Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) : Al Ghais salue un «excellent projet»et la diplomatie énergétique algérienne

Le secrétaire général de l'OPEP, Haitham Al Ghais, a qualifié le gazoduc transsaharien (TSGP) reliant l'Algérie, le Niger et le Nigeria d'«excellent projet» susceptible de renforcer la sécurité énergétique de l'Europe.
Le projet de 4 200 km pour 20 à 30 milliards m³/an entre en phase concrète avec le lancement du tronçon algérien à Aoulef en juin et le démarrage imminent des relevés topographiques au Niger.
Al Ghais salue la diplomatie énergétique algérienne et voit dans ce corridor un modèle de coopération africaine créant emplois, valeur ajoutée locale et interconnexions économiques durables entre les trois pays partenaires.
Sonatrach, la NNPC nigériane et Sonidep nigérienne pilotent ensemble cette infrastructure dont le tracé algérien rejoindra le réseau national à Hassi R'Mel via le corridor de la Route transsaharienne.
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Le gazoduc transsaharien avance sur le terrain au moment où il reçoit une appréciation de poids sur la scène énergétique internationale. En effet, le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Haitham Al Ghais, a qualifié le projet reliant l’Algérie, le Niger et le Nigeria d’«excellent projet», estimant qu’«il peut contribuer directement à la sécurité énergétique de l’Europe et à la sécurisation des approvisionnements énergétiques».
Dans un entretien accordé à la chaîne Ennahar, le secrétaire général de l’OPEP a également insisté sur une dimension qui dépasse la seule fonction de transport du gaz. Le projet doit, selon lui, «participer à la création d’emplois et renforcer les connexions économiques entre les pays qui y prennent part». Cette appréciation intervient alors que le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) commence à se matérialiser sur le terrain. Le tronçon algérien est entré en phase de réalisation en juin dernier, tandis que le Niger prépare désormais les premières opérations techniques sur son territoire. Le projet passe ainsi progressivement de la coordination institutionnelle aux premières étapes de son déploiement physique. Pour Haitham Al Ghais, la première force du TSGP réside dans sa contribution potentielle à la sécurité des approvisionnements. Le secrétaire général de l’OPEP rappelle que l’organisation qu’il dirige s’attache à la sécurisation des approvisionnements énergétiques.
Dans cette perspective, le gazoduc transsaharien constitue, à ses yeux, un projet susceptible de contribuer directement à la sécurité énergétique de l’Europe et au-delà. Cette appréciation intervient dans le contexte d’un projet conçu pour relier les ressources gazières du Nigeria au réseau gazier algérien à travers le Niger, avant d’ouvrir la voie vers les marchés européens. Le ministère algérien des Hydrocarbures et des Mines indique que le TSGP s’étendrait sur environ 4200 km, avec une capacité d’exportation de l’ordre de 20 milliards m³/an et une possibilité d’augmentation jusqu’à environ 30 milliards de mètres cubes selon l’évolution du projet et les besoins des marchés.
La portée du projet ne tient toutefois pas seulement à sa capacité potentielle. Pour le secrétaire général de l’OPEP, sa réalisation répond également à une logique de connexion entre plusieurs économies et à un besoin de renforcer les infrastructures énergétiques reliant l’Afrique aux marchés extérieurs. Haitham Al Ghais met également en avant une autre conséquence du projet : la création d’opportunités d’emploi. Le TSGP est appelé à mobiliser des activités liées à la construction, aux travaux d’infrastructure, à l’ingénierie et, à terme, à l’exploitation et à la maintenance du réseau. Cette dimension économique accompagne ainsi sa vocation énergétique. Le projet associe trois partenaires nationaux, Sonatrach pour l’Algérie, la Nigerian National Petroleum Company pour le Nigeria et la société nigérienne Sonidep, autour d’une infrastructure appelée à traverser plusieurs milliers de kilomètres.
Dans sa présentation officielle, le ministère algérien des Hydrocarbures souligne d’ailleurs parmi les objectifs du projet la création de valeur ajoutée locale, le développement d’un tissu industriel durable et la création d’emplois qualifiés dans les trois pays. L’emploi constitue ainsi, dans le discours de l’OPEP comme dans la présentation institutionnelle du projet, l’un des prolongements économiques attendus de cette grande infrastructure énergétique.
La diplomatie énergétique algérienne mise en avant
Mais c’est surtout la dimension africaine du projet qui ressort de la déclaration du secrétaire général de l’OPEP. Haitham Al Ghais estime que l’Algérie œuvre constamment à renforcer les interconnexions africaines aux niveaux continental et régional. A ce titre, le Transsaharien représente, selon lui, «un autre exemple de la diplomatie économique algérienne et de la diplomatie dans le domaine de l’énergie». Le gazoduc devient ainsi, dans son appréciation, un instrument de rapprochement entre les pays qui y participent. Cette lecture donne au projet une portée qui dépasse son infrastructure physique. Le TSGP relie trois pays aux ressources, aux positions géographiques et aux systèmes énergétiques complémentaires. Sa réalisation suppose une coordination technique, institutionnelle et économique durable entre Alger, Niamey et Abuja. C’est précisément cette capacité à créer des liens entre les économies que le secrétaire général de l’OPEP met en avant. Haitham Al Ghais va plus loin en présentant le Transsaharien comme « un bon exemple qui devrait être suivi dans de nombreux endroits du monde ».
Cette appréciation est directement liée, dans son propos, à la capacité du projet à créer des connexions entre les pays participants tout en contribuant à la sécurité énergétique et à la création d’emplois. Le secrétaire général de l’OPEP a adressé ses félicitations à l’Algérie et souhaité au projet plein succès, afin que l’Algérie et les autres pays concernés puissent en récolter les fruits dans les meilleurs délais. Le message est d’autant plus significatif que le TSGP connaît aujourd’hui une évolution concrète sur les deux principaux segments concernés par les dernières avancées du projet, l’Algérie et le Niger. Le 4 juin 2026, les travaux de réalisation du tronçon algérien ont été officiellement lancés à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, en présence du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, du ministre nigérian d’État aux Ressources pétrolières chargé du gaz, Ekperikpe Ekpo, et du ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini.
Le segment algérien doit s’étendre de la frontière algéro-nigérienne jusqu’au Centre national de dispatching du gaz (CNDG) de Hassi R’Mel. Selon Sonatrach, son tracé empruntera le corridor de la Route transsaharienne. Cette configuration permet au futur gazoduc de rejoindre le réseau gazier algérien au niveau de Hassi R’Mel, point central du système national de transport du gaz. Le lancement des travaux algériens a marqué le passage d’une phase essentiellement préparatoire à une première phase de réalisation sur le terrain. La séquence s’est poursuivie en septembre avec une nouvelle étape de coordination entre Alger et Niamey. Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, s’est rendu au Niger les 21 et 22 septembre, accompagné notamment du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi. Les discussions avec les responsables nigériens ont porté sur plusieurs projets énergétiques, avec un accent particulier sur la concrétisation du tronçon nigérien du TSGP.
Un corridor africain de près de 4200 km
Lors de ces échanges, l’accent a été mis sur la poursuite de la coordination entre les différentes parties et sur le lancement de la campagne de levés topographiques du tracé du gazoduc sur le territoire nigérien, ainsi que des études environnementales, d’impact et géotechniques. Une étape qui doit intervenir dès le début du mois d’octobre. Le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a annoncé le lancement de ces relevés topographiques, destinés notamment à déterminer et finaliser le tracé et à préparer les études nécessaires à la réalisation du segment nigérien. Le calendrier montre ainsi une progression parallèle où le chantier est déjà engagé au sud de l’Algérie tandis que les opérations préparatoires se mettent en place au Niger.
Le TSGP doit relier le Nigeria à l’Algérie en traversant le Niger sur un parcours d’environ 4.200 Km. Le ministère algérien des Hydrocarbures indique une capacité d’exportation de 20 milliards m³/an, avec une possibilité de porter cette capacité à environ 30 milliards de mètres cubes en fonction de l’évolution du projet et des besoins des marchés. Le tronçon nigérien représente environ 720 km.
Le dispositif institutionnel et contractuel entre les trois pays continue parallèlement à être structuré, avec notamment la mise en place d’une société commune, la désignation de conseillers techniques, commerciaux et financiers et la préparation du schéma de financement. Ces éléments donnent une mesure de l’ampleur du chantier auquel Haitham Al Ghais vient d’apporter son soutien public. Pour le secrétaire général de l’OPEP, l’intérêt du projet réside dans cette double fonction d’acheminer de l’énergie et de créer des liens. L’Algérie cherche, selon lui, à renforcer les connexions africaines aux niveaux continental et régional.
Le TSGP s’inscrit dans cette démarche en associant autour d’une même infrastructure l’Algérie, le Niger et le Nigeria. Cette dimension rejoint également la présentation officielle algérienne du projet, qui le définit comme une infrastructure structurante destinée à renforcer l’intégration régionale et le développement des infrastructures gazières en Afrique. Le gazoduc devient ainsi un projet de coopération énergétique autant qu’un projet de transport. Son intérêt se mesure aux volumes de gaz qu’il pourrait acheminer, mais également aux relations économiques qu’il est appelé à créer entre les pays concernés.
La déclaration de Haitham Al Ghais intervient donc à un moment où le TSGP commence à quitter le registre des grandes annonces pour entrer dans celui des opérations concrètes. L’Algérie a ouvert son chantier en juin. Le Niger prépare les relevés topographiques et les études préalables à la réalisation de son segment. La coordination entre les trois partenaires se poursuit. M-F.Gaidi
4200 KM ET JUSQU’À 30 MILLIARDS DE Mètres cubes
Le TSGP doit s’étendre sur environ 4200 kilomètres entre le Nigeria et l’Algérie, en traversant le Niger. Le ministère algérien des Hydrocarbures fixe sa capacité d’exportation autour de 20 milliards de mètres cubes de gaz par an, avec une possibilité d’augmentation jusqu’à environ 30 milliards de mètres cubes en fonction de l’évolution du projet et des besoins des marchés. Le tronçon nigérien représente environ 720 kilomètres. M-F.G.
OCTOBRE, PREMIÈRE CAMPAGNE TECHNIQUE AU NIGER
Après le lancement du tronçon algérien à Aoulef le 4 juin, le Niger s’apprête à franchir une nouvelle étape. Les relevés topographiques du tracé du TSGP sur son territoire doivent débuter au début du mois d’octobre. Ces opérations permettront de préciser le tracé et seront accompagnées d’études environnementales, d’impact et géotechniques. Cette étape intervient après les discussions menées les 21 et 22 septembre à Niamey par Mohamed Arkab avec les responsables nigériens sur l’accélération du projet. M-F.G.
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