Les barricades des frontières, une insulte à l’histoire
L'Europe connaît une montée des protestations anti-migrants et une progression de l'extrême droite au pouvoir dans plusieurs pays comme la France, l'Allemagne ou la Suède.
Cette hostilité تجاه les étrangers occulte les causes profondes des crises sociales et ignore les leçons de l'histoire humaine.
Les Occidentaux furent eux-mêmes les premiers migrants par millions au fil des siècles, contraints par le climat et la survie.
Les barrières aux frontières insultent cette réalité naturelle, car l'histoire prouvera l'inanité des murs face aux mouvements humains.
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Le Quotidien d'Oran
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A des exceptions près, l’Europe semble s’être donné la consigne pour manifester contre les migrants. Les protestations dans les rues ne sont pas des formalités de décor et téléguidées par les acteurs politiques des droites extrêmes, elles deviennent quotidiennes. Rares sont les villes européennes qui échappent au pétrin amer de la xénophobie, outil corvéable pour expliquer les déboires économiques et en même temps argument essentiel dans la plupart des débats électoraux. Un sujet de fixation occultant la désarticulation profonde des sociétés d’aujourd’hui.
L’arme semble efficace pour parvenir au pouvoir, puisque l’extrême droite est en marche pour s’installer dans les parlements et prendre en main les institutions officielles. La France, l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Grande-Bretagne, l’Espagne et d’autres s’acheminent dans un virage politique à droite sans connaître la finalité plurielle d’une guerre pas du tout larvée contre les migrants.
La chasse à l’étranger paraît engagée sans tenir compte des leçons de l’histoire qui, à travers son long parcours et à travers les siècles, a démontré la réalité sur une des premières natures basée sur les vagues des déplacements humains.
Dans la mêlée de ce que chaque Etat prône, chacun est suspendu à des considérations politiques, économiques et démographiques qui lui sont propres, et avance ses arguments selon ses convenances. En ne s’en tenant cependant qu’au factuel, en surfant sur la misère du monde, les farouches défenseurs de l’enfermement sur eux-mêmes adressent une magistrale insulte à l’histoire de l’humanité.
La nature veut que l’homme, à l’image des créatures non pensantes, soit né pour se déplacer selon le climat et des considérations naturelles pour se nourrir et pour donner un sens à son existence. Il se prête toujours à cette exigence sous la contrainte de la désuétude et de la force de la nature pour que lui aussi trouve un pâturage qui lui sied.
Les Occidentaux ont été eux-mêmes, par millions, les premiers migrants d’une longue histoire implacable. Entre les marches de protestations actuelles contre l’immigration et celle de la marche des siècles, ce sera cette dernière qui aura le fin mot pour prouver la puérilité des murs et les barricades des frontières.