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Soutien technique du méga-projet SoutH2 Corridor : Les ministres des cinq pays signent la Déclaration d’Alger

Par Nadjia Bouaricha•6 min de lecture
Brifa
Soutien technique du méga-projet SoutH2 Corridor : Les ministres des cinq pays signent la Déclaration d’Alger
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Les ministres de l'Algérie, de la Tunisie, de l'Italie, de l'Autriche et de l'Allemagne ont signé jeudi à Alger la Déclaration d'Alger actant la création d'un secrétariat dédié au mégaprojet SoutH2 Corridor.

Ce projet prévoit un pipeline de 3 000 km, partant d'Algérie via la Tunisie, l'Italie et l'Autriche jusqu'en Allemagne, pour transporter 4 millions de tonnes d'hydrogène vert par an.

Il vise à couvrir 10 % de la demande européenne en hydrogène vert d'ici 2040, avec les premiers résultats de l'étude de faisabilité attendus en 2027 et l'appui de l'Onudi.

Cette signature constitue la 2e réunion ministérielle du projet, après celle de Rome en janvier 2025, et s'inscrit dans la stratégie algérienne de diversification énergétique et de développement des énergies renouvelables.

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La création d’un secrétariat dédié au soutien technique du mégaprojet de transfert de l’hydrogène vert à destination de l’Europe, SoutH2 Corridor, a été actée jeudi dernier avec la signature de la Déclaration ministérielle d’Alger par les pays concernés.

Des ministres de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Italie, de l’Autriche et de l’Allemagne réunis à Alger ont apposé leurs signatures sur cette Déclaration qui ouvre ainsi la voie à la coopération avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) sur ce grand projet, qualifié de levier d’intégration régionale et euro-méditerranéenne dans le domaine des énergies vertes.

Ladite Déclaration réaffirme l’engagement des pays concernés par le passage du pipeline transportant 4 millions de tonnes d’hydrogène vert, en partance de l’Algérie et à destination de l’Europe «de renforcer la coopération régionale et euroméditerranéenne».

Le SoutH2 Corridor, qui s’appuie sur un pipeline prenant son point de départ de l’Algérie pour s’étaler sur 3000 kilomètres, en passant par la Tunisie, l’Italie, l’Autriche pour arriver en Allemagne, promet de couvrir 10% de la demande européenne en matière d’hydrogène vert à l’horizon 2040.

Le projet d’acheminement de l’hydrogène se fera via les réseaux existants de transport de gaz naturel, devant être adaptés à l’acheminement de cette nouvelle matière énergétique. Les premiers résultats de l’étude de faisabilité du projet ALTEH2A, sur la production d’hydrogène vert en Algérie et son acheminement vers l’Europe, sont attendus en 2027, indique-t-on.

La Déclaration d’Alger met «en exergue l’importance du soutien politique pour poursuivre le développement et mener à bien le projet SoutH2 Corridor en instaurant un dialogue régulier et structuré entre les pays partenaires». L’engagement commun a été signé du côté algérien par le ministre de l’Energie, Mourad Adjal, du côté autrichien par le ministre de l’Economie, de l’Energie et du Tourisme, Wolfgang Haamannsdorfer, du côté italien par le ministre de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto, ainsi que par le secrétaire d’Etat au ministère fédéral allemand de l’Economie et de l’Energie, Frank Wetzel, et par le ministre tunisien de l’Habitat et de l’Equipement, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Slah Zouari. «Les signataires se sont dits pleinement engagés à œuvrer de concert afin de développer un partenariat fructueux entre les deux rives de la Méditerranée dans le domaine énergétique, tout en participant au développement et au renforcement des relations économiques», rapporte l’APS.

Le SoutH2 Corridor, pour un partenariat fructueux entre les deux rives de la méditerranée
La signature de ce document est intervenue à l’issue de la tenue, jeudi à Alger, de la 2e réunion ministérielle des pays concernés par le projet SoutH2 Corridor, après celle tenue à Rome en janvier 2025 et qui avait abouti à la signature d’une Déclaration commune d’intentions politiques sur ce grand projet.

Ce dernier a, pour rappel, pris son point de départ en octobre 2024, avec la signature par Sonatrach et Sonelgaz d’un mémorandum d’entente avec les sociétés allemande VGN, italiennes Snam et Sea Corridor et autrichienne Verbund Green Hydrogen, pour la réalisation des études nécessaires à l’évaluation de la faisabilité et de la rentabilité d’un projet intégré de production d’hydrogène vert en Algérie et son exportation vers l’Europe.

Une nouvelle impulsion politique a été donnée au grand projet lors de la visite officielle effectuée par le président Abdelmadjid Tebboune en Allemagne en juillet dernier, et au cours de laquelle la compagnie nationale Sonatrach avait signé deux protocoles d’accord avec les sociétés Robert Bosch et Simens Energy, permettant de renforcer la coopération dans le domaine de la transition énergétique, notamment l’aspect fabrication d’électrolyseurs et production d’hydrogène, la maintenance et la réparation des équipements, et la formation.

Mourad Adjal, ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, a affirmé, dans son propos à l’ouverture de la réunion ministérielle, «l’engagement de l’Algérie et sa disponibilité à poursuivre les efforts nécessaires, en coopération avec l’ensemble de ses partenaires, pour concrétiser cette initiative sur le terrain». M. Adjal a souligné également «la volonté de l’Algérie de préserver son rôle d’acteur central dans les relations énergétiques avec l’Europe».

Revenant sur la réunion d’Alger, le ministre l’a qualifiée de nouvelle étape après celle de Rome de 2025, confirmant la volonté de tous d’œuvrer à la poursuite de la coordination.
Un travail d’harmonisation des réglementations, de certification et de normalisation doit accompagner le développement de ce mégaprojet, estime le responsable algérien, afin, dit-il, de «faciliter à terme les échanges d’hydrogène renouvelable entre les pays concernés».

Ceci et d’assurer que pour l’Algérie, «le développement de cette filière s’inscrit dans sa stratégie de diversification des sources d’énergie et de développement des énergies renouvelables». Le développement du solaire fait également partie des priorités de cette dynamique de diversification des sources énergétiques.
Nadjia Bouaricha

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