L’artiste qui a fait chavirer le mythique FC Santos de Pelé

L'attaquant légendaire du Mouloudia d'Oran, Freha, surnommé « Tête d'or », a marqué l'histoire en inscrivant un but mémorable face au FC Santos de Pelé, suscitant la formule : « On attendait Pelé, on a vu Freha ».
International à neuf reprises, il a été deux fois meilleur buteur du championnat (1969, 1971) et a conduit le MCO à son premier titre de champion d'Algérie en 1971, après trois accessits.
Quatorze ans après sa disparition, son élégance, son jeu de tête décisif et sa modestie restent gravés dans la mémoire collective du football algérien.
Son amitié sincère avec Abdelkader « Pons » et Beddiar illustre l'attachement profond de ces trois figures emblématiques à l'identité sportive oranaise.
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Le Quotidien d'Oran
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Cette action a donné lieu à la célèbre formule : ‘’On attendait Pelé, on a vu Freha’’. Face à la prestigieuse brésilienne, Freha avait signé un geste qui allait entrer dans la légende car le but face au FC Santos constitue l’une des images fortes de la carrière du légendaire attaquant du Mouloudia d’Oran des années 70. International à neuf reprises entre 1965 et 1971, Freha a été sacré meilleur buteur du championnat national avec le MCO en 1969 et 1971 avec 15 buts. Champion d’Algérie 1971, vice-champion en 1968, 1969 et vainqueur de la coupe d’Algérie en 1975 avec le Mouloudia d’Oran. Son aura était si considérable qu’à l’époque, elle avait inspiré des propos restés dans les mémoires. Preuve d’une influence qui avait constitué la force de son équipe de toujours.
Ce qui a poussé le gardien de but portugais de la JS Djijel, Carlos Gomez, avait dit à l’époque ‘’Donnez moi Freha et le MCO, je serai champion d’Algérie’’. Et le MCO a été sacré champion d’Algérie pour la première fois en 1971. Quatorze années après sa disparition, le souvenir de celui que les supporters avaient affectueusement surnommé ‘’tête d’or’’ reste profondément ancré dans la mémoire du football algérien. Pourtant, le temps n’a pas effacé son nom, ni les souvenirs qu’il a laissés dans la mémoire des générations. Freha a marqué son époque par son talent, son élégance, sa nonchalance, son caractère et cette manière de vivre le football. Sur les terrains, son jeu de tête est devenu sa signature. Un geste précis, puissant et souvent décisif qui lui a valu ce surnom resté indissociable de son image. Mais au-delà des buts et des performances, c’est surtout le souvenir d’un joueur attachant qui demeure. Un joueur dont le nom continue de circuler dans les récits consacrés au football algérien d’hier.
Aujourd’hui encore, lorsqu’on évoque cette époque, le nom de Freha revient naturellement. Quatorze ans après, son nom continue de résonner. Le temps efface parfois les images, mais il n’efface pas les légendes. ‘’Tête d’or’’ n’est donc pas seulement un souvenir du passé. Bekka comme l’appelaient ses proches s’est toujours illustré par sa modestie, sa popularité et attachement au Mouloudia d’Oran. Freha reste une figure présente dans l’esprit des Algériens et dans la mémoire de ceux qui l’ont vu jouer et aujourd’hui encore, son nom revient avec respect et nostalgie. En dehors du terrain, une amitié sincère le liait à Abdelkader ‘’Pons’’ l’autre goléador de l’ASM, qui avait fait trembler les défenses les plus hermétiques à son époque, et son coéquipier Beddiar. Trois figures emblématiques, trois tempéraments, mais une même passion pour Oran.
Freha nous a quittés, mais il a laissé derrière lui l’empreinte indélébile d’un artiste du ballon ronde, d’un joueur de talent rare, mais surtout d’un homme profondément aimé et respecté de tous. Il fut un digne ambassadeur d’Oran, de ses traditions et de son identité sportive. Freha est parti, mais son œuvre demeure et il continuera de briller comme l’une des plus belles étoiles du patrimoine sportif oranais et algérien.