Ferme géante Baladna Algérie : le virologue Yahia Chebloune appelle à la vigilance

Les premiers troupeaux de vaches américaines pour la ferme géante Baladna Algérie sont attendus le 25 novembre à Adrar, dans le sud du pays.
Le virologue Yahia Chebloune, chercheur à l'université de Grenoble et à l'INRAE, appelle à une vigilance maximale face au risque de maladies animales lié à l'importation de ces bovins.
Ce projet d'investissement de 3,5 milliards de dollars, mené avec le groupe laitier qatari Baladna, prévoit une ferme de 270 000 vaches et une usine de lait en poudre de 193 000 tonnes par an.
Chebloune prévient qu'avec un cheptel aussi vaste, toute contamination serait une catastrophe et insiste sur la nécessité de vaccins locaux pour garantir un lait sain.
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TSA Algérie
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Les premiers troupeaux de vaches américaines pour la ferme géante Baladna Algérie sont attendus à Adrar en novembre prochain.
Le virologue algérien Yahia Chebloune, qui fait partie des membres du Haut conseil scientifique de la communauté algérienne à l’étranger qui ont été reçus par le président Abdelmadjid Tebboune dimanche 27 septembre, appelle déjà à une vigilance maximale afin d’éviter l’entrée avec ces cheptels de maladies animales.
Les premières vaches américaines attendues à Adrar le 25 novembre
Le projet Baladna est un investissement intégré de 3,5 milliards de dollars lancé avec le groupe laitier qatari pour la production de lait dans la wilaya d’Adrar, dans le sud de l’Algérie.
Le projet comprend une ferme géante de 270 000 vaches, la production de fourrages sur 219 000 hectares et la réalisation d’une usine de production de lait en poudre d’une capacité de 193 000 tonnes par an. Le coût de l’investissement, engagé par le Fonds national d’investissement (FNI) et le Qatari Baladna, est estimé à 3,5 milliards de dollars.
La semaine passée, Baladna El Djazaïr a annoncé que tout est fin prêt sur place, (l’eau, le fourrage, les hangars, les systèmes de climatisation, les routes et les équipes de travailleurs) pour accueillir les premières vaches importées des États-Unis dès le 25 novembre prochain.
Un accord avait été conclu avec des fournisseurs américains pour la livraison de 30 000 vaches. Le nombre de bovins qui arriveront le 25 novembre n’a pas été précisé, mais vu le nombre que la méga-ferme est appelée à abriter à terme, le virologue algérien Yahia Chebloune a insisté sur l’extrême vigilance qui doit accompagner l’entrée des vaches importées sur le territoire national.
Le professeur Yahia Chebloune appelle à la vigilance
M. Chebloune, chercheur à l’université de Grenoble et à l’institut français de recherche en agronomie (INRAE) et directeur de PAVAL Lab (Laboratoire Pathogénèse et Vaccination Lentivirales), figure parmi les membres du Haut conseil des scientifiques algériens à l’étranger, reçus dimanche par le président de la République Abdelmadjid Tebboune.
“Avec un tel grand nombre de vaches, le risque grandit aussi. Sur un petit cheptel, on peut arrêter la contamination, mais avec 270 000 vaches, s’il y a des contaminations, ça va être une catastrophe”, a mis en garde le virologue dans des déclarations rapportées par La Patrie News.
Pour réduire le risque, préconise-t-i, il faut disposer de vaccins “fabriqués et connus ici” afin de pouvoir maîtriser les éventuelles maladies de ces cheptels.
Le chercheur a expliqué que le risque n’est pas seulement pour la santé des bovins, mais aussi pour les consommateurs puisque ces vaches vont produire du lait destiné à la consommation humaine. “Il faut arriver à être sûr à 100 % d’avoir un lait sain”, a-t-il insisté.
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