200 000 fuites d’eau, dont la moitié sont réhabilitées.

Le directeur des études au ministère de l'Hydraulique, Abdelaziz Lardjoum, a annoncé le 29 septembre 2026 que plus de 200 000 fuites d'eau ont été résorbées entre janvier et juillet, récupérant près de 100 millions de mètres cubes d'eau.
Une enveloppe d'urgence de 23 milliards de dinars est consacrée en 2026 à la modernisation des équipements, tandis que plus de 10 300 branchements illicites ont été recensés et font l'objet de poursuites judiciaires.
Vingt-six nouvelles stations d'épuration seront mises en service d'ici fin 2026, portant le parc national à 261 stations, avec un objectif de réutilisation des eaux traitées à au moins 30 % pour préserver l'eau potable.
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Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio Algérienne, Abdelaziz Lardjoum, directeur des études au ministère de l’Hydraulique, a fait ce mardi 29 septembre 2026 le point sur les défis du secteur, plaçant la préservation de la ressource et la valorisation des eaux non conventionnelles au cœur des priorités.
S’exprimant sur la problématique des pertes d’eau, M. Lardjoum a déclaré que la lutte contre les fuites était désormais devenue le «cheval de bataille du secteur». Le responsable a expliqué qu’avec le développement du dessalement d’eau de mer, une ressource particulièrement coûteuse à produire, il est devenu «inconcevable de laisser les fuites d’eau et les pertes se disperser dans la nature». Selon ses précisions, entre janvier et juillet 2026, l’intervention des équipes de l’Algérienne des Eaux (ADE) et des sociétés de gestion a permis de résorber plus de 200 000 fuites à travers plus de 30 campagnes nationales, récupérant ainsi près de 100 millions de mètres cubes d’eau. Il a également souligné l’effort financier de l’État, matérialisé par une enveloppe d’urgence de 23 milliards de dinars consacrée pour l’année 2026 afin de moderniser les équipements, réhabiliter les conduites vétustes et améliorer le service public sur l’ensemble du territoire national.
Vétusté du réseau des conduites
Évoquant la lutte contre les vols d’eau, le directeur des études est revenu sur le phénomène des piquages illicites, qualifiés d’«actes malveillants impactant directement le débit et la régularité de la distribution». Plus de 10 300 branchements sauvages ont été recensés sur la même période. Le représentant du ministère a précisé que si la voie de la régularisation à l’amiable est privilégiée dans un premier temps, des poursuites judiciaires sont systématiquement engagées contre les cas de piratage avérés. Pour accroître l’efficacité des interventions, M. Lardjoum a mis en avant l’acquisition d’équipements de pointe, notamment des géoradars permettant de localiser avec précision les fuites underground non visibles à l’œil nu.
Abordant le volet du traitement des eaux usées et de l’assainissement, le représentant du ministère a annoncé la mise en service de 26 nouvelles stations d’épuration (STEP) d’ici la fin de l’année 2026. Cette étape permettra de porter le parc national à 261 stations opérationnelles, pour un volume d’eaux traitées atteignant plus de 742 millions de mètres cubes par an. M. Lardjoum a insisté sur la portée stratégique de ce chantier, affirmant que «conformément aux instructions du président de la République, l’objectif est de porter le taux de réutilisation des eaux épurées à au moins 30 %». Il a rappelé à ce titre que l’agriculture consomme actuellement 70 % des eaux mobilisées par les barrages ; la substitution de ces volumes par des eaux usées traitées destinées à l’irrigation et à l’industrie permettra d’économiser d’importantes réserves d’eau douce pour sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable de la population.
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