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Projet ferroviaire Alger-Tamanrasset : Derniers préparatifs avant le lancement des travaux

Par M. F. Gaïdi•7 min de lecture
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Projet ferroviaire Alger-Tamanrasset : Derniers préparatifs avant le lancement des travaux
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Le ministre des Travaux publics Abdelkader Djellaoui a présidé jeudi une réunion de coordination pour finaliser les préparatifs avant le lancement des travaux de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset.

Le projet traversera cinq wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, notamment Laghouat, Ghardaïa, El Meniaâ, In Salah et Tamanrasset, sur plusieurs tronçons totalisant des centaines de kilomètres.

Les sections prioritaires incluent l'axe Laghouat-Ghardaïa-El Meniaâ long de 495 km, le tronçon El Meniaâ-PK 216 et la liaison Tamanrasset-Moulay Lahcene de 213 km.

Djellaoui a exigé l'accélération des procédures restantes et une coordination renforcée entre entreprises, bureaux d'études et administration pour démarrer les chantiers dans les délais fixés.

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Le rail algérien pousse désormais vers l’extrême Sud. En effet, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a présidé, jeudi à Alger, une réunion de coordination consacrée aux derniers préparatifs avant le lancement des travaux de la future liaison ferroviaire vers Tamanrasset.

Autour de la table, les cadres centraux du ministère, les entreprises de réalisation et les bureaux d’études chargés des études et du suivi. L’enjeu de cette réunion n’était plus de revenir sur le principe du projet, mais de faire le point sur les conditions concrètes de son démarrage. Etat de préparation des chantiers, moyens à mobiliser, équipement des sites, procédures restantes…, Djellaoui veut désormais synchroniser les différents intervenants pour passer de la préparation à l’exécution. Le projet dessine une nouvelle profondeur au réseau ferroviaire national.

Selon le communiqué du ministère des Travaux publics, son tracé doit traverser plusieurs wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, notamment Laghouat, Ghardaïa, El Meniaâ, In Salah et Tamanrasset. Une infrastructure qui, une fois engagée sur le terrain, modifiera l’échelle géographique du réseau ferré en direction des grands espaces sahariens. Les préparatifs examinés par le ministre concernent notamment les tronçons reliant Laghouat, Ghardaïa et El Meniaâ, sur une distance de 495 km. A cet ensemble s’ajoutent le tronçon El Meniaâ-PK 216, ainsi que la liaison Tamanrasset-Moulay Lahcene, longue de 213 km. La réunion a permis de passer en revue le niveau d’avancement des dispositions nécessaires au lancement des différents chantiers. Il s’agit notamment de s’assurer que les entreprises disposent des conditions matérielles nécessaires pour entamer les travaux et que les moyens destinés aux sites puissent être mobilisés dans les délais.

Le ministère évoque également les mesures prises pour faciliter l’accompagnement du projet et accélérer les procédures sur le terrain. Une démarche qui vise à éviter que les contraintes administratives ou logistiques ne viennent ralentir le démarrage d’un chantier appelé à s’étendre sur plusieurs centaines de kilomètres. La phase actuelle est donc celle de la mise en ordre opérationnelle. Les études et le suivi technique, la préparation des sites, l’installation des entreprises, l’équipement des chantiers et la mobilisation des moyens doivent désormais avancer au même rythme.

Djellaoui : «accélérer avant le coup d’envoi»

Abdelkader Djellaoui a insisté sur «l’importance stratégique des projets ferroviaires», en accordant une attention particulière à la ligne Alger-Tamanrasset. Le ministre a surtout exigé «l’accélération de la finalisation des procédures encore en suspens sur les tronçons concernés». Son instruction s’adresse à l’ensemble de la chaîne de réalisation.

Les différents acteurs et établissements impliqués ont été appelés à intensifier la coordination et le suivi, afin de permettre le lancement des chantiers «dans les délais fixés». Cette exigence de calendrier donne à la réunion d’Alger une portée opérationnelle. Il s’agit désormais de lever les derniers obstacles avant le passage aux travaux. L’administration centrale, les entreprises et les bureaux d’études sont ainsi appelés à travailler sur une même séquence, avec un objectif commun de rendre les chantiers immédiatement opérationnels. Le projet ferroviaire vers Tamanrasset s’inscrit dans une logique d’extension du réseau national vers le Grand Sud. Son tracé doit connecter progressivement le Nord à des territoires situés au cœur du Sahara, en passant par plusieurs pôles urbains et économiques de cette vaste région.

De Laghouat à Tamanrasset, en passant par Ghardaïa, El Meniaâ et In Salah, le projet aligne ainsi plusieurs séquences de travaux qui devront être coordonnées dans un environnement géographique particulièrement vaste. Le choix de Djellaoui de réunir à la fois les responsables du ministère, les entreprises de réalisation et les bureaux d’études traduit précisément cette nécessité de coordination. A ce stade, chaque retard sur une procédure, un équipement ou l’installation d’un chantier peut peser sur le calendrier global. Le ministère entend ainsi verrouiller ces conditions en amont. La priorité affichée par Abdelkader Djellaoui est désormais de faire basculer le projet dans sa phase concrète, avec le démarrage des travaux sur les tronçons prêts à être engagés.

Un projet ferroviaire en plusieurs fronts

La future liaison ferroviaire vers Tamanrasset ne sera pas construite comme un chantier unique avançant d’un seul tenant. Les éléments présentés lors de la réunion présidée par Abdelkader Djellaoui montrent au contraire un projet organisé autour de plusieurs tronçons, avec des niveaux de préparation qui doivent être synchronisés avant le passage à la réalisation. Le premier ensemble concerne l’axe Laghouat–Ghardaïa–El Meniaâ, sur 495 km. Un autre tronçon est identifié entre El Meniaâ et le PK 216, tandis qu’à l’extrémité sud du projet figure la section Tamanrasset–Moulay Lahcene, longue de 213 km. Cette organisation en plusieurs sections explique le poids accordé par le ministère à la coordination entre les différents intervenants. Entre les études, le suivi technique, l’installation des entreprises, l’équipement des sites et la mobilisation des moyens, chaque maillon doit être prêt pour que les travaux puissent effectivement démarrer.

La réunion a précisément permis de faire le point sur cette préparation opérationnelle. Les responsables des entreprises de réalisation et des bureaux d’études ont été associés aux cadres du ministère, afin d’identifier les dispositions encore nécessaires et d’accélérer les procédures sur le terrain. Le projet concerne, par ailleurs, un axe traversant des territoires très différents, de Laghouat jusqu’à Tamanrasset, via Ghardaïa, El Meniaâ et In Salah. Cette configuration donne au chantier une dimension géographique particulière : son avancement dépendra de la capacité des différents intervenants à maintenir un même rythme sur des sections distinctes.

C’est précisément sur cette exigence de coordination que le ministre a insisté. Après les études et les préparatifs, le dossier entre dans une séquence décisive, celle où les kilomètres annoncés doivent progressivement devenir des kilomètres de voie ferrée. M.-F. Gaïdi

CHIFFRES-CLÉS

495 km : distance des tronçons reliant Laghouat, Ghardaïa et El Meniaâ.

213 km : longueur du tronçon Tamanrasset–Moulay Lahcene.

216 km : point kilométrique de référence pour le tronçon El Meniaâ–PK 216.

5 wilayas : Laghouat, Ghardaïa, El Meniaâ, In Salah et Tamanrasset sont directement concernées par le tracé annoncé.

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