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Boualem Sansal peut-il revenir en Algérie ?

Par Rafik Tadjer3 min de lecture
Boualem Sansal peut-il revenir en Algérie ?
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Après son retour en France, Boualem Sansal a exprimé son souhait de revenir rapidement en Algérie, mais les autorités algériennes ont désactivé son passeport biométrique, ce qui l’obligerait à obtenir un visa, décision attribuée à ses déclarations provocatrices après son retour médiatique. L’écrivain, naturalisé français, a été arrêté en Algérie le 16 novembre 2024 et condamné à cinq ans de prison ferme pour atteinte à l’intégrité du territoire, puis gracié par le président Tebboune le 12 novembre dernier. Sur France 2, il a ensuite adopté une tonalité plus nuancée sur l’Algérie, affirmant que « La France, c’est mon pays » et rappelant qu’il est né en France.

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TSA Algérie

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Dès son retour en France, Boualem Sansal a fait part de son envie de revenir rapidement en Algérie où il a passé près d’une année en prison pour atteinte à l’intégrité du territoire national.

Peut-il faire avec son passeport algérien ? Selon le Soir d’Algérie, les autorités algériennes ont désactivé le passeport biométrique de l’écrivain proche de l’extrême droite, ce qui signifie qu’il lui faudra un visa pour venir en Algérie.

Une décision prise en raison des « déclarations provocatrices » faites par l’écrivain après son retour en France où il a multiplié les interventions et les interviews dans les médias, selon le même média.

Boualem Sansal : « Je suis né Français »

Arrêté le 16 novembre 2024, l’écrivain algérien naturalisé français l’année passée, a été condamné à cinq ans de prison ferme, avant d’être gracié par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le 12 novembre dernier, qui a répondu favorablement à une demande son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

Dès son retour dans l’Hexagone, il a commencé à parler, et a fait part de son envie de revenir rapidement en Algérie. Il a confié avoir confié son projet au président français Emmanuel Macron qui l’a reçu, avec son épouse, à l’Elysée. « J’ai dit au président Macron que j’allais rentrer le plus tôt possible pour quelques jours pour au moins récupérer mes affaires. (…) Je l’ai dit au président qui m’a dit « non, non » », a-t-il raconté dimanche dernier sur France 2.

Jeudi, l’écrivain a changé de ton et de posture quand il a été interrogé sur l’Algérie. « La France, c’est mon pays. Je rappelle que quand je suis né, l’Algérie était française. Je suis né français. Durant toute ma scolarité, j’étais dans un pays qui s’appelait France Algérie, et que ses parents auraient pu venir en France après l’indépendance en 1962 », a-t-il dit lors de l’émission La Grande Librairie sur France 2.

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