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Conflit au Moyen-Orient : Trump annonce des pourparlers et Téhéran se dit prêt au dialogue

Par Salima Tlemçani•11 min de lecture
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Conflit au Moyen-Orient : Trump annonce des pourparlers et Téhéran se dit prêt au dialogue
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Trump a annoncé la reprise de pourparlers avec l'Iran, confirmés par la rencontre du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avec des médiateurs à New York.

Téhéran a affirmé être prêt à négocier tout en maintenant ses conditions, notamment son droit au nucléaire, que l'administration Trump conteste ouvertement.

Le président américain a déclaré qu'il «gagnerait très prochainement la guerre contre l'Iran», sans écarter un retour aux frappes aériennes.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a exigé d'Israël la fin de l'«annexion rampante» de la Cisjordanie occupée.

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Après avoir démenti de nouveaux pourparlers avec les Etats-Unis, annoncés par le président Donald Trump qui avait rejeté ses propositions auparavant, l’Iran a affirmé que son ministre des Affaires étrangères a rencontré, hier à New York, des médiateurs en vue de négociations avec les Américains. Trump a déclaré que son pays «gagnera très prochainement la guerre contre l’Iran», mais garde cependant l’option de la reprise de la guerre, pendant que Téhéran a averti qu’il «ne renoncera pas» à ses conditions pour un accord, notamment celle liée à son droit au nucléaire, que l’administration Trump conteste.

Après avoir démenti la tenue de nouvelles discussions avec les Etats-Unis sur la réouverture du détroit d’Ormuz, annoncée par Donald Trump, l’agence de presse officielle iranienne a affirmé que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, «a rencontré des médiateurs à New York», où il se trouvait en marge de la 81e Assemblée générale de l’Onu, «en vue de négociations avec les Etats-Unis». Pourtant, quelques heures plus tôt, la même agence avait indiqué, selon «une source proche» de la délégation iranienne à New York, que celle-ci «n’a pas l’intention de tenir de négociations avec les Etats-Unis», en précisant que «les points de vue et les positions de l’Iran ont été communiqués clairement et explicitement à la partie américaine… par l’intermédiaire d’un médiateur qatari», avant d’annoncer le retour en Iran de la délégation iranienne aujourd’hui.
Ce démenti a été fait en réaction aux déclarations du président américain, Donald Trump, au site américain Axios, auquel il a affirmé s’attendre à la reprise des négociations entre les deux parties la semaine prochaine, alors qu’il avait rejeté le plan iranien de réouverture du détroit d’Ormuz sous sept jours. Une reprise qui semble très difficile du fait que ces pourparlers butent sur des questions clés, qui séparent jusque-là Téhéran et Washington, et ce, malgré les efforts d’autres médiateurs, comme le Qatar et Oman. Si Trump veut un accord qui englobe le désarmement nucléaire, la feuille de route iranienne reste axée sur le détroit d’Ormuz et la présence militaire américaine dans ce passage maritime commercial stratégique, qui fait l’objet d’un blocus naval américain. A Axios, Trump a déclaré : «Je m’attends à de nouvelles discussions avec l’Iran cette semaine.» Et de préciser à propos de l’offre iranienne : «Ils veulent conclure un accord, mais ce n’est pas celui que je souhaite. C’est celui que nous aurions peut-être accepté il y a un an. Ils ont surestimé leurs forces.» Trump n’a pas écarté le retour aux frappes aériennes contre l’Iran. Il a affirmé qu’il «y pense toujours». A en croire Axios, «deux sources régionales ont confirmé» les propos de Trump sur des pourparlers cette semaine. «Elles ont indiqué s’attendre à une nouvelle série de pourparlers indirects entre les Etats-Unis et l’Iran dès lundi (NDLR : hier).» Le même média a affirmé, en outre, qu’«un responsable américain et deux sources régionales» lui ont affirmé que «les médiateurs qataris poursuivent leurs efforts diplomatiques pour tenter de parvenir à un accord». Selon lui, «les médiateurs qataris ont discuté de la proposition iranienne initiale avec les deux parties et ont soumis une proposition de compromis à l’examen des deux camps. Au cours du week-end dernier, les médiateurs qataris ont mené des échanges séparés avec les négociateurs iraniens et américains au sujet de modifications du texte et devraient rencontrer séparément le ministre des Affaires étrangères iranien, Araghchi, et le conseiller et le gendre du président Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, dès lundi».

«Je gagnerai la guerre contre l’Iran et les prix du pétrole retomberont»

Araghchi, faut-il le préciser, avait déclaré dimanche dernier que «malgré le rejet par Trump de la proposition iranienne, l’Iran souhaite toujours une solution diplomatique», précisant : «Nous ne nous soucions que de nos intérêts nationaux. Nous sommes prêts à négocier. Bien que le président Trump nous a fait savoir qu’il rejette cet accord… nous attendons toujours une réponse officielle par l’intermédiaire des médiateurs.»
Mais, l’ambassadeur américain à l’Onu, Mike Waltz, et de manière très claire, a réaffirmé la position de Trump et expliqué le rejet du plan iranien. Il a commencé par le qualifier de «tentative opportuniste» visant à formuler des exigences que Téhéran sait d’avance inacceptables pour Washington. «Il s’agissait, je crois, d’une tentative assez cynique de mettre sur la table quelque chose qu’ils savaient inacceptable. Demander la levée du blocus, des sanctions, des sanctions internationales et l’accès à des milliards d’actifs, juste pour dialoguer (…). Il me semble assez évident que le Président n’a pas beaucoup confiance cette fois-ci, après notre tentative d’il y a quelques mois», a-t-il affirmé.
La réponse du chef de la diplomatie iranienne, Araghchi, ne s’est pas fait attendre. Le responsable a tout de suite réagi en accusant la partie américaine de ressasser de «vieilles accusations sans fondement». Il a déclaré aussi : «Nos conditions sont claires, et toute réouverture du détroit d’Ormuz est subordonnée à leur respect. Nous ne reculerons pas. Nous n’avons jamais fermé la porte à la diplomatie ni aux négociations, mais en même temps, nous n’avons jamais renoncé à nos droits.»
La crise a atteint un véritable statu quo qui fait planer le risque du retour à la guerre, brandi par Donald Trump la semaine écoulée. En effet, d’après le Wall Street Journal, le président américain «envisageait de reprendre les bombardements contre l’Iran après les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre». La menace a été réaffirmée lors de son entretien accordé à Axios, en déclarant qu’il «y pense toujours». Néanmoins, selon Wall Street Journal, qui cite des «médiateurs impliqués dans les pourparlers», ces derniers «étaient engagés dans une course contre la montre pour empêcher le conflit de dégénérer en guerre ouverte, tout en soulignant que les chances de succès étaient limitées».
Hier, la situation a connu des rebondissements. L’Iran, qui avait démenti toute nouvelle discussion, a annoncé un nouveau round de négociations, que dirigera le ministre de ses Affaires étrangères, alors que Trump s’est montré très optimiste tout en gardant l’option de la guerre. Il a déclaré qu’il «gagnerait la guerre contre l’Iran». Il a affirmé que «les prix du pétrole retomberaient à leurs niveaux d’avant-guerre une fois les combats terminés». Sur le retour à la guerre avant les élections législatives de mi-mandat, il a répondu que c’était «possible», en ajoutant : «Mais je ne veux tout simplement pas le dire.» Cependant, peut-il prendre le risque d’une telle décision, au moment où il fait face à un mécontentement croissant contre la guerre et ses répercussions sur les prix du carburant, à quelques semaines seulement des élections législatives de mi-mandat ? La question reste posée.

Cisjordanie occupée : Guterres exige de mettre fin à l’«annexion rampante»

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a de nouveau condamné, hier, «l’expansion incessante» des colonies en Cisjordanie, exigeant d’Israël de mettre fin à cette «annexion rampante». Cité par Ramiz Alakbarov, représentant adjoint de l’ONU pour le Moyen-Orient, dans un texte lu devant le Conseil de sécurité, M. Guterres a de nouveau «condamné fermement» l’expansion incessante des colonies en Cisjordanie. «L’annexion rampante de la Cisjordanie est illégale, dépourvue d’effet juridique et doit cesser», a-t-il affirmé. M. Guterres a dénoncé «les attaques persistantes et croissantes des colons», les «démolitions illégales» de biens appartenant à des Palestiniens et «l’expansion rapide de l’emprise des colonies», qualifiant de «profondément alarmant» le niveau de violence dans la région. «Ces évolutions sont contraires au droit international, contribuent à ancrer davantage l’occupation illégale et portent atteinte au droit du peuple palestinien à l’autodétermination», a-t-il souligné. Les violences commises par des colons se multiplient en Cisjordanie occupée, notamment depuis le début de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza en octobre 2023. Selon des données de l’ONU, plus de 500 000 colons sionistes vivent dans des colonies en Cisjordanie occupée, aux côtés de quelque trois millions de Palestiniens. R. I.

Soudan : les autorités dénoncent les attaques des FSR

Les autorités soudanaises du Nord-Kordofan ont dénoncé hier les attaques de drones perpétrées par les Forces de soutien rapide (FSR) contre des installations civiles à El Obeid, la capitale de l’Etat, appelant la communauté internationale à agir. «Le fait de cibler des infrastructures civiles, éducatives et sportives constitue une attaque flagrante contre les citoyens et leurs ressources, ainsi qu’une violation du droit international humanitaire», a déclaré le gouvernement de l’Etat dans un communiqué. Le communiqué précise que les sites ciblés comprenaient la cité sportive et l’université privée Shikan. Aucun blessé ni dégât matériel n’a été signalé. Le gouvernement a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains et humanitaires à condamner les attaques des FSR contre des infrastructures civiles, à assurer la protection des civils, à documenter les violations et à demander des comptes aux responsables. Le mois dernier, l’ONU a déclaré que 1100 civils avaient été tués lors d’attaques de drones au Soudan entre janvier et juin. Les trois Etats du Kordofan au Soudan, le Nord, l’Ouest et le Sud, sont le théâtre d’affrontements entre l’armée et les FSR depuis le 25 octobre 2025. Le Soudan est plongé dans un conflit entre l’armée et les FSR depuis avril 2023, qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 13 millions de personnes, selon les estimations de l’ONU et de la communauté internationale. R. I.

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