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« L’Algérie est-elle un pays autoritaire ? » : Ségolène Royal recadre Benjamin Duhamel

Par Riyad Hamadi•5 min de lecture
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« L’Algérie est-elle un pays autoritaire ? » : Ségolène Royal recadre Benjamin Duhamel
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La primaire socialiste pour la présidentielle de 2027 a mis les relations franco-algériennes au cœur du débat, Olivier Faure critiquant les échecs de la diplomatie de Macron envers Alger.

Sur France Inter, Ségolène Royal a refusé de qualifier l’Algérie de « régime autoritaire », estimant qu’il revient au peuple algérien de se définir.

Elle a opposé les propres dérives de la France, comme les menottes posées à des mineurs et la détention d’un agent consulaire algérien, tout en rappelant la visite du pape et la signature d’accords sur l’hydrogène vert à Alger.

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La relation Algérie-France s’est invitée dans le débat de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2027. Dimanche, Raphaël Glucksmann a cité l’Algérie parmi les ratés de la politique étrangère d’Emmanuel Macron. Ce lundi, Ségolène Royal a rejeté les procès qui sont faits à l’Algérie.

La primaire de la gauche “socialiste et démocratique” est prévue le 9 octobre avec cinq candidats en lice, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. 

Glucksmann : “Pourquoi ne parle-t-on pas davantage avec l’Algérie ?”

Dimanche soir, les cinq prétendants se sont affrontés lors du dernier débat télévisé de la primaire socialiste du 9 octobre. Dressant le bilan de la politique étrangère d’Emmanuel, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a évoqué la crise avec l’Algérie. 

“Il faut regarder vers le Sud. On a parlé d’énergie, pourquoi ne parle-t-on pas davantage avec l’Algérie ?”, s’est interrogé Olivier Faure. “Pourquoi n’est-on pas capables de renouer des partenariats avec toute une série de pays en Afrique qui nous ont complètement abandonnés parce que nous avons donné le sentiment que nous n’étions pas présents de la bonne manière”, a ajouté le candidat à la candidature. 

Pour lui, le bilan d’Emmanuel Macron en la matière n’est pas reluisant. “On quitté la bande sahélienne, on a durci le climat, je parlais de l’Algérie à l’instant, nous avons à peine renoué avec le Maroc, nous n’avons pas réussi avec le Liban”, a-t-il reproché, estimant qu’un président français “doit parler une langue simple, une langue claire, qui est celle du droit”.

Algérie, régime autoritaire ? La réponse de Ségolène Royal 

Ce lundi matin, Ségolène Royal était sur France Inter. Étant la présidente de l’Association France-Algérie (AFA) et connue pour son action pour des relations apaisées entre les deux pays, elle a été évidemment interrogée sur le sujet.

Mme Royal s’est montrée constante dans ses positions et a refusé de qualifier l’Algérie de “régime autoritaire”, malgré l’insistance du journaliste.

“Ce n’est pas à moi de qualifier politiquement un pays (…) Non, je ne peux pas dire. C’est au peuple algérien de se définir”, a-t-elle répondu. 

La candidate à la présidentielle de 2007 a conseillé de regarder plutôt “ce qui se passe en France”. “C’est pas un régime autoritaire de mettre des menottes à des gamins de 14 ans ? (…) Je dis attention à la visibilité de ce qui se passe dans certains pays”, explique-t-elle, qualifiant plus loin de “barbare ce qu’on voit dans les rues de Paris”.

“La France aussi détient l’agent consulaire algérien”

L’animateur de l’émission insiste sur cette qualification de l’Algérie de “régime autoritaire”, évoquant notamment la détention de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes, mais Ségolène Royal s’est montrée imperturbable : “Non, je ne peux pas le dire. Je pense en effet qu’il y a un certain nombre de problèmes, mais la France n’a pas un certain nombre de problèmes ? Elle détient l’agent consulaire algérien aussi, Vous croyez que c’est malin, ça ?”.

La présidente de l’AFA a avancé un autre argument pour tordre le cou aux accusations contre l’Algérie. “Si l’Algérie était ce que vous dites, vous croyez que le Pape serait allé en Algérie ?”, interroge-t-elle, ajoutant que, il y a huit jours, des ministres de l’Energie de pays européens étaient à Alger pour signer un accord sur l’hydrogène vert.

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