Flambée des prix des légumes, des fruits et de la viande blanche : Saïd Sayoud commente la situation

Le ministre de l'Intérieur Saïd Sayoud promet une intervention de l'État contre la spéculation et la flambée des prix des légumes, fruits et viandes blanches, jugeant la protection du pouvoir d'achat prioritaire.
Il dénonce la cupidité des commerçants, notant que la tomate atteint 200 dinars contre 20 habituellement en août, et assure que l'État rétablira l'équilibre.
La hausse du poulet s'explique par les incendies à l'est, les canicules et la hausse des coûts maritimes, mais la situation devrait se normaliser prochainement.
Parallèlement, l'indemnisation des sinistrés des catastrophes naturelles se poursuit pour préserver la stabilité économique et l'approvisionnement alimentaire.
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Le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud s’exprime, pour la première fois, sur la flambée des prix des légumes, des fruits et de la viande blanche qui ont atteint des niveaux vertigineux depuis le mois d’août. Intervenant, hier, en marge de l’installation du nouveau wali de Ksar El Boukhari, le ministre évoque aussi le pouvoir d’achat des Algériens sérieusement affecté par cette inflation.
Il affirme que «l’Etat fera face à la hausse des prix et à la spéculation», précisant que «la protection du pouvoir d’achat des Algériens est l’une des priorités des pouvoirs publics». Poursuivant, le ministre s’adresse directement aux commerçants et aux intervenants sur le marché national et dénonce ce qu’il appelle «les comportements de cupidité» incompatibles «avec l’éthique commerciale».
«De toute ma vie, en 60 ans, je n’ai jamais vu de tels prix… Je n’ai jamais vu la tomate atteindre 200 dinars au mois d’août, alors qu’en cette période, elle ne dépassait pas les 20 DA. Celui qui aime les Algériens et l’Algérie ne vend pas les tomates à ce prix», lance-t-il. Selon Saïd Sayoud, «l’Etat suit l’évolution du marché» et qu’il est «présent et avec la force nécessaire» pour intervenir afin de réduire les déséquilibres.
Poursuivant, le ministre affirme, dans la foulée, que «l’objectif n’est pas de nuire au commerçant ou à l’agriculteur, mais de garantir une marge bénéficiaire raisonnable aux opérateurs tout en préservant la capacité du citoyen à acheter les produits de première nécessité». Le ministre reconnaît, dans la foulée, qu’une telle hausse des prix est difficile à supporter même par les classes moyennes.
Poulet : «l’impact des incendies et des chaleurs»
Abordant la flambée des prix du poulet et des viandes blanches qui se sont stabilisés, pendant près de deux mois, à plus 550 DA, le ministre de l’Intérieur donne une explication. Selon lui, cette situation est la conséquence des «pertes subies par la filière avicole en raison des incendies qui ont touché des régions de l’est du pays, ainsi que des vagues de chaleur et la hausse des températures». Selon lui, la situation devrait revenir à la normale dans les prochains jours. Poursuivant, il évoque aussi la hausse des prix de certains produits importés qui est, dit-il, «due à des facteurs extérieurs, notamment l’augmentation des coûts du transport maritime et la hausse des primes d’assurance sur les marchandises et les moyens de transport dans plusieurs voies maritimes sensibles».
Ces facteurs, ajoute-t-il, se sont répercutés sur le coût du transport de certains produits vers le marché national, sans les citer. Le marché national connaît, depuis plusieurs semaines, une rareté de la banane, dont les prix ont atteint, pour la première fois, les 2000 DA/kg. Sur un autre registre, Saïd Sayoud soutient que l’Etat avait pris en charge les conséquences des catastrophes naturelles, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du président de la République.
Il cite l’indemnisation des personnes sinistrées, assurant que les opérations d’indemnisation seront menées à leur terme. Il fait ainsi le lien «entre cette démarche et les efforts des pouvoirs publics visant à préserver la stabilité de l’activité économique et productive, notamment dans les secteurs directement liés à l’approvisionnement en produits alimentaires».
Madjid Makedhi
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