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La Russie propose de co-développer ses technologies avec l’Algérie

Par Amel Hamana•5 min de lecture
Brifa
La Russie propose de co-développer ses technologies avec l’Algérie
Résumé IA

La Russie propose à l'Algérie un partenariat technologique basé sur la co-développement et la localisation plutôt que la simple livraison de produits finis, à l'approche du troisième sommet Russie-Afrique prévu à Moscou les 28 et 29 octobre 2026.

Des responsables russes présentent des solutions couvrant la cybersécurité, les villes intelligentes, l'éducation numérique, la finance et l'intelligence artificielle, avec l'ambition de créer un opérateur national algérien et un écosystème intégré.

Le vice-ministre russe de l'Énergie invite l'Algérie à bénéficier de l'expérience russe en IA et en formation de spécialistes, tout en adaptant les technologies aux besoins nationaux pour garantir la souveraineté technologique.

La coopération s'accélère avec la visite du ministre algérien de l'Économie de la connaissance en Russie, des programmes de formation en cybersécurité en cours et l'éventuel apport des technologies nucléaires de Rosatom pour les centres de données.

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Des experts et responsables russes plaident pour un partenariat avec l’Algérie qui dépasse la simple livraison de produits finis. Ils proposent de localiser les technologies et de les développer en commun.

Ces déclarations précèdent le troisième sommet Russie-Afrique. Il se tiendra à Moscou les 28 et 29 octobre 2026.

Une « base fiable pour un développement souverain »

Le ministre-conseiller de l’ambassade de Russie à Alger, Alexeï Kotchichkov, s’est exprimé lors d’une conférence. Le comité médiatique du sommet l’a organisée en fin de semaine. Il a qualifié les technologies russes de base de fiables pour un développement souverain.

Selon lui, plusieurs solutions technologiques fonctionnent déjà dans les infrastructures et l’administration publique russes. Elles garantissent un niveau de sécurité et d’indépendance que d’autres fournisseurs ne peuvent pas offrir.

Le diplomate estime que la Russie tirera aussi profit des expériences menées en Algérie. Elle les exploitera dans sa coopération avec d’autres pays africains. Les deux pays devront toutefois harmoniser leurs législations.

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Des solutions proposées dans plusieurs secteurs

Le représentant commercial russe en Algérie, Alexeï Chatilov, a présenté l’offre des entreprises russes. Elle couvre la protection des infrastructures informatiques critiques et la cybersécurité. Elle inclut aussi des solutions de transport, la ville intelligente, l’éducation numérique et les secteurs financier et bancaire.

Il a expliqué que les sanctions ont poussé son pays à bâtir ses propres plateformes technologiques. Il a ajouté que la Russie se dit prête à proposer ces solutions à l’Algérie.

Selon lui, la Russie veut aider l’Algérie à créer un opérateur national et un écosystème de développement intégré. Ce dispositif permettrait d’appliquer les solutions russes. Il ouvrirait aussi conjointement l’accès à d’autres marchés africains.

Les hydrocarbures et l’intelligence artificielle

Le vice-ministre russe de l’Énergie, Edouard Cheremetsev, a évoqué l’expérience de son secteur. Des centaines de projets d’intelligence artificielle y sont en cours. La Russie crée en parallèle des centres de compétences et forme des spécialistes en informatique.

Il a invité les partenaires algériens à profiter de cette expérience. Il a précisé qu’il ne s’agit pas seulement de livrer des solutions toutes faites. Il s’agit aussi d’adapter la technologie aux besoins de l’Algérie, de former des spécialistes et de mener des projets communs.

Pour lui, la souveraineté technologique désigne la capacité de développer seul les technologies vitales. Elle suppose aussi de protéger les infrastructures et de décider selon les intérêts nationaux.

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Une coopération en développement

Les représentants russes ont décrit une coopération qui progresse à un rythme soutenu. Le ministre algérien de l’Économie de la connaissance, Noureddine Ouadah, s’est rendu en Russie cette année. Des programmes de formation en cybersécurité se déroulent en Algérie. De nouveaux programmes de formation de spécialistes sont attendus.

Ils ont aussi indiqué que les technologies nucléaires de Rosatom pourraient alimenter les centres de données et les infrastructures d’IA.

Le troisième sommet Russie-Afrique se tiendra les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou. Les technologies numériques, l’intelligence artificielle et les systèmes de paiement indépendants figurent parmi ses priorités.

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