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Le «Petit Pelé» continue de vivre dans les mémoires

Par M. Zeggai•3 min de lecture
Brifa
Le «Petit Pelé» continue de vivre dans les mémoires
Résumé IA

Selmi Djilali, surnommé le «Petit Pelé» pour son talent technique exceptionnel et son art du dribble, a marqué l'histoire du CR Belcourt et du football algérien.

Avec le Chabab, il a remporté deux championnats consécutifs, deux coupes d'Algérie et trois coupes du Maghreb des clubs champions aux côtés de figures comme Lalmas et Kalem.

International algérien ayant participé à la CAN 1968, il a ensuite présidé le club de 1996 à 2000, laissant un héritage qui traverse les générations.

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Le Quotidien d'Oran

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Un meneur de jeu capable, à lui seul, de faire vibrer les tribunes et de transformer un simple match en véritable spectacle. Selmi Djilali n’était pas un joueur comme les autres. Il avait cette capacité rare à provoquer l’enthousiasme et à faire exploser les galeries par un geste, une accélération, un dribble ou une inspiration dont lui seul semblait avoir le secret. Sur le terrain, il jouait avec cette liberté propre aux grands talents, ceux qui ne se contentent pas d’appliquer les consignes, mais qui inventent, improvisent et donnent au football toute sa dimension artistique.

Surnommé le «Petit Pelé», en référence à son extraordinaire qualité technique et à son sens exceptionnel du dribble. L’ex-numéro 10 du CRB avait fait de la balle son véritable instrument d’expression. Ses adversaires avaient souvent bien du mal à anticiper ses mouvements, tant ses changements de direction et ses feintes étaient imprévisibles. Il appartenait à cette génération de footballeurs pour qui le maillot représentait bien plus qu’une simple tenue de compétition. Son parcours reste ainsi associé à une certaine idée du football algérien : un football fait de caractère, de passion, de créativité et surtout de joueurs capables de transmettre les émotions. Figure emblématique du CR Belcourt, devenu CR Belouizdad, l’ex-international a marqué son époque par son talent, son élégance et surtout par un art du dribble. Après ses débuts à l’OM Ruisseau, il rejoint le CRB où il a écrit les plus belles pages de sa carrière et s’imposer comme l’un des joueurs les plus doués de sa génération.

Sa principale arme était son extraordinaire facilité technique. Avec le Chabab, il a participé à une période exceptionnelle de l’histoire du club. Aux côtés des autres grandes figures comme Lalmas, Kalem, Achour ou encore Abrouk, Moha, Hamiti, Amar, Boudjenoune, Selmi était l’un des artisans des consécrations en donnant au CRB une dimension nationale et maghrébine avec deux championnats consécutifs en 1969 et 1970, deux coupes d’Algérie 1969 et1970 et trois coupes du Maghreb des clubs champions en 1970, 1971 et 1972. Le talent de Selmi ne pouvait évidemment pas rester cantonné aux frontières du CRB puisqu’il a également porté le maillot de l’équipe nationale et participé à l’une des premières grandes aventures continentales du football algérien, notamment lors de la CAN 1968. Après avoir consacré une grande partie de sa vie au terrain, Selmi Djilali est revenu au club pour occuper le poste de président entre 1996 et 2000. Une année après sa disparition, son souvenir demeure intact. Avec son style ondulant, ses gestes techniques et ses accélérations, il était un spectacle à lui seul pour ceux qui l’ont vu jouer. Le temps passe, les générations se succèdent, les noms changent, le football évolue, mais certains joueurs éternellement gravés dans les mémoires. Le «Petit Pelé» du CRB appartient désormais à l’histoire du football algérien et africain, mais son image, elle, continue de vivre.

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