Une amende de 4 000 DA pour les phares Xénon et LED ? Tariki explique

La Gendarmerie nationale a clarifié, via sa page « Tariki », que la loi n'interdit pas les phares Xénon et LED mais exige leur conformité aux normes en vigueur.
L'installation de dispositifs non conformes au décret exécutif 04-381 est passible d'une amende forfaitaire de 4 000 dinars, soit une infraction de deuxième classe.
L'éblouissement des autres conducteurs, souvent causé par un mauvais réglage des faisceaux, constitue le principal risque sanctionné et vérifié lors du contrôle technique.
Sur le terrain, la multiplication de kits inadaptés sur véhicules légers et poids lourds aggrave ce phénomène, plongeant les usagers en sens inverse dans un aveuglement temporaire de plusieurs secondes.
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L’usage des phares Xénon et LED sur les véhicules continue de faire débat. Face aux interrogations des automobilistes, le commandement de la Gendarmerie nationale a tenu à clarifier la situation à travers une publication diffusée sur sa page officielle « Tariki ».
Contrairement aux idées reçues, la loi n’interdit pas l’installation de ces types de feux. En effet, selon les précisions de la Gendarmerie nationale, le code de la route et les textes réglementaires en vigueur ne sanctionnent pas la nature des ampoules en soi, mais exigent avant tout leur stricte conformité aux normes établies.
Dans le détail, l’article 37 du décret exécutif numéro 04-381, modifié et complété, stipule que ces dispositifs d’éclairage « doivent émettre une lumière blanche assurant une illumination efficace de la route la nuit sur une distance minimale de 30 mètres, sans pour autant éblouir les autres conducteurs ».
Une contravention en cas de non-conformité
Par conséquent, l’installation d’un système d’éclairage non conforme ou le non-respect des spécifications réglementaires est passible d’une amende forfaitaire de 4 000 dinars, constituant une infraction de deuxième classe.
Les autorités rappellent par ailleurs que le phénomène d’éblouissement est le plus souvent la conséquence d’un mauvais réglage des phares.
Lorsque le faisceau lumineux est orienté trop haut, il vient frapper directement les yeux des usagers circulant en sens inverse, altérant leur visibilité et compromettant gravement la sécurité routière.
Enfin, il est rappelé que la vérification du niveau des feux, de leur orientation et de leur conformité technique figure parmi les points de contrôle essentiels lors du passage au contrôle technique des véhicules.
Au-delà de la règle : les dérives des modifications non conformes sur le terrain
Si la réglementation encadre l’éclairage automobile sans interdire par nature les technologies Xénon ou LED, la réalité du terrain révèle des dérives préoccupantes. La multiplication d’installations anarchiques et de kits inadaptés sur les routes nationales pose de sérieux défis en matière de sécurité quotidienne.
Ce phénomène s’est étendu des véhicules légers aux poids lourds et bus, où des faisceaux surpuissants fixés en hauteur aveuglent frontalement automobilistes et piétons.
Cette surenchère lumineuse a également envahi les zones urbaines résidentielles, aggravée par des conducteurs maintenant leurs phares modifiés allumés en stationnement.
Sur le plan technique, ces modifications de seconde monte manquent cruellement de lentilles de correction et de correcteurs d’assiette.
Elles projettent un flux lumineux agressivement dispersé qui plonge les usagers en sens inverse dans un « aveuglement temporaire » de plusieurs secondes, multipliant les risques de collision. Les piétons et les personnes âgées subissent particulièrement ces variations intenses.
Pour préserver la sécurité de tous et éviter les sanctions, la solution réside donc dans un strict respect des préconisations officielles et des normes établies.