L’art d’être Piéton

Par Amine Bouali•2 min de lecture
Brifa
L’art d’être Piéton
Résumé IA

L'article propose un code de conduite informel pour les piétons afin de rendre les trottoirs plus agréables à partager.

Il énonce quatre règles de bon sens : ne pas s'approprier l'espace, éviter de bloquer le passage en groupe, ne pas jeter de déchets et limiter le volume des conversations téléphoniques.

Ces principes, absents de tout texte légal, relèvent de la civilité quotidienne pour mieux vivre ensemble dans l'espace public.

L

Publié par

Le Quotidien d'Oran

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Comme il existe un code de la route pour réglementer la circulation des voitures, il faudrait peut-être inventer un code de bonne conduite à l’usage des piétons. Voici, cher ami lecteur, quelques règles élémentaires qui rendraient nos trottoirs plus agréables et plus commodes à emprunter.

Première règle : tu ne dois pas considérer le trottoir comme ta propriété. C’est un espace que l’on partage avec les autres. On y croise des personnes qui n’avancent pas toutes sur le même rythme. Une personne âgée, un enfant ou quelqu’un qui marche difficilement doit pouvoir le faire sans être gêné. Et parfois, un peu de galanterie ne fait pas de mal.

Deuxième règle : ne pas transformer le trottoir en salon. On peut s’arrêter pour discuter, mais pas en plein milieu. On peut marcher à plusieurs, mais sans occuper toute la largeur. Et lorsque quelqu’un arrive en face, il devrait pouvoir passer sans avoir à descendre sur la chaussée.

Troisième règle : le trottoir n’est ni une poubelle ni un cendrier. Le mégot jeté par terre, le crachat lâché au passage ou le papier abandonné sur le chemin en disent long sur notre manière de partager l’espace public.

Dernière règle, peut-être : lorsqu’un téléphone sonne, il n’est pas nécessaire que tout le voisinage profite de la conversation. Là encore, un peu de retenue suffit.

Aucune de ces règles, cher ami lecteur, ne figure dans un quelconque texte de loi. Elles relèvent simplement du bon sens. Car un trottoir n’est à personne, mais il appartient un peu à tout le monde. Et savoir vivre ensemble commence déjà par ces petites attentions au quotidien.

Voir sur le site source