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Faciliter le parcours des investisseurs

Par El-Houari Dilmi•4 min de lecture
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Faciliter le parcours des investisseurs
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L'expert financier Idir Saci a salué sur la Radio nationale la mise en service du guichet unique d'investissement comme une avancée majeure pour stimuler l'investissement en Algérie.

Le décret présidentiel confie désormais la décision foncière industrielle au wali sous la supervision de l'AAPI, dont le conseil d'administration regroupe les secrétaires généraux des ministères clés pour accélérer les décisions.

La date butoir de fin septembre a été fixée pour l'entrée en vigueur effective, avec pour objectif une décentralisation réelle plutôt qu'un retour à la centralisation.

Saci a aussi appelé à plus de flexibilité dans les programmes d'importations semestriels et à une meilleure gestion de la transition numérique pour le secteur automobile.

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Le Quotidien d'Oran

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Intervenant, hier dimanche, sur les ondes de la Radio nationale, l’expert financier Idir Saci est revenu sur le sujet expliquant que « cette mise en service du guichet unique est faite pour stimuler l’investissement ». L’invité de la Radio a expliqué que « l’entrée en vigueur du décret présidentiel intervient suite à une évolution de l’idée même de l’approche du traitement de l’investissement en Algérie, avec la création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), qui représentait une étape pour la clarification de l’objectif et des garanties que l’Algérie présente aux investisseurs tant étrangers que locaux ». Et d’ajouter que « des efforts ont été consentis pour répondre au besoin de transparence et de plus de clarifications, à travers des canaux garantissant cette transparence quant aux centres décisionnels », a-t-il souligné.

L’expert financier a également estimé que « la priorité est donnée au foncier industriel dont la décision revient désormais, après plusieurs arbitrages, au wali avec un rôle actif de AAPI ». «Nous sommes, en effet, arrivés à notre cap qui est de donner de l’efficacité dans la prise de décision et surtout une dématérialisation en matière du traitement de l’investissement », a-t-il appuyé. «Il faut savoir que le Conseil d’administration de l’AAPI se compose désormais des secrétaires généraux des ministères et des décideurs par décrets présidentiels tels que les ministères de l’Industrie, de l’Agriculture, des Finances, et d’autres en rapport avec le permis de construire et l’environnement…», a précisé l’expert financier. «L’objectif est de permettre une prise rapide de décision et une délégation de pouvoir décisionnel accéléré dans un contexte où les départements ministériels communiquent directement entre eux », a encore expliqué l’hôte de la Radio.

« L’autre bonne chose à relever est la décision du président de la République qui a fixé la date de fin septembre en cours comme date butoir pour l’entrée en vigueur du guichet unique », a insisté Idir Saci. Ce guichet unique permet, toujours selon le même intervenant, « une amélioration de l’information et une visibilité meilleure du fait de la réunion de plusieurs départements au sein de l’AAPI et, à moyen terme, permettre de redéfinir le rôle de l’AAPI dans un volet beaucoup plus stratégique », a-t-il souligné. Sur le plan opérationnel, « on devra accélérer la décentralisation de la prise de décision, puisque l’idée du guichet unique est de préserver la gestion de la vision stratégique globale mais surtout pas de nous faire revenir à la centralisation qui n’a jamais bien fonctionné », a-t-il indiqué.

« L’acte d’investir est un acte qui doit rester libre, en ce sens que le développement harmonieux de tout le territoire est l’un des objectifs assignés au guichet unique », a encore expliqué l’invité de la Radio. Et d’ajouter : « l’offre de l’Etat en matière d’investissement va se retrouver beaucoup plus efficiente», a-t-il expliqué, précisant que la tendance mondiale « est aujourd’hui de réduire l’impact logistique, c’est-à-dire rapprocher toujours plus la production du marché des matières premières puis du marché tout court ».

Au sujet de l’arrêt définitif de l’importation des composants plastiques pour automobiles dès le 31 décembre prochain, Idir Saci l’a qualifié de « décision importante », appelant au passage à «améliorer le fonctionnement des plateformes déclaratives et une meilleure gestion de la transition entre le papier et le numérique pour avoir une idée claire sur les stratégies sectorielles et nos capacités réelles en matière d’investissement ».

Au sujet du programme prévisionnel d’importations pour le second semestre 2026, l’expert financier a plaidé pour une plus grande flexibilité comme une augmentation de la périodicité de ces programmes, « pour passer à un an ou plus au lieu de six mois, cela pour éviter les contrecoups des fluctuations du marché et la hausse des prix des produits importés».

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