À Alger, le patron de l’OPEP contredit le discours sur la fin du pétrole

Le secrétaire général de l’OPEP Haitham Al Ghais, en visite à Alger du 26 au 29 septembre, contredit les prévisions de déclin pétrolier et annonce une hausse de la demande mondiale.
Il prévoit une augmentation de 23 % d’ici 2050, portant la consommation à 124 millions de barils quotidiens contre 105 millions aujourd’hui, le gaz naturel devenant la deuxième source d’énergie.
Al Ghais juge le discours sur la transition énergétique « inquiétant » pour les investisseurs, l’OPEP estimant à 17 700 milliards de dollars les investissements nécessaires d’ici 2050.
L’organisation considère les renouvelables comme complémentaires aux fossiles, et Al Ghais a été reçu par le président Tebboune lors de son séjour.
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TSA Algérie
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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne partage pas les prévisions de baisse de la consommation de pétrole dans les décennies à venir à cause de la transition énergétique et la montée des énergies renouvelables.
Le secrétaire général de l’organisation prévoit même un fort accroissement de la demande mondiale sur l’or noir dont l’Algérie produit un million de barils par jour. En 2050, c’est-à-dire dans 25 ans, la demande mondiale aura augmenté du quart de son niveau actuel.
SG de l’OPEP : la demande sur le pétrole va augmenter de 23% d’ici à 2050
Haitham Al Ghais, SG de l’OPEP, est en visite en Algérie, du 26 au 29 septembre. Il a été notamment reçu lundi 28 septembre par le président de la République Abdelmadjid Tebboune. Dans une interview accordée à l’agence officielle APS, El Ghais a livré des estimations sur ce que sera le marché pétrolier d’ici le milieu du siècle.
“L’économie mondiale doublera de taille par rapport à aujourd’hui, portée par les économies des pays en développement, ce qui fera grimper la demande de pétrole en 2050 à 124 millions de barils par jour, contre environ 105 millions de barils par jour actuellement”, prévoit-il.
Haitham Al Ghais a en outre fait une prévision concernant le gaz naturel, à l’issue de l’audience que lui a accordé le président de la République. Le gaz naturel deviendra la deuxième plus importante source d’énergie à l’horizon 2050, selon les études de l’OPEP et celles de plusieurs autres organismes, a-t-il indiqué.
Les prévisions à la baisse, un “message inquiétant” aux investisseurs
Pour satisfaire la demande appelée à croître, l’industrie pétrolière mondiale a besoin d’investissements conséquents. Or, le discours actuel sur la transition énergétique et l’abandon des énergies fossiles n’encourage pas les investisseurs.
Dans des déclarations à Ennahar, Al Ghais a indiqué que ce qui se dit concernant la baisse de la demande mondiale sur le pétrole envoie un “message inquiétant” aux investisseurs, les incitant à cesser d’injecter de nouveaux capitaux dans ce secteur, ce qui va, selon lui, à l’encontre des appels lancés par l’organisation en faveur de la poursuite des investissements afin de répondre aux besoins énergétiques futurs.
L’OPEP estime que l’industrie pétrolière mondiale aura besoin d’investissements cumulés colossaux, s’élevant à 17 700 milliards de dollars d’ici 2050, afin de continuer à répondre à la demande mondiale croissante. L’organisation a toujours considéré que les énergies renouvelables sont “complémentaires” et non une alternative aux énergies fossiles.
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