Actualités

Sahara Occidental : Massad Boulos dément les allégations du Makhzen

Par Chahreddine Berriah•2 min de lecture
Brifa
Sahara Occidental : Massad Boulos dément les allégations du Makhzen
Résumé IA

Le conseiller spécial de Donald Trump, Massad Boulos, a démenti lors d'un entretien à France24 les allégations marocaines d'un règlement imminent du conflit du Sahara occidental.

Il a précisé qu'aucune solution définitive n'avait été trouvée et que Washington attend la réponse du Front Polisario sans lui imposer d'ultimatum.

Contrairement aux exigences de Rabat, Boulos a qualifié l'Algérie de «très bon partenaire» jouant un rôle constructif dans les discussions.

Cette position contredit la communication de victoire diplomatique totale diffusée par le Makhzen ces dernières semaines.

E

Publié par

El Watan

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Dans une interview accordée à France24, le conseiller spécial de Donald Trump, Massad Boulos, a tempéré l’ardeur du Maroc sur le dossier du Sahara occidental.

Ayant volontairement nuancé les propos de l’émissaire américain quant à un règlement «rapide et unilatéral», les autorités marocaines sont allées vite en besogne en criant victoire et présentant le règlement du conflit du Sahara occidental comme quasiment acté après de récentes résolutions onusiennes (notamment la 2797)
En réalité, M. Boulos a reconnu l’absence de solution imminente au conflit du Sahara occidental. «Les cycles de négociations n’ont pas encore abouti à un accord définitif et il n’y a pas de solution imminente (…).  Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de solution qu’on puisse sentir ou toucher», a-t-il déclaré, tout en qualifiant les discussions de «constructives (mais) que les médiateurs attendent toujours les retours et commentaires du Front Polisario concernant le plan d’autonomie».
Interrogé sur un éventuel blocage d’Alger, Massad Boulos a au contraire qualifié l’Algérie de «très bon partenaire» des Etats-Unis, évoquant son «rôle constructif dans les discussions». Alger, a-t-il précisé, «ne pouvait pas imposer de solution de force au Front Polisario mais pouvait l’encourager à négocier». Rabat, qui réclamait une «pression américaine maximale et immédiate», selon les observateurs, a reçu une réponse cinglante de l’émissaire américain, qui a indiqué que «Washington préférait attendre la réponse du Front Polisario sans lui fixer d’ultimatum». Une déclaration qui porte un coup dur à la communication de victoire diplomatique totale claironnée par le Makhzen ces dernières semaines.

Posez votre question à la rédaction

Votre question…

Prénom ou pseudo *

Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.

Votre question * 0/1000

Envoyer Annuler

Voir sur le site source