Le ministre de l’Éducation hausse le ton

Le ministre de l'Éducation Mohamed Seghir Saâdaoui a durci le ton contre les élèves qui filment et diffusent des vidéos en direct depuis les salles de classe.
Il a rappelé que l'article 43 du règlement intérieur interdit formellement l'usage des téléphones et appareils d'enregistrement en classe, exigeant la convocation des parents et la saisine des conseils de discipline.
Le syndicat SATEF d'Aïn Defla appelle parallèlement les parents à assumer leurs responsabilités face à la dépendance aux écrans, l'indiscipline et la violence scolaire.
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Le Quotidien d'Oran
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C’est notamment le cas lorsque des élèves filment leurs camarades ou leurs enseignants et diffusent des vidéos sur les réseaux sociaux, voire organisent des directs sur TikTok depuis les salles de classe.
Une pratique qui, bien qu’elle puisse paraître anodine aux yeux de certains élèves, n’est pas sans conséquences et inquiète la communauté éducative.
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, s’est montré ferme à l’égard de ces pratiques. Lors d’une conférence nationale organisée avant hier, par visioconférence, il a insisté sur la nécessité de convoquer les parents d’élèves. Et de traduire devant les conseils de discipline les élèves qui enfreignent le règlement intérieur des établissements scolaires, notamment ceux qui réalisent et diffusent des directs depuis les salles de classe. Le ministre a fait état de cas d’élèves ayant utilisé leurs téléphones portables pour filmer et diffuser des vidéos en direct depuis les salles de cours, considérant ces pratiques comme une violation des règles en vigueur dans les établissements éducatifs.
L’article 43 du règlement intérieur, précise-t-il, interdit, à ce titre, l’utilisation des téléphones portables ainsi que des appareils de communication, de photographie et d’enregistrement à l’intérieur des salles de classe.
Mohamed Seghir Saâdaoui a toutefois précisé que ces comportements restent « extrêmement isolés », tout en appelant les responsables des établissements à veiller au strict respect des dispositions réglementaires. L’objectif est de préserver le cadre éducatif, l’éthique de l’enseignement et le respect dû à la salle de classe, considérée avant tout comme un espace consacré à l’apprentissage et à la formation.
Si l’Algérie a privilégié une approche fondée sur la rationalisation et l’encadrement de l’usage du téléphone portable à l’école, plutôt qu’une interdiction totale, cette orientation ne signifie pas pour autant une tolérance à l’égard des comportements qui perturbent le fonctionnement des établissements ou portent atteinte au cadre scolaire.
La lutte contre ces pratiques ne relève d’ailleurs pas uniquement des responsables et du personnel éducatif. Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), bureau d’Aïn Defla, avait récemment appelé, à travers sa page Facebook, les parents à davantage de responsabilité face à certaines dérives comportementales observées chez les élèves.
Le syndicat avait notamment mis en avant l’utilisation accrue et la dépendance aux téléphones portables, le manque de concentration et le relâchement comportemental, sans oublier d’autres phénomènes tels que la violence, le manque de respect et l’indiscipline.