Après un été de fortes chaleurs à Mostaganem : Le barrage du Chéliff méconnaissable

Après un été caniculaire, le barrage du Chéliff à Mostaganem présente un niveau exceptionnellement bas, ses berges émergées étant colonisées par une végétation dense.
Cette situation complique l'entretien mais offre une fenêtre propice aux inspections et au débroussaillage avant la remontée des eaux.
D'une capacité de 50 millions de m³, l'ouvrage alimente le système MAO qui transfère 155 millions de m³ annuels vers Mostaganem et Oran.
En janvier 2026, le barrage avait pourtant atteint son niveau maximal après de fortes pluies, illustrant l'amplitude des variations saisonnières.
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A l’issue d’un été marqué par de fortes chaleurs, le barrage du Chéliff, à Oued El Kheïr, présente un visage pour le moins inhabituel.
Avec le recul des eaux, d’importantes portions du réservoir sont désormais émergées et progressivement colonisées par les arbustes et les buissons. Une situation qui remet au premier plan la question de l’entretien de l’ouvrage. A quelque 35 km au nord-est de Mostaganem, près du village de Hachasta, le barrage du Chéliff offre actuellement un paysage méconnaissable. Les zones autrefois recouvertes par les eaux apparaissent désormais à découvert, laissant place à une végétation qui s’est développée au fil des mois. L’assèchement constaté intervient après une période estivale marquée par des températures élevées et plusieurs épisodes de fortes chaleurs. La baisse du niveau de la retenue a ainsi fait émerger des espaces jusque-là immergés, donnant au site une configuration inhabituelle. Au-delà de son aspect spectaculaire, cette situation pose la question de l’entretien et du suivi des secteurs désormais accessibles.
La présence d’arbustes et de végétation dense dans certaines parties du réservoir pourrait notamment compliquer les opérations de nettoyage, d’inspection et de gestion de l’ouvrage. La période de basses eaux constitue, à cet égard, une fenêtre particulièrement propice pour procéder, lorsque cela est nécessaire, au nettoyage et au débroussaillage des zones émergées. Elle permet également de faciliter l’observation de certaines parties du réservoir et d’identifier d’éventuelles dégradations ou anomalies qui seraient plus difficiles à détecter après la remontée du niveau des eaux.
Le barrage du Chéliff occupe une place importante dans le dispositif hydraulique régional. Selon les données publiées par la wilaya de Mostaganem, sa capacité est de 50 millions de mètres cubes. Il est intégré au système de transfert d’eau Mostaganem-Arzew-Oran (MAO), qui comprend également le barrage-réservoir de Kerrada. Le système MAO avait notamment été conçu pour transférer des volumes importants vers les wilayas de Mostaganem et d’Oran. Les données historiques font état d’un transfert global de 155 millions de mètres cubes par an, dont 45 millions destinés à Mostaganem et 110 millions à Oran. La situation actuelle du barrage illustre ainsi les effets visibles des fluctuations importantes du niveau des retenues. En janvier 2026, après d’importantes précipitations, le barrage de l’Oued Chéliff avait même atteint son niveau maximal, entraînant des opérations de transfert des eaux excédentaires vers le barrage-réservoir de Kerrada.
Entre remplissage hivernal et recul estival des eaux, le contraste est donc saisissant. Il rappelle l’importance d’un suivi régulier des ouvrages hydrauliques, aussi bien du point de vue de la ressource que de celui de leur entretien. A l’heure où le réservoir apparaît largement découvert, la période actuelle pourrait ainsi permettre aux services concernés de procéder aux opérations d’inspection, de nettoyage et de débroussaillage nécessaires, avant une éventuelle remontée du niveau des eaux avec le retour des précipitations Lakhdar Hagani
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