Actualités

L’Iran menace d’une «riposte écrasante»

Par Mohamed Mehdi•5 min de lecture
Brifa
L’Iran menace d’une «riposte écrasante»
Résumé IA

L'Iran maintient que sa priorité est la sécurisation du détroit d'Ormuz, rejette toute discussion nucléaire avec les États-Unis et menace d'une «riposte écrasante» en cas de nouvelle attaque américaine.

Le chef du gouvernement d'Aden, Rashad al-Alimi, a lancé des opérations militaires pour reprendre les derniers territoires tenus par les Houthis, appelant la communauté internationale à soutenir le Yémen.

Les Houthis affirment avoir frappé des sites d'Aramco à Riyad et Khurais par missiles et drones, en représailles à des frappes saoudiennes sur Sanaa et plusieurs gouvernorats.

Des analystes estiment que les Houthis sont aujourd'hui plus puissants qu'auparavant, ayant saisi armes et recruté des combattants lors de leur récente offensive côtière.

L

Publié par

Le Quotidien d'Oran

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Téhéran maintient sa position         sur la gestion du détroit d’Ormuz, rejette toute discussion sur le dossier nucléaire à ce stade, et menace d’une «riposte écrasante» en cas de nouvelles attaques américaines. Au Yémen, le chef de l’instance dirigeante du gouvernement d’Aden, Rashad al-Alimi, a annoncé le lancement d’opérations militaires visant à reconquérir les derniers territoires du pays contrôlés par les Houthis.

De leur côté, les Houthis (gouvernement de Sanaa) affirment avoir visé des sites de la compagnie pétrolière Aramco dans la capitale saoudienne et la région de Khurais.

Téhéran se concentre sur le détroit d’Ormuz et menace d’une forte riposte en cas d’attaques

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baqaei, a déclaré que «la priorité de Téhéran, à ce stade, est le détroit d’Ormuz», alors que les propositions américaines, en réponse à celle de l’Iran, «s’alignent largement sur les positions antérieures de Washington concernant le dossier nucléaire», a rapporté l’agence Fars News.

« Nos positions ont été transmises à la partie médiatrice à Doha. Les propositions américaines sont plus ou moins conformes à leur position antérieure et concernent les questions nucléaires », alors «la priorité de Téhéran, dans cette phase, est le détroit d’Ormuz dont la sécurisation ou le rétablissement de la sécurité nécessite des mesures spécifiques de la part des États-Unis», a indiqué Baqaei, dimanche, lors de son point de presse hebdomadaire.

Il a rappelé que «la cessation des entraves à la navigation iranienne et les questions connexes avaient déjà été clairement incluses dans l’accord d’Islamabad», insistant sur la nécessité de lever les «sanctions imposées par les États-Unis» depuis la mise en place du blocus maritime.

En réponse aux informations faisant état d’un éventuel retour des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur les sites nucléaires iraniens, le porte-parole a déclaré : « Aucune discussion de ce genre n’a eu lieu. Nous n’avons pas abordé la question du nucléaire »

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche, lors d’une rencontre avec les ambassadeurs étrangers et des représentants d’organisations internationales accrédités à Téhéran, que son pays «est déterminé à poursuivre la voie de la diplomatie et à trouver une solution», tout en menaçant d’une «riposte écrasante, plus puissante que par le passé si nos ennemis choisissent à nouveau la voie de la confrontation militaire».

La communauté internationale appelée à soutenir le Yémen

Le chef de l’instance dirigeante du gouvernement d’Aden, Rashad al-Alimi, a annoncé le lancement d’opérations militaires visant à reconquérir les derniers territoires du pays contrôlés par les Houthis.

«Nous assumerons notre responsabilité nationale en affrontant la milice houthie, après avoir épuisé toutes les possibilités de désescalade», a-t-il déclaré, promettant de «garantir un retour en toute sécurité ainsi qu’une amnistie à quiconque déposera les armes». Il a appelé «la communauté internationale à soutenir le Yémen», promettant de protéger «les voies maritimes au nom du monde entier».

Mais, selon un analyste d’Al Jazeera, «les Houthis sont bien plus puissants qu’à l’époque où ils affrontaient la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite».

Hisham al-Omeisy, chercheur spécialiste du Yémen à l’Institut européen pour la paix, a expliqué à Al Jazeera que les Houthis «n’ont pas été affaiblis par leur récente offensive visant à conquérir de nouveaux territoires et des zones côtières de la mer Rouge». Il a rappelé que le groupe des Ansarallah «avaient saisi des armes et des munitions, et recruté des combattants dans les zones reprises aux forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite au cours des six dernières semaines».

Les Houthis affirment avoir visé des sites d’Aramco

Yahya Saree, le porte-parole militaire des Houthis au Yémen, a déclaré que les forces armées du gouvernement de Sanaa ont lancé une «attaque combinée de missiles balistiques et de drones contre des sites d’Aramco, situés dans la capitale Riyad et dans la région pétrolifère de Khurais» à l’est du royaume.

Il a ajouté que ces attaques étaient des «représailles aux frappes saoudiennes» sur les zones du Yémen sous contrôle houthi, tout en menaçant de mener de nouveaux bombardements contre des installations militaires et pétrolières saoudiennes. « L’ennemi poursuit son agression injuste contre notre peuple en multipliant les frappes aériennes agressives ; au cours des 12 dernières heures, on a dénombré 50 frappes aériennes et tirs de missiles visant la capitale, Sanaa, ainsi que les gouvernorats d’Al-Jawf, Taïz, Amran, Hajjah et Saada », a-t-il ajouté.

Voir sur le site source