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Vive tension au Yémen

Par Mohamed Mehdi•5 min de lecture
Brifa
Vive tension au Yémen
Résumé IA

Les prix du pétrole ont reculé vendredi après que le G7 a accepté de libérer 100 millions de barils de ses réserves stratégiques, sous la pression de Donald Trump qui menaçait d'interdire les exportations américaines de diesel.

Les experts estiment toutefois que cette mesure ne résout pas la pénurie structurelle de diesel, causée par l'arrêt des exportations russes, moyen-orientales et chinoises alors que la demande reste forte.

De violents affrontements font rage au Yémen depuis jeudi, où des frappes aériennes saoudiennes et des tirs d'artillerie ont fait des dizaines de morts parmi les combattants houthis sur les fronts de Taïz et Saada.

Une forte explosion a également été signalée près d'une installation d'Aramco à Riyad samedi, sans confirmation officielle des autorités saoudiennes.

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Le Quotidien d'Oran

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Les prix du pétrole ont reculé          (vendredi) après que les dirigeants du G7 ont accédé à la demande de Donald Trump de libérer des réserves de pétrole et de diesel. Les contrats à terme sur le brut Brent pour livraison en décembre cédaient 0,82 % (soit 84 cents) à 101,47 dollars le baril, tandis que ceux sur le brut léger américain (WTI) pour livraison en novembre reculaient de 1,11 % (soit 1,03 dollar) à 91,84 dollars le baril, selon des données publiées par Al Jazeera.

Mais si l’offre mondiale de brut enregistre une amélioration suite à l’accélération des flux depuis le Moyen-Orient, celle du diesel reste «nettement inférieure aux niveaux d’avant-guerre », estime un ancien responsable au sein de l’AIE cité par Al Jazeera English (AJE).

Réunis vendredi en visioconférence, les dirigeants des pays membres du G7 ont annoncé la «libération coordonnée, par l’AIE, de 100 millions de barils» dont une part «significative dans les 20 premiers jours de diesel par les États membres et les pays partenaires du G7».

Cette décision a été prise suite à la menace de Trump d’interdire toutes les exportations américaines de diesel si les pays européens ne convenaient d’une libération des stocks pour atténuer les prix sur le marché.

Néanmoins, explique Neil Atkinson, ancien chef de la division «Industrie pétrolière et marchés » de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), si la libération de diesel décidée par le G7 est une bonne chose, elle «ne résout pas le problème fondamental : l’offre mondiale reste inférieure à la normale».

Pour expliquer la baisse de l’offre mondiale de diesel, il cite «trois facteurs» : «Le diesel ne provient plus du Moyen-Orient vers l’Europe, alors que cette dernière en importait en quantités importantes d’Arabie saoudite et du Koweït» ; «la Russie a désormais totalement cessé d’exporter du diesel » en raison «des attaques ukrainiennes contre les raffineries russes»; «et la Chine n’exporte plus de diesel ». «Nous sommes dans une situation où la demande reste relativement élevée et devrait le rester en raison de la saison des récoltes agricoles », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, selon un autre analyste, interrogé par Al JAzeera, la décision du G7 est une «annonce majeure visant à freiner l’hémorragie», au moment où «les problèmes structurels liés au détroit d’Ormuz demeurent, fragilisant ainsi la confiance des consommateurs dans le marché.» Selon Naeem Aslam, directeur des investissements chez Zaye Capital Markets à Londres, les détails de l’accord des membres du G7 visant à libérer les stocks de diesel sont «très vagues » sur le plan opérationnel. «L’annonce semble destinée à alléger la pression, mais les changements structurels concrets -qui va libérer ces stocks et où les interdictions seraient levées ?- restent flous », a-t-il affirmé.

Quelque 325 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers ont été libérés, sur les 400 millions de barils annoncés le 11 mars par le G7, a indiqué samedi l’AIE.

Des dizaines de morts dans des affrontements au Yémen

De violents combats font rage sur le front nord-ouest du Yémen, depuis jeudi, où de fortes explosions causées par des échanges de tirs d’artillerie, et des frappes aériennes de l’aviation saoudienne, en soutien aux forces gouvernementales, visent des positions houthies.

Sur le front est, des tirs d’artillerie lourde et de missiles ont été effectués par les deux camps.

Des milliers de combattants houthis avaient été massivement déployés à Taïz, qui ont concentré leurs efforts sur cette zone pour tenter de percer les lignes, y compris dans des secteurs n’ayant jamais connu de combats par le passé, explique un correspondant d’AJE. Les frappes aériennes sur Taïz et Saada ont tué de nombreux combattants houthis et détruit des véhicules blindés, des chars ainsi que des lance-missiles dans la ville, rapporte la même source citant les forces gouvernementales.

Les forces gouvernementales ont déclaré avoir repoussé des attaques houthies visant Jabal Han, Hazran et d’autres fronts situés à l’ouest de la ville de Taïz.

Plusieurs heures d’affrontements ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi les combattants houthis, selon un communiqué du Centre des médias de l’axe de Taëz, dont les troupes sont affiliées aux forces du gouvernement internationalement reconnu. En outre, une forte explosion a été entendue, samedi, à Sanaa, dans la capitale yéménite aux mains des Ansarallah. Des médias affiliés au mouvement houthi ont rapporté qu’une attaque au missile (des forces gouvernementales) a visé la ville de Saada, dans le nord du Yémen. Par ailleurs, un important panache de fumée et des flammes ont été aperçus s’élevant aux abords d’une installation d’Aramco à Riyad samedi, a déclaré un témoin à Reuters qui souligne qu’aucune confirmation immédiate de l’incendie n’a été fournie par les autorités saoudiennes.

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