L’application des amendes suspendue

La Gendarmerie nationale a annoncé la suspension temporaire des amendes pour absence d'extincteur dans les véhicules, le temps que des équipements conformes soient disponibles sur le marché.
Cette décision fait suite aux demandes du député Bachir Brahimi et de la Fédération algérienne des consommateurs, qui dénonçaient la rareté des extincteurs et la spéculation sur les prix.
Les prix ont ainsi flambé jusqu'à 12.000 DA contre 2.000-3.000 DA auparavant, et la FAC préconise d'appliquer l'obligation d'abord aux véhicules à risque comme les poids lourds et les taxis.
Publié par
Le Quotidien d'Oran
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Les services de la Gendarmerie nationale, à travers leur page «Tariki», ont informé les automobilistes que la délivrance des avis de contravention liés à l’absence d’extincteur est temporairement reportée. Cette mesure intervient dans le cadre de l’application de la loi n° 26-09 portant Code de la route, dans l’attente de la mise à disposition sur le marché national d’équipements répondant aux spécifications requises. Les automobilistes sont néanmoins invités à équiper leurs véhicules d’un extincteur conforme dès que possible. Le but étant de protéger les usagers de la route. C’est une mesure préventive en fait qui vise à renforcer la sécurité routière et à réduire les risques d’incendie à bord des véhicules, assure-t-on.
Avant cette décision de gel temporaire intervient à la suite des préoccupations exprimées par de nombreux usagers de la route, de même que des organisations de défense des consommateurs, avaient exprimé leurs préoccupations quant à la disponibilité de ces équipements.
Le député d’Alger, Bachir Brahimi, avait notamment demandé au ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, de suspendre temporairement l’amende forfaitaire de 4.000 DA prévue en cas d’absence d’extincteur.
La rareté de cet équipement sur le marché avait également conduit la Fédération algérienne des consommateurs (FAC) à demander le gel temporaire de cette obligation.
Son président, Zaki Hariz, avait proposé de privilégier dans un premier temps les véhicules présentant les risques les plus importants, notamment les camions, les bus, les taxis et les véhicules fonctionnant au GPL, avant d’étendre progressivement la mesure aux voitures particulières. La FAC avait également alerté sur les conséquences de la forte demande, qui a entraîné des ruptures de stocks et favorisé la spéculation. Certains petits extincteurs sont ainsi proposés jusqu’à 10. 000 voire 12.000 DA, contre environ 2.000 à 3.000 DA auparavant.
La Fédération avait appelé ainsi les pouvoirs publics notamment à veiller à un approvisionnement suffisant du marché en extincteurs conformes et à des prix accessibles, afin de permettre une application effective de cette mesure de sécurité.