Boualem Boualem s’en est allé
Boualem Boualem, haut magistrat et grand commis de l'État algérien, s'est éteint des suites d'une maladie qui a mis fin à une longue carrière au service du pays.
Figure discrète et d'une droiture rigoureuse, il a consacré sa vie à l'institution suprême de la nation avec un dévouement total et une fidélité inébranlable à l'Algérie.
Son départ laisse le souvenir d'un homme d'État au caractère inflexible, dont l'humilité masquait une stature imposante forgée par des décennies de service.
Publié par
Le Quotidien d'Oran
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Seule la maladie a pu plier le roc qu’il était. Sa dimension humaine, elle, est restée pour laisser permanent le souvenir de son dos d’acier que son humilité avait de la peine à voiler. Sa stature d’homme d’Etat, que nombreux de ses proches affectionnaient pour avoir donné le meilleur de lui-même, n’a pas cessé de se manifester dans des moments et des phases difficiles et pénibles que le pays a supportés.
Il fallait bien connaitre Boualem Boualem pour comprendre et se conformer à sa remarquable discrétion. D’aucuns ne parvenaient pas à se familiariser avec son dévouement total et son don de soi pour son pays. Souvent sa rigueur paysanne et sa forte droiture dérangeaient les farfelus va-t-en-guerre quand leurs propres intérêts étaient contrariés. Il ne s’en tenait pourtant qu’à assumer pleinement sa mission de grand commis de l’Etat. C’est qu’il a gardé entière sa carrure de magistrat forgée durant plusieurs décennies !
Certains ont vu en lui un homme d’influences. C’était méconnaitre les importantes assises de l’institution suprême de la nation et ses vitaux rouages. Sa totale fidélité, il l’a vouée à son pays. Il mérite plus que la reconnaissance pour son dévouement.
Boualem s’en est allé pour un repos éternel. Il quitte ce monde après avoir offert le meilleur de lui-même.