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Les pourparlers dans l’impasse

Par Mohamed Mehdi•5 min de lecture
Brifa
Les pourparlers dans l’impasse
Résumé IA

Les pourparlers de paix au Yémen sont dans l'impasse alors que les combats se poursuivent à l'ouest de Taïz et que les Houthis accusent l'Arabie saoudite de bombardements meurtriers contre des civils.

L'OMS recense 838 morts depuis le 6 août, tandis que l'ONU signale plus de 130 000 déplacés en septembre, dont 3 000 ayant fui vers Djibouti.

Le rejet par Trump d'une proposition iranienne a fait grimper le Brent de 3,82 % à 108,30 dollars le baril, les médiateurs préparant des discussions séparées avec Washington et Téhéran.

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Le Quotidien d'Oran

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Au Yémen, les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts à l’ouest de Taïz entre les forces gouvernementales et Ansarallah (Houthis). Ces derniers ont accusé, dimanche, l’Arabie saoudite de viser des civils, faisant état de dizaines de morts, et réclament une enquête internationale. Les Houthis sont à leur tour accusés d’avoir tué des civils dans leurs attaques.

Alors que Reuters fait état de «discussions séparées avec Washington et Téhéran» par les médiateurs, prévues lundi ou mardi, qui «porteront sur une version révisée de la proposition de sept jours soumise par l’Iran», Al Jazeera rapporte que le prix du pétrole a augmenté de 3,8% en raison du rejet par le président Trump de la première version de la proposition iranienne.

Yémen : plus de 130.000 déplacés en septembre

De violents combats continuent d’opposer les forces gouvernementales au groupe des Ansarallah (Houthis) sur plusieurs fronts de l’ouest du gouvernorat de Taïz, dans le sud-ouest du Yémen, rapporte les correspondant d’Al Jazeera.

Une source militaire sur le terrain, ayant requis l’anonymat, a indiqué hier à Al Jazeera que les forces gouvernementales repoussent une attaque houthie et empêchent le groupe de progresser et de prendre le contrôle des zones d’Anam et de Tabat al-Ariel, à Bani Bakari, à l’ouest du gouvernorat de Taïz. L’agence de presse yéménite ‘Saba’ a rapporté que les Houthis ont enlevé 30 citoyens dans le gouvernorat de Dhamar, dont 11 originaires du district d’al-Hada’a, ajoutant qu’une femme a été tuée et son fils blessé lors d’un bombardement du groupe qui a ciblé une tente appartenant à une personne déplacée dans le district d’Al-Waziyah, dans le gouvernorat de Taïz.

Par ailleurs, les Houthis ont réclamé dimanche une enquête internationale suite à la mort de «dizaines de civils dans des bombardements de la coalition gouvernementale soutenue par l’Arabie saoudite à Taïz.»

Le porte-parole du gouvernement houthi, le Dr Omar al-Bukhaiti, a déclaré que les avions de guerre saoudiens ont bombardé dimanche des commerces du marché central de Taïz, au carrefour de Mawiyah, faisant 47 victimes civiles, dont 5 enfants, selon les premières informations.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) 838 personnes ont été tuées au Yémen depuis le 6 août, en raison de l’escalade du conflit.

En outre, les Nations Unies ont signalé que plus de 130.000 personnes ont été déplacées au cours du mois de septembre, et plus de 3.000 personnes ont été contraintes de fuir vers Djibouti en traversant le détroit de Bab el-Mandeb.

Les prix du pétrole grimpent de 3,8%

Le rejet par le président Trump d’une proposition de paix de l’Iran, visant à résoudre le conflit entre les deux pays et à rouvrir le détroit d’Ormuz, a fait rebondir les cours du brut de Brent plus de 3%.

«Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,98 dollars (soit 3,82 %) pour atteindre 108,30 dollars le baril à 09h59 GMT, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) s’établissait à 95,93 dollars le baril, en hausse de 3,52 dollars (soit 3,81 %)», a rapporté lundi Al Jazeera English (AJE).

Selon Hamad Hussain, économiste principal spécialiste du climat et des matières premières chez Capital Economics, cité par AJE, « si l’augmentation des flux transitant par le détroit d’Ormuz atténue quelque peu la pression haussière sur les prix, la situation globale reste marquée par un déficit sur le marché pétrolier».

Des données du transport maritime de la société Kpler, citée par Al Jazeera, font état d’une hausse des exportations de pétrole brut des principaux producteurs du Moyen-Orient en septembre pour atteindre 12,8 millions de barils par jour (bpj), leur plus haut niveau depuis le début de l’agression israélo-américaine contre l’Iran en février dernier.

«Les données préliminaires indiquent que cette reprise est due à la remontée des exportations via le détroit d’Ormuz, qui ont atteint environ 7,4 millions de bpj ce mois-ci. Cette reprise fait suite au détournement par l’Arabie saoudite d’une partie de ses exportations de pétrole du port de Yanbu, sur la mer Rouge, après les attaques ayant endommagé l’oléoduc Est-Ouest», explique AJE.

Cependant, ajoute la même source, ces exportations «restent inférieures d’environ 6 millions de bpj à leur niveau de février, où elles avaient atteint 18,8 millions de bpj».

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