Manifestations contre l’ambassade israélienne : le Maroc sort la matraque

Le Maroc réprime violemment les manifestations contre l'ouverture d'une ambassade israélienne à Rabat, procédant à plusieurs arrestations à Tanger dimanche 27 septembre.
La contestation a repris après l'accord du 16 septembre entre Rabat et Tel-Aviv pour élever leurs représentations diplomatiques au rang d'ambassades, une grande marche ayant déjà rassemblé des milliers de personnes à Marrakech.
Parmi les interpellés figurent l'avocat Mohamed El-Saroukh, figure emblématique du front anti-normalisation, et un cadre du mouvement Al Adl wa El Ihsane, suscitant l'indignation d'activistes sur les réseaux sociaux.
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TSA Algérie
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Le Maroc intensifie la régression des voix qui contestent l’ouverture d’une ambassade israélienne à Rabat. Plusieurs arrestations ont été effectuées dans les rangs de manifestants à Tanger dimanche 27 septembre.
Le mouvement de contestation de la normalisation a repris vigueur après l’annonce, mercredi 16 septembre, d’un accord entre le Maroc et Israël pour relever leurs représentations diplomatiques au rang d’ambassades avec échange d’ambassadeurs.
Maroc – Israël : la contestation de la normalisation ne faiblit pas
Des actions de rue ont eu lieu vendredi dernier dans plusieurs villes du royaume, notamment une grande marche qui a drainé des milliers de manifestants à Marrakech.
Ce dimanche 27 septembre, c’est à Tanger, dans le nord, que les Marocains ont battu le pavé avec les mêmes mots d’ordre de rejet de l’échange d’ambassadeurs avec Israël et de soutien à la cause palestinienne. Les manifestants ont répondu à l’appel du front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation. Le mouvement a appelé à manifester contre l’ouverture d’une ambassade d’Israël à Rabat.
Contrairement à la marche de Marrakech, celle de Tanger a été violemment réprimée par la police.
Des manifestants arrêtés à Tanger
Selon des activistes politiques et des militants des droits de l’homme, plusieurs manifestants, dont des figures anti-normalisation, ont été arrêtés. Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir des militants embarqués de force dans les fourgons cellulaires de la police.
Le militant Mohamed Talal Lahlou a fait état du placement en détention d’un haut cadre du mouvement Al Adl wa El Ihsane ainsi que plusieurs autres manifestants.
Hassan Bennajeh, activiste politique, a, lui, annoncé l’arrestation de l’avocat Mohamed El-Saroukh, l’une des figures emblématiques du front contre la normalisation.
“Une tentative de punir la population”
“La répression dont Tanger a été le théâtre hier n’est rien d’autre qu’une tentative désespérée de punir une population libre et fière qui n’a cessé, depuis trois ans, de maintenir l’élan de ses manifestations remarquées en soutien à Gaza et en rejet de la normalisation”, a écrit Bennajeh sur X.
“La tension monte au Maroc alors même qu’aucun chef du gouvernement n’a été nommé”, a commenté pour sa part Mohamed Talal Lahlou.
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