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Min Kyung-Tae, ambassadeur de la République de Corée : «L’Algérie mène une diplomatie indépendante et équilibrée»

Par Nadjia Bouaricha•5 min de lecture
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Min Kyung-Tae, ambassadeur de la République de Corée : «L’Algérie mène une diplomatie indépendante et équilibrée»
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L'ambassadeur de Corée en Algérie, Min Kyung-tae, a salué la diplomatie «indépendante et équilibrée» de l'Algérie lors de la célébration de la fête nationale coréenne.

Il a rappelé que l'Algérie et la Corée ont siégé côte à côte au Conseil de sécurité de l'ONU en 2024-2025, cherchant un terrain d'entente malgré des divergences ponctuelles.

Le partenariat stratégique entre les deux pays célèbre son vingtième anniversaire, marqué par le statut de l'Algérie comme premier fournisseur de naphta de la Corée (17,2 %) et un accord sur des vols directs Alger-Séoul signé en juillet.

L'ambassadeur a évoqué les prochaines étapes de la coopération dans l'industrie manufacturière, les énergies renouvelables, l'hydrogène et la transformation numérique.

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A l’occasion de la célébration de la Fête nationale de son pays, l’ambassadeur de la République de Corée en Algérie, Min Kyung-tae, est revenu, dans son discours, sur le mandat non permanent de l’Algérie et de la Corée en siégeant côte à côte au Conseil de sécurité des Nations unies en 2024 et 2025. L’ambassadeur a souligné que même si les deux pays n’ont «pas toujours partagé le même point de vue», ils se sont tout de même «écoutés mutuellement et ont cherché un terrain d’entente».

Le représentant diplomatique a tenu à reconnaître que «l’Algérie mène une diplomatie indépendante et équilibrée, ferme sur ses principes». Et de noter que son pays «mène une diplomatie pragmatique axée sur son intérêt national». Deux visions qui peuvent se rejoindre. «Dans une perspective plus large, nous pouvons trouver ensemble une direction commune», assure le diplomate.

Le président coréen, Lee Jae-myung, rappelle-t-il, a appelé de ses vœux dans son discours la semaine passée au Nations unies à «la création d’un partenariat entre des acteurs constructifs : des pays prêts à s’engager, chacun avec ses propres atouts, pour élargir le champ de la coopération». Je suis convaincu, ajoute l’ambassadeur, que «des pays comme les nôtres ont un rôle plus important que jamais à jouer». Min Kyung-tae estime que la Corée et l’Algérie «sont très éloignées l’une de l’autre, et excellent dans des domaines différents, cela fait de nous des partenaires naturels».

Notons que l’Algérie et la Corée célèbrent cette année le vingtième anniversaire de leur partenariat stratégique. «Vingt ans, c’est un bel âge : assez mûr pour jeter un regard fier sur le passé et assez jeune pour nourrir de grands projets», souligne Min Kyung-tae.

Un partenariat qui a été rehaussé cette année par le classement de l’Algérie comme premier fournisseur de naphta de la Corée avec une part de 17,2%, ainsi que par la conclusion en juillet d’un accord sur les vols directs entre Alger et Séoul. «Dans les usines coréennes, le naphta est transformé en plastique, en pièces automobiles et en matériel médical. L’Algérie fait donc déjà partie du quotidien des Coréens.

La plupart des Coréens ne le savent pas tout simplement encore», souligne l’ambassadeur en précisant que l’énergie n’est que le point de départ de notre coopération et non son aboutissement. «Je souhaite que nous allions plus loin : du naphta aux données, des ressources à la technologie et du commerce aux personnes.»

«Je souhaite que nous allions plus loin  (…)»

Revenant sur la coopération économique entre les deux pays, l’ambassadeur de Corée assure que son pays souhaite partager ce qu’il a appris de son ascension ; non seulement transférer la technologie, mais également le savoir-faire nécessaire pour la maîtriser. Il rappelle que «les entreprises coréennes ont contribué à la construction de centrales électriques, de ports et de nouvelles villes à travers l’Algérie. Et les travailleurs algériens fabriquent désormais des produits électroniques ici, en collaboration avec des partenaires coréens».

Il cite également les exemples de l’élevage de crevettes au Sahara et la production de pommes de terre de semence certifiées, grâce au partenariat entre les experts des deux pays. «Nous ne sommes pas ici pour imposer un modèle coréen. Nous sommes ici pour aider l’Algérie à renforcer ses propres capacités, conformément à son objectif de souveraineté économique», précise le diplomate en soulignant que le prochain chapitre de la coopération est en train de s’écrire dans l’industrie manufacturière, notamment automobile, dans le secteur de l’énergie, du gaz et du GNL aux énergies renouvelables et à l’hydrogène, ainsi que dans la transformation numérique et les industries de pointe.

Ceci sans omettre de citer la coopération parlementaire, culturelle et dans le domaine de la formation.
Nadjia Bouaricha

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