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La confirmation doit attendre

Par M. Zeggai•4 min de lecture
Brifa
La confirmation doit attendre
Résumé IA

L'équipe nationale algérienne a fait match nul 2-2 face au Burundi à Bujumbura, lors de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2027, manquant ainsi l'occasion de confirmer sa victoire initiale.

Menés 2-0 après un but contre son camp de Chaïbi (5') et une réalisation de Girumugisha, les Verts ont égalisé grâce à Belloumi (28') et un coup franc somptueux de Boulbina (63').

Au-delà du résultat nul, c'est le manque de stratégie tactique et de maîtrise collective qui inquiète, laissant au sélectionneur Hemdani beaucoup de travail avant les prochaines échéances.

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Le Quotidien d'Oran

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En effet, pour son deuxième rendez-vous dans les éliminatoires de la CAN 2027, l’équipe nationale a laissé passer une belle opportunité pour ajouter trois nouveaux points à son escarcelle. Une contre-performance qui freine ainsi l’élan né de la victoire enregistrée à Tizi Ouzou lors de la première journée de ces joutes. Face à une sélection du Burundi, classée 142e au rang mondial par la FIFA, les Algériens ne sont pas parvenus à faire respecter la hiérarchie sur le terrain en manquant d’efficacité et de maîtrise collective dans les moments importants tout en se montrant incapables de confirmer les bonnes dispositions affichées lors de leur précédente sortie. Au-delà du résultat, c’est surtout le contenu et la manière qui suscitent la déception et l’inquiétude. Cette rencontre devait permettre aux nôtres de confirmer leur départ, mais elle rappelle surtout qu’aucun match ne peut être considéré comme gagné d’avance et que chaque rendez-vous exige le même engagement, la même concentration et davantage de maîtrise collective.

L’EN a connu une première mi-temps très compliquée à Bujumbura après avoir totalement manqué son entame de match, concédant deux buts en seulement douze minutes de jeu. Un scénario qui ne s’est finalement pas reproduit dans les éliminatoires de la CAN pour les nôtres. Une entame catastrophique qui les a immédiatement placés en difficulté et contraints à courir après le score.

Dès la 5’, les nôtres se sont retrouvés menés après un but contre son camp de Chaïbi, auteur d’une passe en retrait mal ajustée alors que Melvin Mastil avait quitté sa zone. Revigorés par cette première réalisation, les Burundais ajoutèrent un second but par Jean-Patrick Girumugisha qui a profité des largesses défensives algériennes. Assommés, les Verts essayèrent de réagir mais sans aucune stratégie tactique. Il a fallu le recul des locaux pour que les nôtres prirent l’initiative du jeu mais avec de nombreuses approximations techniques et trop peu de maîtrise au milieu de terrain. En abusant de jeu latéral et en retrait, les gars de Hemdani permirent à la sélection du Burundi de s’organiser derrière et opter pour l’arme du contre. A la 28’, Belloumi, profitant d’un cafouillage réduisit le score (28’) en inscrivant son premier but sous le maillot de l’équipe nationale. Cela a complètement changé la dynamique de cette fin de première période, l’EN reprenant progressivement le contrôle du ballon et installant davantage le jeu dans le camp adverse, mais sans pour autant trouver de solutions en profondeur. A noter que Himad Abdelli, sorti sur blessure, a cédé sa place à Zorgane.

A la reprise, les Algériens ont remis les pendules à l’heure à la 63’ par l’entremise de Boulbina, auteur d’un superbe coup franc en pleine lucarne droite. On croyait que les Verts allaient faire cavaliers seuls devant des Burundais, visiblement affectés par cette égalisation. A ce moment, le sélectionneur national a décidé d’incorporer Amoura qui, il faut le dire, n’a été d’aucune utilité au moment où Boulbina a repris la plénitude de tous ses moyens après son but. La rentrée de Kebbal n’a pas donné le résultat escompté au sein d’une équipe nationale qui a joué encore une fois sans aucune stratégie tactique. Comme face à la Zambie, c’est la qualité technique individuelle des nôtres qui a fait la différence. Le talent peut faire gagner un match, mais l’organisation permet de construire une équipe. Mais, notre équipe nationale appelée à jouer les premiers rôles ne peut pas se reposer uniquement sur ses individualités. En somme, du pain sur la planche pour Hemdani et son staff technique car en toute objectivité, l’équipe nationale n’a pas été du tout convaincante et semble avoir perdu son équilibre.

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