Économie

Algérie : le PLF 2027 ouvre la voie à l’augmentation des prix des carburants

Par Rafik Tadjer•3 min de lecture
Brifa
Algérie : le PLF 2027 ouvre la voie à l’augmentation des prix des carburants
Résumé IA

Le projet de loi de finances 2027 exclut de nouvelles taxes mais autorise une révision des prix des carburants via une « flexibilité réglementaire » inscrite à l'article 218.

Le texte ne précise ni le taux d'augmentation ni les « parties prenantes » habilitées à la décider, laissant la porte ouverte à des ajustements futurs.

Le gouvernement justifie cette mesure par la hausse des coûts de production qui menace l'équilibre financier du raffinage et de la distribution.

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Le projet de loi de finances pour 2027 ne prévoit pas de hausses d’impôts ou taxes susceptibles de provoquer une augmentation des prix et d’affecter le pouvoir d’achat des citoyens.

Néanmoins, le texte ouvre la voie à une éventuelle hausse des prix des carburants.

Le gouvernement évoque une “flexibilité  réglementaire” qui “concilie la viabilité économique des opérateurs industriels et la préservation de la cohésion sociale”.

“Les prix des carburants peuvent faire l’objet de révision, en cas de besoin, par les parties prenantes”, est-il en effet stipulé dans l’article 218 du texte élaboré par le gouvernement.

Le projet de loi de finances pour 2027 ne précise aucun taux d’une éventuelle augmentation ni quelles sont les “parties prenantes” habilitées à décréter une augmentation des prix.

Carburants en Algérie : l’écart entre le coût réel et le prix à la pompe

Dans l’exposé des motifs, le gouvernement souligne que l’État maintient une politique de tarification des carburants “parmi les plus avantageuses et stables au monde, visant à soutenir durablement le modèle énergétique national”.

L’intervention du Trésor public, qui prend à sa charge une part significative des coûts réels, comble l’écart entre le coût de revient et le prix à la pompe, “protégeant directement le pouvoir d’achat des ménages ainsi que la compétitivité des acteurs économiques”, lit-on.

“Réajustements ciblés et encadrés des tarifs”

Néanmoins, poursuit le gouvernement, face à la hausse continue des coûts de production, la révision des prix des carburants “peut devenir un impératif technique et économique”, estimant que cet ajustement est “indispensable pour garantir l’équilibre financier des secteurs de raffinage et de distribution, prévenir tout risque de rupture d’approvisionnement et sécuriser la disponibilité continue des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, sans pour autant compromettre l’aide de l’État”.

D’où l’introduction de cette mesure qui habilite les parties concernées à procéder à des “réajustements ciblés et encadrés des tarifs”.

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