Un accord avec l'Iran est envisageable

La compagnie Iraqi Airways reprendra ses vols vers l'Iran en octobre grâce une dérogation aux sanctions américaines, sur fond de médiation qatarie et pakistanaise entre Washington et Téhéran.
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a confirmé mardi à Doha que la médiation se concentrait actuellement sur le transfert de messages entre les parties, avec l'objectif de trouver un terrain d'entente.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé que les négociations sont désormais « plus sérieuses et plus rapides », après la dernière proposition de paix soumise par l'Iran.
Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé qu'un accord avec l'Iran restait envisageable, à condition que Téhéran se comporte de manière responsable.
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Le Quotidien d'Oran
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La compagnie Iraqi Airways reprendra ses vols vers l'Iran en octobre après avoir obtenu une dérogation aux sanctions américaines, a rapporté l’agence de presse officielle irakienne (INA). Cette annonce intervient moins de 24 heures après la reprise des liaisons aériennes entre la ville de Najaf et les aéroports iraniens suite à des manifestations, le même jour, contre la suspension des vols.
Le Qatar confirme la poursuite de la médiation entre les Etats-Unis et l'Iran. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majid Al-Ansari, a précisé qu’il s’agit actuellement de transfert de messages entre les deux parties.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’il « existe un espoir que les négociations soient cette fois plus sérieuses et plus rapides ».
Iraqi Airways reprendra ses vols vers l'Iran en octobre
La compagnie Iraqi Airways prévoit de reprendre ses vols vers l'Iran en octobre après avoir obtenu une dérogation spéciale, selon le ministère irakien des Transports, suite aux sanctions américaines qui avaient restreint les services aux compagnies aériennes iraniennes, a rapporté l’agence de presse officielle irakienne (INA). Iraqi Airways avait déjà repris ses vols entre Nadjaf et les aéroports iraniens dès lundi, précise Al Jazeera.
L'ambassadeur d'Irak en Iran, Yasser Abdul-Zahra Al-Hajjaj, a déclaré à l'INA que « le gouvernement n'avait pris aucune décision d'interrompre les vols avec l'Iran », mais que « ce sont plutôt les sociétés étrangères d'assistance au sol qui s'étaient abstenues de fournir leurs services par crainte des sanctions américaines ».
Lundi, des images de manifestants contre les annulations de vols à travers l'Irak devant l'aéroport de Nadjaf, ont circulé sur les réseaux sociaux, en protestation contre la décision de plusieurs aéroports de suspendre les vols à destination et en provenance de l'Iran.
Le même jour, la compagnie Iraqi Airways a repris ses vols entre l'aéroport de Nadjaf et les aéroports iraniens après trois jours de suspension.
Vendredi, quatre aéroports irakiens (Bagdad, Najef, Erbil et Souleimaniye) avaient interrompu tous les vols à destination et en provenance de l'Iran, quelques jours après l'annonce par les États-Unis de nouvelles sanctions visant toute entreprise entretenant des relations commerciales avec des compagnies aériennes iraniennes.
Iran – Etats-Unis : Les efforts de médiation se poursuivent
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majid al-Ansari, a déclaré mardi, lors d'une conférence de presse à Doha, que la médiation du Qatar et du Pakistan entre les États-Unis et l'Iran se poursuivait, ajoutant que les efforts actuels visaient à faciliter la transmission de messages entre les deux parties, selon un compte-rendu d’Al Jazeera.
Il a également expliqué que l'objectif principal des médiateurs, dans cette phase, est de « trouver un terrain d'entente » entre les deux parties.
Selon l’intervenant les médiateurs « tiennent des réunions et échangent des solutions potentielles entre les deux parties afin de mettre fin au conflit qui dure depuis sept mois ».
Al Ansari a également souligné que « la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran a lourdement pesé sur l'économie mondiale », mettant en garde contre une aggravation de la situation en raison du quasi blocage des livraisons d'énergie.
Interrogé sur la déclaration du président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, de frapper les voisins du Golfe si l'Iran subissait une nouvelle attaque américaine, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères a condamné toute attaque visant des infrastructures, « quelle que soit la partie » en cause. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré lors d'une conférence de presse que, si les négociations ont par le passé pris beaucoup de temps, il estime aujourd'hui que les pourparlers sont « plus sérieux » depuis que l'Iran a soumis sa dernière proposition de paix, rapporte Al Jazeera.
Dans une déclaration ce mardi, le vice-président américain J.D. Vance a affirmé qu'un accord avec l'Iran était envisageable, tout en soulignant que cela impliquait que l'Iran se comporte de manière responsable et respecte ses engagements.