Économie

Industrie pharmaceutique : l’Algérie domine l’Afrique avec une usine sur trois

Par Makhlouf Mehenni6 min de lecture
Industrie pharmaceutique : l’Algérie domine l’Afrique avec une usine sur trois
Résumé IA

À l’ouverture de la première Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments à Alger, le président Tebboune a annoncé qu’une usine pharmaceutique africaine sur trois se trouvait en Algérie, avec 230 des 649 entreprises pharmaceutiques africaines installées et plus de 100 projets en cours. Depuis 2020, l’Algérie a dédié un ministère à la production pharmaceutique et couvre désormais plus de 80 % de ses besoins en médicaments, avec une orientation croissante vers l’exportation. La conférence, soutenue par l’OMS, vise à renforcer l’industrie pharmaceutique africaine dans le cadre de la Vision 2063 afin de garantir un accès équitable aux médicaments et vaccins et de sécuriser les chaînes d’approvisionnement du continent.

T

Publié par

TSA Algérie

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a dévoilé un chiffre qui traduit l’incroyable bond réalisé par l’Algérie ces dernières années en matière de production pharmaceutique.

Selon le chef de l’État, une usine africaine de médicaments sur trois se trouve en Algérie. Le président s’exprimait dans une allocution lue en son nom par le Premier ministre Sifi Ghrieb à l’ouverture de la première édition de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et autres technologies de santé, ce jeudi 27 novembre au Centre international des conférences (CIC), à Alger.

L’Algérie dédie depuis 2020 un ministère à part entière à la production pharmaceutique, et les résultats sont déjà là. Le pays est devenu, et de loin, le leader africain de la production du médicament, couvrant 80 % de ses besoins et s’orientant de plus en plus vers l’export.

« Un secteur stratégique et prioritaire »

L’Algérie a fait le choix de faire de l’industrie pharmaceutique un secteur stratégique et prioritaire dans le processus de la réalisation de la sécurité sanitaire”, a rappelé Abdelmadjid Tebboune, soulignant le travail accompli par le ministère de la Production pharmaceutique en termes d’exécution de réformes structurelles et profondes, de gestion des investissements et d’encouragement des partenariats.

Le choix par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’Algérie pour abriter cette première conférence n’est pas fortuit.

Il est dû principalement aux nombreuses réalisations de l’Algérie dans le secteur de la production pharmaceutique, s’est félicité le chef de l’État, qui a exprimé par les chiffres l’avance prise par l’Algérie dans ce domaine : sur 649 entreprises africaines de production pharmaceutique, 230 se trouvent en Algérie, auxquelles s’ajoutent plus de 100 projets en voie de réalisation.

Les chiffres fournis par les organisateurs confirment la suprématie algérienne. Les plus gros PIB du continent suivent loin derrière avec 100 usines pour l’Égypte et le Nigeria et 80 pour l’Afrique du Sud.

Ce que confirme cette déclaration du représentant de l’agence africaine du médicament : “Les participants sont venus saluer l’exception algérienne”.

Outre l’encouragement de l’investissement, l’Algérie a aussi accordé une importance particulière à la recherche et développement dans le domaine du médicament.

Ces efforts conjugués ont permis de “relever le taux de couverture nationale en médicaments produits localement à plus de 80 %, avec une orientation grandissante vers l’exportation vers les marchés africains”, a indiqué Tebboune dans son message aux participants.

Cette conférence, a-t-il dit, qui survient après le succès retentissant de l’IATF en septembre dernier, vise à renforcer l’industrie pharmaceutique en Afrique pour “garantir un accès équitable aux médicaments et vaccins pour tous les peuples du continent à travers des systèmes de santé souples, afin d’avoir des produits pharmaceutiques sûrs, efficaces et moins coûteux”.

Médicament : l’Afrique salue l’exception algérienne

Les transformations géostratégiques mondiales accentuent la pression sur les chaînes d’approvisionnement en médicaments et vaccins. Il ne s’agit pas seulement, a expliqué le président, d’ “une simple question technique ou conjoncturelle”.

C’est une question qui est au cœur des préoccupations de tous les États et les organisations internationales, à leur tête l’OMS, qui lui accordent une importante particulière, “vu son impact direct sur la prise en charge des malades et la préservation de la sécurité sanitaire internationale”, a-t-il dit.

Pour le chef de l’État, il n’est pas normal que l’Afrique, qui recèle des ressources et des compétences qui bénéficient “à tous les pays du monde”, soit encore dépendante et continue à importer de façon quasi totale ses besoins sanitaires.

Le continent a, de ce fait, un besoin pressant d’abriter la fabrication des médicaments, vaccins et équipements médicaux et les matières premières.

M. Tebboune a, dans ce sens, réaffirmé son attachement constant aux principes de la solidarité africaine et de la complémentarité régionale, conformément à sa vision qui a pour objectif de “faire de l’Afrique un continent fort avec sa souveraineté, uni par ses intérêts et complémentaire dans son développement”.

C’est aussi l’objectif de cette première conférence qui elle-même s’intègre à la Vision 2063 de l’Union africaine. La conférence contribuera à exécuter “la stratégie africaine de production pharmaceutique pour assurer la majorité des besoins des peuples du continent en médicaments, vaccins et technologies sanitaires”, a-t-il indiqué.

Ce sera aussi un “virage dans le processus de consolidation de la coopération africaine dans les domaines sanitaire et industriel” et ce, à travers la déclaration d’Alger qui va sanctionner les travaux.

La déclaration, a indiqué le président Tebboune, “constituera sans doute une charte pour les États africains afin de renforcer la production locale de médicaments et jettera les bases d’un partenariat opérationnel qui garantit aux peuples du continent le droit au médicament, à la santé et au développement” pour que l’Afrique puisse être capable de “produire ses médicaments, assurer la santé de ses enfants et concrétiser sa souveraineté”.

Voir sur le site source