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En plus de l’amélioration de la gouvernance et de la gestion intégrée des ressources : Adapter la formation aux exigences du tourisme durable

Par Samira Imadalou•5 min de lecture
Brifa
En plus de l’amélioration de la gouvernance et de la gestion intégrée des ressources : Adapter la formation aux exigences du tourisme durable
Résumé IA

Un atelier organisé par l'association Africa 21 à Monastir a réuni des journalistes maghrébins du 21 au 26 septembre pour débattre des enjeux du tourisme durable en Méditerranée face aux changements climatiques.

Les participants ont souligné la nécessité d'améliorer la gouvernance, la gestion intégrée des ressources et l'adaptation de la formation aux nouvelles exigences environnementales du secteur.

La représentante de l'OIT, Ahlem Amri, a relevé que les compétences en gestion responsable des ressources et en efficacité énergétique deviennent indispensables avec la transition vers la durabilité.

Mohamed Souissi propose de mobiliser des fonds d'investissement pour soutenir les jeunes dans le tourisme alternatif et structurer les initiatives informelles, notamment portées par les femmes rurales.

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«Le tourisme peut devenir un véritable moteur de développement local à condition de respecter les critères de développement durable dans les projets touristiques (…)», selon Mohamed Souissi, spécialiste en développement territorial et tourisme.

Les espaces touristiques sont de plus en plus confrontés aux changements climatiques en Méditerranée, spécifiquement dans les pays du Maghreb où l’impact de ces perturbations est lourdement ressenti. Entre déforestation, augmentation de la température de l’eau en mer, élévation du niveau de la mer et perturbation des écosystèmes littoraux et montagneux, les facteurs fragilisant ces espaces s’accentuent.
Ce qui rappelle la nécessité d’agir pour la mise en œuvre de stratégies sectorielles par pays répondant aux enjeux de l’heure en matière de développement durable.
Il s’agit en effet, selon les participants à un atelier sur le tourisme durable en Méditerranée, dédié aux journalistes maghrébins et qui s’est tenu du 21 au 26 septembre à Monastir ( Tunisie), de préparer les pays de la région à répondre à l’augmentation de la demande touristique et à la diversité de la clientèle. Et ce, tout en tenant compte de la capacité de charge des territoires et des potentialités que recèlent ces pays. Autrement dit : tirer profit des atouts des territoires à travers des projets de développement touristique durable. Pour assurer la durabilité de l’offre touristique, le cap devrait être mis, selon les participants aux débats lors de cette rencontre organisée par l’association Africa 21, sur la promotion d’un tourisme mieux réparti et des nouvelles formes de tourisme respectant environnement et caractéristiques locales. Les enjeux sont globalement liés à la formation pour développer l’emploi, à l’amélioration de la gouvernance et la gestion intégrée des ressources naturelles dans un secteur qui est aujourd’hui au cœur de la problématique du développement durable.
En matière d’emploi par exemple, le contexte de reprise et de croissance accroît simultanément les besoins de main-d’œuvre et de compétences, selon la représentante de l’Organisation internationale du travail (OIT), Ahlem Amri, qui intervenait lors de ce rendez-vous sur les tendances de l’emploi dans le secteur.

Les connaissances environnementales de plus en plus demandées

«Les pressions climatiques, les nouvelles technologies et l’évolution des attentes poussent le secteur à repenser ses modèles. Mais cette transition ne concerne pas seulement les destinations choisies par les touristes ou le fonctionnement des hôtels. Elle transforme également les emplois, les compétences et les conditions de travail des femmes et des hommes qui font vivre le secteur», a résumé la représentante de l’OIT. Une manière de souligner l’évolution des besoins en compétences dans les pays d’Afrique du Nord avec la croissance du secteur et l’enclenchement d’une transition vers la durabilité et la nécessité. En effet, au-delà de la recherche de profils associant compétences techniques et compétences transversales, les connaissances environnementales sont de plus en plus demandées. C’est le cas notamment dans la gestion responsable des ressources et l’efficacité énergétique. «Ces compétences s’intègrent elles aussi progressivement aux métiers existants», a souligné Ahlem Amri.
Dans ce cadre, Mohamed Souissi, spécialiste en développement territorial et tourisme, a insisté sur la mise en marche des parcours de formation professionnelle en tourisme et développement durable en Algérie. Il proposera à ce sujet la mobilisation de fonds d’investissement au profit des jeunes souhaitant investir dans le tourisme alternatif. Ce qui permettra par ailleurs, selon lui, de booster le développement local. «Le tourisme peut devenir un véritable moteur de développement local à condition de respecter les critères de développement durable dans les projets touristiques et d’encourager les petits projets locaux respectueux des principes du développement durable», nous dira-t-il .Ce ne sont pas les initiatives qui manquent dans ce cadre, notamment du côté des femmes rurales, qui sont de plus en plus nombreuses à s’investir dans la valorisation des produits du terroir, la production du savoir artisanal local et les projets associatifs intégrant l’hébergement chez l’habitant. Mais, majoritairement de manière informelle. Des mesures d’accompagnement technique et financier sont à généraliser dans ce sens pour faire de ces initiatives des moteurs d’un tourisme durable et générateur de revenus. 

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