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Dinar algérien : les gagnants et les perdants de la flambée de l’euro

Par Merzouk A4 min de lecture
Dinar algérien : les gagnants et les perdants de la flambée de l’euro
Résumé IA
  • Le 26 novembre, l’euro et le dollar ont inscrit de nouveaux records sur le marché noir algérien : 100 euros à 29 000 dinars et 1 dollar à 248 dinars, le dollar égalant son pic du 9 décembre 2024.
  • Les touristes étrangers et la diaspora tirent profit de l’écart avec le taux officiel, estimé à environ 93%, tandis que de nombreux Algériens résidents font face à des coûts élevés faute d’accès au taux officiel.
  • Selon l’économiste Brahim Guendouzi, les principales victimes sont les étudiants finançant des études à l’étranger et les voyageurs occasionnels; la demande dépasse l’offre, encouragée par certains citoyens qui convertissent leur épargne en euros, avec des effets aussi sur les importations et, dans une moindre mesure, sur les achats de voitures.
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TSA Algérie

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L’euro poursuit sa folle flambée sur le marché noir des devises en Algérie. Si les touristes étrangers et les membres de la diaspora peuvent tirer profit de cette situation, plusieurs autres catégories d’Algériens résidents en souffrent énormément.

L’économiste Brahim Guendouzi énumère les catégories d’Algériens victimes de la dépréciation du dinar algérien face aux principales devises sur le marché parallèle.

L’euro et le dollar pulvérisent de nouveaux records face au dinar

Ce mercredi 26 novembre, l’euro et le dollar ont pulvérisé de nouveaux records. Pour la monnaie commune européenne, les cambistes proposent le billet de 100 euros à 29.000 dinars algériens.

Quant au dollar, il est cédé à hauteur de 248 dinars. La devise américaine égalise son record qu’elle atteint le 9 décembre 2024.

La flambée des devises, l’euro en particulier, peut être perçue comme une aubaine pour les touristes étrangers et les membres de la communauté nationale établie à l’étranger, lorsqu’ils se rendent en Algérie.

En échangeant leurs devises au marché noir, ces derniers gagnent au change grâce à un écart de 93 % avec le taux bancaire, ce qui leur permet de passer des séjours très confortables financièrement, avec de petites sommes en euro ou en dollar.

En revanche, pour plusieurs catégories d’Algériens résidents, ayant des obligations de dépenses en devises, la flambée de l’euro face au dinar engendre des coûts très élevés, car leur seule alternative pour s’en procurer reste le marché parallèle de change, en raison de l’accès limité, voire inexistant, au taux officiel.  

Les principales victimes de la flambée de l’euro, selon un expert en économie

Dans une déclaration à TSA, le Pr Brahim Guendouzi a en effet expliqué que les principales victimes de cette hausse inédite de l’euro « restent les citoyens qui financent les études supérieures de leurs enfants à l’étranger ainsi que ceux qui effectuent occasionnellement des voyages à l’étranger ».

Quelques entreprises qui financent des importations, comme les pièces de rechange ou les composants de leurs matériels, pâtissent aussi de la folle flambée de l’euro au marché parallèle, selon notre interlocuteur.

Pour ce qui est des raisons derrière cette flambée inédite, outre la spéculation, un facteur omniprésent sur le marché noir, la demande dépasse largement l’offre disponible, ce qui entraine inévitablement la hausse des valeurs des devises proposées sur le marché.

Cette forte demande est engendrée, en partie, par « un nouveau comportement chez quelques citoyens qui préfèrent transformer leur épargne en euros, au lieu de les détenir en dinars, dont le pouvoir d’achat est devenu problématique », explique l’économiste.

Avec un moindre impact, l’importation des voitures neuves ou d’occasion depuis la Chine, notamment les achats groupés des véhicules de moins de trois ans (désormais interdits), a aussi « bénéficié du change informel ». « Mais les prix (des voitures) pratiqués sont élevés par rapport aux attentes des citoyens », ajoute le spécialiste.

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