydrocarbures en Algérie.
Porté par la richesse de ses palmeraies sahariennes, le pays a franchi un cap significatif en devenant le leader continental des ventes de dattes à l’international, selon les récentes synthèses de la plateforme Trade Map.
Une suprématie physique tirée par le Sud
Au terme de l’exercice 2025, l’Algérie s’est hissée au premier rang africain avec un volume record de 185 000 tonnes expédiées vers les différents marchés du globe, générant environ 184 millions de dollars de recettes.
Cette dynamique repose sur le potentiel des bassins producteurs emblématiques du Sud, à l’image des wilayas de Biskra, El Oued et Ouargla.
Derrière le leader algérien, le paysage régional montre des choix stratégiques diversifiés : la Tunisie suit immédiatement sur le plan quantitatif avec 147 000 tonnes, tandis que l’Égypte s’attribue la troisième marche du podium continental grâce à 39 000 tonnes exportées pour un montant de 147 millions de dollars.
En bas du Top 5, la Libye et l’Afrique du Sud ferment la marche avec des expéditions s’élevant respectivement à près de 16 000 tonnes (25 millions de dollars) et 6 200 tonnes (26 millions de dollars).
Le défi du prix au kilo : l’exemple tunisien et sud-africain
Si l’Algérie domine les tonnages, le tableau financier global met en lumière une marge de progression sur le plan de la valorisation.
Avec un prix moyen négocié autour de 993 dollars la tonne en 2025, le produit algérien s’est vendu en deçà de celui de certains compétiteurs voisins.
À titre comparatif, la Tunisie a généré un chiffre d’affaires nettement supérieur (347 millions de dollars) tout en expédiant des quantités moindres, en appuyant son positionnement sur une valeur moyenne de 2 360 dollars la tonne, soit plus du double.
De son côté, l’Afrique du Sud, sur un marché d’exportation plus restreint mais ciblé, parvient à valoriser sa production à hauteur de 4 194 dollars la tonne.
Cap sur la campagne 2026-2027
L’appareil productif national s’apprête toutefois à maintenir sa cadence. Dans la wilaya de Biskra, véritable cœur phœnicicole du pays, les projections locales tablent sur une récolte supérieure à 4,1 millions de quintaux pour la saison 2026-2027, matérialisant un gain estimé à 100 000 quintaux par rapport au cycle antérieur.
La variété noble Deglet Nour représentera à elle seule 2,6 millions de quintaux de ce volume. L’abondance de la ressource offre de nouvelles perspectives de croissance aux opérateurs algériens, dont l’enjeu principal réside désormais dans la capacité à capter davantage de valeur ajoutée à l’export, à travers le conditionnement et un positionnement stratégique plus rémunérateur sur les marchés mondiaux.