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Meurtre d’une septuagénaire à Mulhouse : un Algérien condamné à 30 ans de réclusion

Par Rima Aissanou•4 min de lecture
Brifa
Meurtre d’une septuagénaire à Mulhouse : un Algérien condamné à 30 ans de réclusion
Résumé IA

Un Algérien de 39 ans a été condamné le 30 septembre à 30 ans de réclusion pour le meurtre d'une résidente de 70 ans poignardée dans une maison de retraite à Mulhouse en juin 2022.

La victime, Chantal Kempf, avait succombé à une douzaine de coups de couteau, un crime qualifié de purement « crapuleux » par l'avocate générale.

Deux autres sans-abri algériens jugés pour recel ont écopé de six mois ferme, tandis que l'accusé, déjà condamné pour viol en Espagne, faisait l'objet d'une OQTF.

Souffrant d'un cancer de la gorge, l'homme a nié toute responsabilité malgré son ADN retrouvé sur place, décrit par l'experte comme dénué de toute empathie.

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Un drame glaçant au mobile purement « crapuleux ». Mercredi 30 septembre, la cour d’assises du Haut-Rhin a tranché en condamnant un sans-abri algérien à 30 ans de réclusion criminelle. L’homme était jugé pour avoir sauvagement poignardé à mort une femme de 70 ans en 2022, au cœur même d’une résidence pour personnes âgées à Mulhouse. Retour sur une affaire qui avait profondément marqué la région.

Âgé de 39 ans et de nationalité algérienne, Amin Mohamed Issam comparaissait depuis lundi devant la cour d’assises du Haut-Rhin, à Colmar. L’homme répondait des faits de vol avec violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commis sur une résidente de 70 ans.

Conforme aux réquisitions de l’avocate générale Alexia Marquis, la cour a retenu la qualification d’un crime aux motivations exclusivement « crapuleuses ».

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Deux autres Algériens condamnés dans la même affaire

« La victime ne représentait pour lui qu’un obstacle sur la route des biens qu’il entendait dérober », a-t-elle souligné. Également sur le banc des accusés, deux autres sans-abri de nationalité algérienne répondaient de recel : ils ont écopé chacun d’une peine de six mois de prison ferme.

Le 6 juin 2022, le corps sans vie de Chantal Kempf, 70 ans, est découvert dans la salle de bains de son appartement. La septuagénaire a succombé à un déchaînement de violence, frappée d’au moins une douzaine de coups de couteau.

La veille du drame, une voisine de palier avait pensé entendre la victime appeler au secours, sans pour autant donner l’alerte. Plus tôt, une autre résidente avait quant à elle réussi à repousser le sans-abri alors qu’il tentait de s’introduire chez elle.

Les trois suspects ont été interpellés l’après-midi même de la macabre découverte. Lors de son arrestation, Amin Mohamed Issam avait encore en sa possession la carte d’identité et les cartes bancaires de la septuagénaire.

Déjà condamné pour viol en Espagne

Au moment du drame, l’accusé faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Déjà connu des services de justice en Belgique, en Suisse et aux Pays-Bas sous de multiples identités d’emprunt, il avait également fait l’objet d’une condamnation pour viol en Espagne.

En France, l’accusé est également mis en cause pour des faits analogues, soupçonné d’avoir agressé une étudiante à Dijon en 2013. Souffrant d’un cancer de la gorge, l’homme a éprouvé de vives difficultés à s’exprimer et à se faire comprendre tout au long de l’audience.

L’experte psychologue a dépeint un individu dénué de toute empathie, « indifférent tant aux autres qu’à son propre sort ». Même si son empreinte génétique a été identifiée sur plusieurs objets dans la chambre de la victime, l’accusé a rejeté toute responsabilité, s’efforçant de faire porter le chapeau à ses deux coaccusés.

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