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« 90 DA/kg » : l’État plafonne le prix de la pomme de terre

Par Amina Aouadi•4 min de lecture
Brifa
« 90 DA/kg » : l’État plafonne le prix de la pomme de terre
Résumé IA

Le ministère algérien du Commerce a plafonné le prix de la pomme de terre à 90 DA/kg chez le détaillant, avec un prix producteur fixé entre 60 et 70 DA/kg.

Les directeurs régionaux du commerce doivent transmettre chaque jour des rapports détaillés sur l'évolution des cours, du point de collecte au commerce de proximité.

Cette décision intervient après plusieurs semaines de flambée des prix alimentaires, qui avait poussé le ministre de l'Intérieur Saïd Sayoud à dénoncer des hausses injustifiées.

L'association Himayatec réclame une régulation anticipée plutôt que des réactions d'urgence, estimant qu'attendre la flambée pour agir pénalise toujours les ménages.

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Le kilogramme de pomme de terre ne devra plus dépasser 90 dinars chez le détaillant. C’est la décision prise par le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, qui vient d’adresser à ses directions régionales et de wilaya une instruction fixant une grille tarifaire précise pour ce produit de première nécessité. Un palier bas est également instauré, afin de protéger les producteurs.

Le document, daté du 1er octobre 2026, découle directement des arbitrages rendus le même jour par un conseil interministériel.

Avant d’être arrêtées, ces valeurs ont fait l’objet d’échanges avec les organisations professionnelles de la filière, les producteurs et les gestionnaires de chambres froides, trois maillons déterminants dans la formation du prix final.

Prix de la pomme de terre : deux barèmes du champ à l’étal

La nouvelle grille distingue nettement l’amont et l’aval. À la sortie de l’exploitation, le producteur doit céder sa récolte entre 60 et 70 dinars le kilogramme.

Au bout de la chaîne, le consommateur ne doit pas payer plus de 90 dinars, la fourchette autorisée démarrant à 80 dinars. Le ministère cherche à assécher les pratiques qui gonflent artificiellement les cours.

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Les services de contrôle sommés de rendre des comptes chaque jour

Pour que ces chiffres ne restent pas théoriques, le ministère exige une surveillance resserrée sur l’ensemble du circuit commercial.

Chaque maillon est concerné, du point de collecte jusqu’au commerce de proximité. Les directeurs régionaux du commerce portent la responsabilité directe de l’application du dispositif dans leur périmètre.

L’administration centrale réclame par ailleurs des remontées quotidiennes. Ces rapports doivent détailler l’avancement du travail de terrain et décrire comment évoluent réellement les cours.

Cette mobilisation n’est pas isolée. Depuis fin septembre, les équipes du Commerce, épaulées par la gendarmerie et la police, multiplient les descentes dans les marchés de gros à des heures matinales, là où se nouent les premières transactions de la journée.

Une réponse à la flambée des fruits et légumes

Le timing n’a rien d’anodin. Ces dernières semaines, les étals algériens ont connu une envolée généralisée des prix, de la tomate aux œufs en passant par la viande blanche.

Le ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud s’était publiquement indigné de hausses qu’il juge injustifiées, évoquant des comportements de cupidité pesant sur les ménages.

Les associations de consommateurs, elles, plaident pour un changement de logique. L’organisation Himayatec a réclamé fin septembre une régulation anticipée plutôt que des réactions d’urgence, estimant qu’attendre la flambée pour agir revient toujours trop cher au portefeuille des familles.

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Pomme de terre

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